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mais l'en disoit que il estoit ja mort

8. Foulque d'Archiac était évidemment très combatif. Le 6 déc. i36a, il faillit en venir aux mains avec Amanieu de Pommiers, à Villeneuve-lès-Avignon, également en présence de Jean 11, mais « fu fait laccort ou champ, parce que le dit roy prist le descort sur luy ». {Gr. Chr., VI, 338). Au début de cette même année, Foulquf servait le roi de France en Bourgogne (Ghérest, VArchiprêlre, p. 112 et n. 4).

LE DUEL DO m'AKCHÉ DE MEAL'X a83

vendu par lui au dau[)hin '. Enfin, Edouard III s'émut d'un <( appel » porté devant le roi de France par deux chevaliers, qui l'un et l'autre étaient ses sujets -. Jean II fut obligé de se disculper du reproche d'infraction à la paix jurée, en démontrant qu'il n'avait pas fait acte de suzerain, ni de juge, et en rappelant des précédents fameux, qui n'avaient provoqué aucun conflit : « Et quant à ce que l'on dit de inessire Maingot Maubort et do messirc Foulque d'Archiac, répondaient les conseillers de Jean 11 ^, la vérité est que les dits chevaliers, de leur propre volonté, s'offrirent à venir combattre par devant le Roi, sans avoir été poursuivis ni appelés de par le Boi, ni de par quelque autre personne de son conseil, et ils se combattirent armés comme ils le voulurent, sans qu'on leur fit observer les coutumes et les usages du gage de bataille ; ce fut u chose volontaire » du tout au tout,et ainsi pourraient faire deux Français devant le roi d'Espagne ou le roi de Hongrie, ou devant tous autres ayant droit de haute justice, et ainsi firent jadis le duc de Lancaslre et le duc de Brunswick, le seigneur de (iarencicres et messire Bichard deTottenham ^ ».

i. Bibl. nat., P. 0. 85, d. I7'|0, Archiac, n° 8 (Melun, 17 juillet i30i). Mandement du dauphin à son trésorier Jean d'Orbec de payer « à noslre bien amé mess. Koulcaut d'Archiac, chevalier .. la somme de quatre cenz deniers d'or appeliez Iraus, es quelz nous li sommes tenuz pour cause du cheval qu'il gaigna quant il conquistcn champ de bataille feu Mingot Maubert... » On a toutes les quittances de K. d'Archiac, qui fut payé en trois fois (Même dossier).

a. Gela est évident pour Foulque ou Foucaut d'Archiac. (Archiac, Charentc-lnf. ; Arr* Jonzac, ch.-l. de c°").

3. Arch. nat., J. 661, n»5 : « Item à la vin' requeste faisant mencion de surseoir de user de ressort et jiirisdicion etc. respont le Roy de France que oncqucs puis la paix n'en usa, ne lui ne ses gens, et quant à ce que l'en dit de Mess. .Vlanpro Maubert et Foulque d'.Xrsiac la vérité est telle que les diz che>aliers de leur propre \olunté se ofTrirent à venir combatre par devant le Roy senz avoir esté approchiez, ne appeliez de par lui, ne de par autre de son conseil, et se combatirenl de telles armeures comme il vouidrent, et ne furent gardées aucunes coustumesou usaigcs de gaige de bataille, mais fu chose voluntaire du tout en tout, et aussi porroient faire deux Francoys devant le roy d'Espaigne on de Hongrie et de\ant touz autres (jui oui haute jurisdicion et samblablement fu il fait du duc de Lanclastre et du duc de Uresvic et aussi du seigneur de Garenciercs et de mess. Richart Totessan •) (i3f32).

i. Le premier de ces deux duels, qui, d'ailleurs, n'eut pas lieu, Jean II ayant réconcilié les champions, est célèbre {Gr. Chr., VI, p. G-7. — Arch. nat., KK. 8, fol. loa, 133. — Troisième compte d'Et. de la Fontaine). La rencontre avait été fixée au i décembre iSôa

Le second duel est moms connu : il est des premiers jours du mois de décembre i35i (Arch. nat., JJ. 81, fol. 38, n' 7/1. — H. Moranvillé, Extraits des Journaux du Trésor, p. 56, n» 306). Richard de Toltenham devait être à cette épo.|ue prisonnier des Français {Chron. Normande, io4-io5).

2Si\ tE DAUPHIN A l'hÔTEL SAINT-POL

V. — Les séjours que le dauphin fit au château de Melun * durèrent quelques semaines seulement. Y eut-il d'autres déplacements au cours de l'été ? L'itinéraire du prince, tel qu'on peut le dresser à l'aide des actes de sa chancellerie, n'apprend rien à cet égard ; les lacunes y sont beaucoup trop nombreuses -.

Au commencement d'octobre, le dauphin partit pour Rouen, où il passa un mois entier '^. Les étapes de son voyage ne sont pas connues. On ne sait qu'une chose, c'est qu'à l'aller il prit la route du Vexin '*.

Bien des raisonsjustifiaient sa venue en Normandie. L'année avait été dure pour la province. La guerre y avait cessé, mais non l'occupation étrangère, et il avait fallu recourir à des impositions extraordinaires pour obtenir la retraite des capitaines anglais qui refusaient de rendre les forteresses, dont îa rançon n'avait pas été payée intégralement. Les efforts, très réels, d'Edouard III pour faire exécuter les stipulations de Brétigny et de Calais ne pouvaient rien contre une résistance, fondée en apparence sur des titr<3s réguliers : des obligations en bonne forme, mais extorquées par la violence. Nul espoir que le roi d'Angleterre fît plus que la lettre des traités ne l'y obligeait. Il fallut donc suivre l'exemple donné parla municipalité parisienne, en négociait avec des ennemis cupides, tenaces, nullement disposés à se relâcher de leurs premières exigences.

Louis d'Harcourt, comte de Chatellerault, lieutenant du duc de Normandie, spécialement « sur le fait du vuidement » des forteresses encore aux mains des Anglais, se multiplia pendant cette année i36i, traitant avec les capitaines, convoquant de petites assemblées locales pour en tirer les subsides nécessaires, car on était plus assuré de les trouver en s'adressant à ceux qui avaient un intérêt direct à les fournir^. C'est ainsi qu'il obtint, dans les vicomtes de Rouen, deMonlivilliers.deCau-

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