RETOUR DU ROI DE FRANCE A PARIS
la situation générale de la France,— mênnecn ne tenant aucun compte du traité des princes, — suffit à expliquer *. A peine connaît-on les noms de quelques-uns des seigneurs français qui accompagnèrent le dauphin : l'archevètjue de Reims, Jean de (Iraon, les comtes d'Etampes et de Sarrebriick, Vrtaut de Beauscmblant, etc.
VII. — Peu de temps après la prédication de la Croisade, le 9 m^i i363, Jean 11 quittait Avignon pour rentrer dans son royaume. Comme d'habitude, il voyagea lentement, car il ne fut de retour à Paris que dans la première quinzaine de juillet ^. Le roi de Chypre prolongea quelque peu son séjour à Avignon. Il en partit le 3i mai et rejoignit le roi de France à Lyon. Les deux princes firent route ensemble jusqu'à Paris •^. Le 27 juin, se trouvant à Talant, Jean II nomma son plus jeune fils, Philippe, duc de Touraine, son lieutenant en Bourgogne*.
Depuis son retour de Mouzon, le dauphin avait résidé à Paris ou dans les environs de Paris. Le 22 juillet, il était à la « Noble-Maison » de Saint-Ouen^, où le roi Jean tint le lendemain une cour plénière''. Quelques jours plus lard, il se rendit en Normandie; la paix n'allait pas tarder à y être troiiblée par la mort de Philippe de Navarre ', dont la loyauté avait été le meilleur obstacle aux intrigues de Charles le Mauvais.
soricr dudit seigneur, de roo francs d'or, donnés « pour une foiz, en recompcnsacion des dcspenz que je fiz en sa compaignie, en alant au voyage de Mouson et pour retourner en Dauphuié ».
I, Werunsky suppose, mais sans en apporter de preuves, que les ravages causés par les compagnies sur les terres d'Empire, comme sur celles du royaume, furent la cause déterminante de l'entrevue de Mouzon {Gcschichte Kaiser hnrls IV, ill, p. 317).
a. Voy. l'itinéraire donné par S. Luce (Froissart, VI, xlh, n. 2).
3. Froissart, Chron., VI, xm, n i, a, 3. Froissart dit à tort qu'après son dépari d'Avignon, Pierre 1 se rendit à Prague auprès de l'Empereur. Le voyage de Bohême est certainement postérieur. Le roi de Cliypre était en Normandie dès la fin d'août, à Rouen et à Cacn où le dauphin fêlait sa venue, au commencement de septembre de la même année. De là, il se rendit en Angleterre; il arriva à Londres le lundi, 6 novembre, et il y était encore le ili de ce mois. Il dut revenir en France dans La première quinzaine de décembre, et à Paris peu après Noël (Ubi supra, p. xlii, n. 3 ; XLv, n. I ; XLvi, n. i, a.
It. Arch. nat., JJ. g5, fol. i6"'-i7, n" 43. Cf. S. Luce, Froissart, VI, xui, n. a.
5. Bibl. nat., Fr. 26.701, n* 27^. Don à son secrétaire Philippe Ogier d' « une queiie de vin de Beaune ou de St-Poursaint ».
6. Arch. nat., K. ^8, n°33.- Indiqué par S. Luce, Froissart, VI, xui, n. a.