II. A. Goville, Les Etals de Normandie, p. io3-io
LES ÉTATS DE ÎVORMANniE 3l5
avaient déjà du négocier Tannée prccédeiile. Kn i3Gi, James tenait Vaudry *, Aunay-sur-Odon «, le Hommel 3 et Rupierrc ^ ; c'est dans ces deux dernières forteresses qu'il était particulièrement gênant. Pour le faire partir, il fallut lui payer une rançon de i5.ooo royaux. Mais à peine sorti de Kupierre (février 1862), il s'emparait de Gormeilles (17 avril) 5. Il s'agissait de l'en déloger, à prix d'argent, et les Etats de la province avaient été convoqués une fois de plus pour trouver les ressources nécessaires. Les députés octroyèrent, pour une durée de trois mois, un subside mensuel de 5 sous par feu, qui permit d'entrer en arrangement avec James de Pipe et d'acheter son départ (août i36a) ^* La présence du duc de Normandie ne fut certainement pas étrangère au succès des négociations. On a la preuve qu'il y intervint d'une façon directe 7. Il ne partit de Rouen que quand cette affaire importante eut été réglée ; dans les derniers jours d'août, il était de retour à Paris s, où vraisemblablement son père Tavait rappelé.
111. — Le roi Jean, en effet, s'apprêtait à faire le voyage d'Avignon. Il se mit en route à la fin d'août ^, traversa toute la Bourgo-