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I. Parchemin. Ilautour = o"/i/i ; Largeur = o

PlèCES JUSTIFICATIVES 4l5

à Poitiers, du commandement de Mons. le duc de Normandie, convocacion gênera! fu faite des trois estas du royaume de France, clergié, nobles et bonnes villes, pour avoir conseil sur le fait de la délivrance de Roy nostredit seigneur et sur la défense du royaume et des subges et le bon gouvernement d'icelli, qui, par long temps, par les fauls et desloyaulz conseilliers et corrumpus officiers, avoit petitement esté gouvernez, dont les grans maulz que chascun a veu, pour les dites causes et pluseurs autres, sont avenuz au royaume et aussubgez, et aussi pour avoir finance convenable de tous pour le fait de la guerre, et combien que des dis estas * fussent à la dite journée très grans et notables nombres, et des remèdes sur tous les dis poins et aussi des aides fussent tout en acort, toutevoies la chose fu empeschée, delaiée et froissée par les malices et fausses inductions des dis conseilliers et officiers, à l'oppinion des quels se enclina Mons. le duc plus que à tout le bon conseil qui donné ^ H fu par tous les estas du dit royaume, dont grant mal s'ensuyrent '^ et grans perdicions de paiis et pour ce furent faites autres assemblées pour les dites causes là u ^ les dites sainctes ordonnances faites premièrement et en escript rédigées furent par tous loées et approvées, promises et jurées, et par Mons. le duc en las de soye et cire vert confermées et par li promises et jurées, esqueles avoit cinq poins principauls : premièrement, que justice fust reformée, tenue et gardée, la multitude de mauvais et corrumpus officiers qui destruisoient le peuple ostée, les grans alienacions faites du patrimoine du royaume en personnes indignes au grand domage du Roy et du royaume fussent rappelles et au patrimoinere incorporés, la personne de Mons. le duc de bonnes personnes sages et loyaids, de bons, vrais et loyaulx conseillers fust associée et bien aornée^, et rejetez de sa cornpaignie pluseurs de petit estât et de petit sens qu'il creoit plus que mestiers ne li fust, qui estoient et ^ sont de mauvaise famé et renommée, défense bonne et convenable par fait d'armes contre les ennemis fustaus subgés du royaume administrée et prestée, les pr ses qui se faisoient sur le peuple sens rien paier, dont li peuples avoit esté très grandement domagiez, fussent du tout ostées, lesquelles ordonnances en tous les poins dessus dis furent par Mons. le duc et pluseurs mauvais estans près de li froissies et cassées, et grans divisions entre

Kervyn de L. : les dis estas etc

Ibid. : donnet.

Ibid. : s'ensuivirent.

Ibid. : lan.

Ibid. : associée et aornée.

Ibid. : u

Jil6 PIÈCES JUSTIFICATIVES

les estas engenrées, car li pluseurs des nobles des choses par euls consenties, acordées, promises et jurées, et aussi du clergié, se départirent, et du tout des bonnes villes se divisèrent, ne rien des choses acordées ne paierent, et versue volenté'de Mons. le duc du toutse confermerent à fin que sur euls, sur leurs terres, ne sur leurs subgez ne fast aucune chose prise ne levée, et pour ce, 1res chier seigneur et très vray am'ifsic), que nous et pluseurs autres bonnes villes les sainctes ordonnances, par nous et tous autres, comme dit est, accordées et jurées, Yousisismes 2 tenir et acomplir [et que monseigneur le duc, ainsi que promis, acordé et juré l'a voit, estoit par nous diligemenl requis du tenir, pour ce quel'enfraindre et le non tenir tendoit à la destruction de nous et de tout le royaume, et aussi veyens de jour en jour que contre chascun des cinq poins dessusdis on faisoit pis que on n'avoit onques fait] 3sens comparoison, et par ces defîaus et pluseurs autres veyens nous et le royaume en estât de perdicion, et pour ce que souvent à Mons. le duc et son conseil en faisions requeslc de y remédier nous avons moult encouru la malivolence ^Je li et des dis nobles, en nous meclant sus àgranttort que nous youlions avoir le gouvernement du royaume, et combien que Mons. le duc bel en respondesist et à faire le promisist, rien n'en faisoit, mais tout le contraire, et contre nous et ceuls quiensuyoientnostre oppinion estoit en corage si ^ forment meus que par maintes voies soustives^ procuroit et faisoit procurer nostre destruction, et seestudioit faire, en la bonne cité de Paris, des menus contre nous grant commocion, pour laquelle chose et aucunes autres aucun mauvais de ses conseillers, en très bien ^ petit de nombre, en ont esté justement mis à mort, qui en ce et en pluseurs autres grans mauls le norrissoient et entroduisoienl, depuis les queles choses le dit Mons. le duc, avecques grant quantité de nobles, veullans la deslruccion universele de nous, des gens des bonnes villes et de tout le plat pais, sont en armes et en host pour nostre destruccion devant la bonne ville de Paris, et ont esté à Meaulx, la u ^ de bonne foy les ciloyens les avoient receus, la u ^ il ont destruit la cité et tous les citoiens, et fait pluseurs horribles mauls, selon ce'que de ce et des choses dessusdiles

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