‹ Histoire de CharlesChapitre 275 sur 301 · II. Ibid. : lan · texte numérisé non relu

II. Ibid. : lan

et de pluseurs autres vous porra plusplainement apparoir par certains rdoles, lesquels nous vous envoions soub/ le contreseel de la ville de Paris clos, et vous supplions et prions tant et si acertes comme plus poons que, tout voslre commun assemblé et en audience, vous plaise les dis rooles faire lire avecques ces présentes, et clerement exposer à vostre commun les choses qui contenues y sont.

Très chiers seigneurs et bons amis, nous pensons que vous avez bien oy parler comment 1res grant multitude de nobles, tant de vostre paiis de Flandres, d'Àrlois, de Boulonnois,dc Tarnois*, de Pontieu, de Haynault, deCôrbiois,de Beauvoisis et de Vermendois, comme de pluseurs autres lieux, par manière universele de nobles universaument contre non nobles, sens faire distinccion quelconque de coulpables ou non coulpables, de bons ou de mauvais, sont venuz en armes,, par manière d'ostilité, de murdre et de roberie, deçà l'yaue de la Somme et aussi deçà l'yaue d'Oise, et combien que à pluseurs d'euls rien ne leur ait esté mefTait, toutevoies il ont ars les villes, tué les bonnes gens des paiis, sens pitié et miséricorde quelconques, robe et pillié tout quanques il ont trouvé, femmes, enfans, prestres, religieux mis à crueuses gehines pour savoir l'avoir des gens et ycelli ^ prendre et rober, et pluseurs d'iceuls fait morre ^ es gehines, les églises robées, les calices, sanctuaires, chapes, ostées et robez, les prestres celebrans pris et les calices ostez de devant euls, et li aucun d'euls le corps Nostre Seigneur geté à leurs variés, le précieux sang Nostre Seigneur geté à la paroit,les vassiaulx ou estoit le corps. Nostre Seigneur pris, les églises, abbaies, priorez et églises parrochiaulzqueil ne ardoienl mises à raençon, et les personnes de Sainte Eglise, les pucelles corrumpues et les femmes violées en présence de leurs maris, et briefment fait plus de niauls, plus cruelment et inhumainement que onquesne firent les Wandres* ne Sarrasin, et pluseurs des dites pilles ont porté en Flandres, en Artois et en Vermendois, et très grant quantité en ont laissié à Compiegne, qui es dis fais les a soustenus et soustient à la destruccion du plat paiis et des bonnes villes, et encores es dis mauls persévèrent de jour en jour, et tous marchans qu'il treuvent mettent à mort ou raençonnent et ostent leurs marchandises, tout homme non noble de bonnes villes ou de plat paiis et les laboureurs tous mettent à mort et robent et derrainement ^ ont pris quarante et cinq mules chargiez de

1. K. de L. r Guinois. Le Tamois (ou Tcmois) est le pays de Thérouanne.

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