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agS LE DAUPHIN A l'hôtel saint-pol
l'escharpe Monseigneur, que il ot quant il vint à Paris après la mort du prevost des marchans et de ses compagnons de Paris traistres ' ».
Les ressources, à l'aide desquelles le dauphin faisait face aux multiples dépenses de son Hôtel et de l'Hôtel de la dauphine, aux dépenses imprévues et plus lourdes nécessitées par l'administration de deux grandes provinces, la Normandie et le Dauphine, lui venaient, — indépendamment des dons exceptionnels dus à la munificence royale, — de ces provinces mêmes. Dans l'une et dans l'autre, les recettes sont centralisées par un trésorier. En Normandie, trois hommes exercèrent successivement ces fonctions : Jean Baillet-, assassiné en janvier 1358^, et Jean d'Orbec, remplacé par Aymar Bourgoise, vers le milieu de l'année i362 ^. Les recouvrements sont opérés soit par des n receveurs généraux », à raison d'un par chacun des cinq bailliages, soit plus habituellement, par les vicomtes ^. Ceci n'est vrai que des recettes ordinaires, caria perception des aides octroyées par les Etals est soumise à des règles spéciales, et d'ailleurs connues ^. Les recettes ordinaires comprennent les revenus des for.êts domaniales et de toutes les terres nobles dont le suzerain a la garde pendant la minorité du seigneur, le produit de certains fermages, les amendes et les émoluments divers du droit de justice, etc.
Il est impossible d'évaluer avec quelque exactitude les sommes encaissées par le trésorier de Normandie. Nous avons, pour cette province et pour la période qui s'étend de i355 à i36/i, beaucoup de fragments de comptes, produits par les différents comptables, mais pas un seul compte complet '^. Pour une période antérieure de quelques années, nous sommes un peu moms pauvres. Mais, outre que les chiffres extraits des comptes de Pierre Anzeray et de Nicolas Braque, trésoriers du duc Jean (i347-i35o), ne valent que pour les exercices auxquels ils