‹ Histoire de CharlesChapitre 202 sur 301 · Ibid.; p. 118a · texte numérisé non relu

Ibid.; p. 118a

l'hcStEL du DAUPHlPf- 296

portant auquel est préposé un « écuyer de cuisine », mis sur le môrne pied que l'échanson. Onze personnes y sont employées. Pour la comptabilité, la cuisine est réunie à la Fruiterie, dont le service est fait par quatre personnes seuleiheut *.

L'Ecurie exige un nombreux personnel. Elle comporte un écuyer de corps et ses 3 valets, un écuyer d'écurie et son valet, un clerc de l'écurie et son valet, un maréchal u qui tient la forge », 3 chevaucheurs, un palefrenier, 3 pages, (( 18 valets des grands chevaux, coursiers, palefrois et sommiers », en tout 33 employés.

La Fourrière a pour objet principal de pourvoir au logement du prince et à tout ce qui peutlui être nécessaire dans ses déplacements*. Mais on fait rentrer dans cet office quantité d'emplois qui n'y sont rattachés par aucun lien logique. Le portier, le roi des ribauds, les messagers, les sergents d'armes, l'astronome Pèlerin de Prusse, ^ les quatre ménestrels, sont énumérés sous la môme rubrique que le fourrier et ses aides ou valets.

En somme, lorganisation normale, régulière, de l'Hôtel du dauphin prévoit 180 personnes environ qui, outre leurs gages, « mangent en salle », ou touchent des rations de viande en nature, et ont droit au foin et à l'avoine pour une centaine de chevaux. Ces prévisions furent très vite dépassées. J'en ai donné déjà quelques exemples, tirés d'un mémoire non daté, mais dont la rédaction ne saurait évidemment être postérieure de plus d'une année ou deux à l'ordonnance deMelun. 11 est ainsi intitulé : « Ce sont les gens de l'Hostel Monseigneur estans présentement à court, outre l'ordenance qui fut faite en son Conseil, à Melun l'an mccclx, et les chevaux à foin et à avoine ». Je me bornerai à en citer les conclusions :

I. Clairambault, fbid., p. ii8a ii83. — La cuisine est le seul service qui soit dirigé par un écuyer. Humberl 1! avait, au contraire, placé un écuyer à la tête de chacun des services.

Le « queux » ou maîtres-qucux du duc de Normandie était Guillaume Tirtsl. dit TaUlevent, l'auteur du Viandier. Mention est faite de lui en la même qualité Je 19 sept. i3j5 (Bibl. nat., Fr. 35.701. n* 6j;. Son nom est méconnaissable dans l'ordonnance du 38 nov. i35«j : Gillevanl. et la copie de Clairambault, présentement utilisée, le donne sous une forme insolite et fautive : Taillevcnler {^xbX.n^i., P. O., aSsy. d. G3.857, TuiREL, n" U, 5, 0, 7, 8, 9 (i355 1878). — Ibid. Fr. 19.791 • " Cy comence le Viandier Taillevant, maislre queux du Koy nostre sire ».

a. Ibid., p. I i84-ii85.

3, « M» Percgrin, aslrgnomien et son valet ».

2g6 LE DAUPHIN A l'hOTEL SAINT-POL

« Somme des personnes qui a présent peuvent estre en court, hors l'ordcnance, sans allans et venans, Lxmi ou environ, et sans les chappellains.

Somme des chevaux à foin et à avoinne hors la dite ordenance,

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