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LE DUEL DU MARCHÉ DE MEAUX 38 I

mandic conduisait à Meliiii sa jeune bcllc-sœur, la duchesse d'Anjou, tout récemment mariée, et dont le mari était otage en Angleterre *. Au mois de juillet, le roi Jean lui-même fut l'hote du dauphin, qui fêta sa venue par un (( grand entremets », sorte de spectacle fort en honneur au xiv'ct au w" siècles, et qui se déroulait, au cours du repas, sous les yeux des convives ^.

Les Grandes Chronifjues font remarquer que pondant « toute celte saison «.c'est-à-dire pendant tout l'été, le Roi se tint « à Paris et environ » 3. Peu de jours avant de venir à Melun, il avait assisté, au marché de Meaux, à un combat singulier, qui offrit quelques particularités tout à fait extraordinaires V 11 n'en serait point question ici, si le nom du dauphin ne se trouvait associé indirectement au souvenir de ce duel, qui faillit soulever pour la première fois, mais sans grand danger pour la paix, la grosse question des appels de Ciuvennc.

Le jeudi i" juillet, raconte la chronique officielle, il y eut, au marché de Meaux, devant le Roi, entre messire Foucaut ou Foulque d'Archiac,

Mention, le 8 nov. i3Gi, de « Jehan de Scerisi, receveur gênerai de Mons. le duc de Normcndie, dalphin de Viennois, en sa terre de Melun, de Brie et de Champaigne » (Bibl. nat., P. 0., 687, d. 1/1.987, Gerisy, n° 1/1).

I. Bibl. nat., Fr. 35.701, n» nj'j (aa mars i36i). Mandement du dauphin à son trésorier Jean d'Orbcc de bailler et délivrer « au maislre de la chambre aus deniers de l'ostel de nostre très chiere compaigno la duchesse, pour certains despans fais à Meleun de nostre commandement le jour de Pasqucs Ilories darrenier passé [le dimanche des Rameaux, ai mars i36i, Pâques tombant cette année-là le 38 mars] que nostre suer la duchesse d'Anjou fut avec nostre dite compaif^ne ou dit lieu de Meleun... », Le mandement est daté de rilolel S'-Pol ; il est donc vraisemblable que le dauphin n'était pas lui-même à Melun, la veille, ai mars.

Marie de Châtillon, dite de Blois, fille puînée de Charles de Blois, duc de Bretagne, avait épousé Louis d'Anjou, le «j juillet i30o (Aiisclnic. I, 339). Le duc d'Anjou était au nombre des otages emmenés en Angleterre par Edouard 111 ((»/•. Chr., VI,

3. Bibl. nat., Fr. 36.701, n° 3o.'i (Melun, i3 juillet i36i). Mandement aux gens des Comptes de rabattre à Jean d'Orbec la somme de 100 francs avancée par lui « pour bailler et distribuer à pluseurs personnes qui font le grant enlreme: que nous avons ordené à faire pour In venue de Monseigneur nouvelement en nostre chastel de Meteun... »

Ibid., n" 206 (Melun, 3o juillet i36i). Mandement aux gens des Comptes de rabattre à Jean d'Orbec la somme de 130 francs d'or avancée par lui : « c'est assavoir pour bailler et délivrer à pluseurs personnes qui ont aidié à faire le granl entremet que nous avons fait faire pour la venue de Monseigneur nouvelement en nostre chastel de Meleun, C. franz, et pour baillera nostre amé et féal chevalier et chambellenl messire Philippe de Savoisy, pour faire apporter une de no: chambres et autres de 'noz choses de Paris à Meleun, XX frans... »

3. Gr. Chr., VI, 225 : « Et en toute celle saison le Roy se tint à Paris et environ. »

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