I. Gr. Chr., VI. i4i
Froissant, V, 120. — Mauconseil, château démoli près io Noyon. — La Hérelle; Oise, arr' de Clermont, c*" de Brcleuil. — Saint-Valery-sur- Somme; bomme, arr. d'Abbcville, cli.-l. de c'".
a. Je ne sais à partir de quelle époque furent retenus ces mercenaires italiens, ces Lombards, qui, mal payés, projetèrent, au commencement de i359, d'assassiner leurs capitaines et de livrer aux Navarrais les places dont ils avaient la garde (Secousse, Recueil, p. i^g-iSo, i5i-i5a). Peut-être avait-on tout simplement donné suite aux négociations entamées par Et. Marcel qui, par l'intermédiaire d'un agent envoyé à AvigQon, avait cherché à embaucher un certain nombre de brigands étrangers, pour la défense de Paris (Secousse, Recueil, 1^2).
3. Bibl. nat., Fr. 20701, n" i^3 (Paris, 18 août i358). Mandement du régent h Gilles de Maudcstour et Philippe de Troismons de convoquer les Etats de >jormandie pour leur demander une aide semblable à celle de la ville de Paris. — Impr. par A. Goville, Les Etals de Normandie, p. 3G7-3G8 : «... et pour ce (pour mettre le royaume en paix et tranquillité) noz amez le prevost des marchans qui est à présent, les eschevins et le commun de la bonne ville de Paris, considcraiis la très grant et évident neccessité qui est à présent pour culz et pour toute la vicontée de Paris, nous. ont octroyé gracieusement l'imposicion de huit deniers pour livre sur toutes les marchandises et denrées de toutes manières de gens; — item, la gabelle du sel jusques à un an; — item, l'imposicion des vins à certain temps si comme elle couroit paravant; — item, deux soulz pour livre sur toute manière de rente et de maisons, à tourner et convertir ou fait des mises et despens dessus diz, et non ailleurs, et pour la rédemption etdelivranco [de Monseigneur]; et de soixante diz feusdechascune bonne ville un homme d'armes, et quant à ceulz du plat pais de cent feux pour un homme d'armes, qui prenra demi denier d'or à l'escu iiour chascun jour... ».
/i. Il parlait bien d'aller en personne chasser les ennemis : « ... et pour ce que des diz ennemis a encore grant foison en pluseurs parties du royaume qui le gastent et essiilent de jour en jour, de quoy nous a>ons au cuer très grant desplaisance, nous entendons, à l'aide de Di.eu et du bon peuple, aler en propre personne contre les diz ennemis, à tout l'effors de gejis d'armes el de (>ié que nous pourrons, pour ledit royaume mettre en paiz et en Iransqiiillité en nostre lu*nips... » \Mandement cité dans U note précédente). Mais pour que ce bon vouloir se traduisît en actes, il l'ullail, comme toujours, que le peuple payât: « pour laquelle chose y cou-
tion, c'est sur les ordres du dauphin qu'aurait été tenté un effort, d'ailleurs malheureux, contre Mauconseil, d'où Rabigot de Dury, Richard Franklin, et Frank llenncquin pesaient durement sur le pays environnante Les Grandes Chronujaes nedisentrien qui permette d'en inférer que le prince ait clé pour quelque chose dans une entreprise, peut-être mal conçue, à coup sur assez mal conduite^. Quoiqu'il en soit, dans la seconde quinzaine du mois d'août, l'év.êque de Noyon, Gilles deLorris, Raoul de Coucy, le sire de Renneval,et un certain nombre de chevaliers picards, étaient venus mettre le siège devant Mauconseil 3. Le gros de l'armée assiégeante était formé par des milices communales, réquisitionnées en Picardie et même beaucoup plus loin, car la ville de Tournay avait envoyé, pour sa part, un fort contingent^.
Ijds défenseurs de Mauconseil, pressés vivement par un ennemi très supérieur en nombre, réussirent à faire passer un avis au capitaine de Greil, Robert de Picquigny, et à son frère Jean, qui occupait la Hérclle^. A l'aide de détachements tirés de ces deux forteresses, fut improvisé un corps de secours*, qui, par une marche de nuit que favorir sait le brouillard, tomba inopinément sur les troupes de siège et en eut facilement raison 7. Les milices communales firent assez mauvaise contenance, ce qui ne les empêcha pas de laisser i.5oo morts sur le terrain. Le contingent tournaisien fut le plus éprouvé ; il ne perdit pas moins de 700 hommes. Les chevaliers se battirent mieux, mais furent tous tués ou pris. Parmi les prisonniers, qui, au nombre de plus de
vient de nécessité faire si trcsgranset innumerables mises et despens, que u^. les pourrions souslenir sans l'aide des bonnes gen2 et du peuple du dit royaume, etc. ».
I. Froissart, V, 123. — Mauconseil est pris ï)Our objectif, « pour ce que il leur samblolt(aux assaillants) que c'estoit li plus legiers des fors que li Navarois tcnoicnt, à prendre, et qui plus berioit et constraindoit chiaus de Noion elle bon pas de Vermeiidois. » (Ibid.) .