‹ Histoire de CharlesChapitre 58 sur 301 · Ibid , p · texte numérisé non relu

Ibid , p

2. Toute une partie du Mémorial est consacrée à mettre en lumière la misérable situation de la France et son impuissance à s'afTrauchir de ses maux (p. 21-22).

3. ]bid., p. 33 : " Item et fait bon pour un petit du sien sauver âmes, corps, famés, enfants, biens et boneurs, qui sont en si grant double, comme dit est ».

4. Ibid., p. 2 '4 : « ... et ont consellié (les Etats de la langue d'oil) que le fait se face, et y ont mis du leur, tant que il ne nous convient [finerj maiz que un' mil florins »>. Cf. p. 25 : o ... et que les gens de la langue d'oc y vuellent faire et mettre les diz lur mil florins dou leur ».

5. Op. cit., p. 25-3o. — Hisl. du Languedoc, nouv. édit , t. IX, p. 702, n. 8.

G. A. Germain, op. cit., p. :>.S : « ... et eciam vidimus (les consuls de Montpellier) et nobis ostendit lilteras rcsponsionum super hoc-faclarum per honorabilcs et discrètes viros dominos de capitule Tbolose, consules Carcassone, Bitcrris, Narbone et de Lymoso, et nonnullos alios... »

7. « Fuit nobis visum, disent les capitouls de Toulouse, quod traclatus inchoalus cura dicto rege Danncmarchic apparcl summe ulilis et cxpediens, et prosequendus modo cl forma et sub condicionibus in dicta ccdula seu scriptura contentis, facto ^uppo^ilo et cxislcnlo proul ibidem coiiliiielur v (p. uG). — Adhésion des consuls de Carcassonne : « ... visum fuit nobis quod traclatus inhitus cum dicto domino rege Daiincniarcbie cl dcjniino rcgenle rognuni Francie seu deputalo ab co, est ulilis, cxpcdicns, ynio veracilcr nccccssarius, cl clTectui, si Dco placueril, dodu-

étaient, une bien grosse somme, surtout si elle venait s'ajouter au montant ties impositions déjà votées. Toulouse et Garcassonne émirent cet avis que, si la majorité des communautés du Languedoc se montrait favorable à l'entreprise, 200.000 florins, et non plus, seraient prélevés, à cet effet, sur la recette des impositions en cours et tiendraient lieu de tout autre subside extraordinaire *. Les Etals s'étant réunis à Béziersle 16 août, la question leur fut soumise, mais ils renvoyèrent la décision à prendre à, une deuxième assemblée, qui se lint le 8 septembre, à Toulouse. Pour en finir, on convint que des députés seraient nommés pour aller vérifier sur place la réalité des préparatifs faits par le roi de Danemark 2. Il est inutile d'ajouter que ces députés ne partirent pas, et que toutes les sénéchaussées ne se mirent pas en peine de les désigner ^.

Le régent ne pouvait se méprendre sur l'accueil fait au projet de Waldemar. Il l'abandonna, et d'autant plus facilement qu'en dépit de certaines assertions tendancieuses, il n'était lié envers le roi de Danemark par aucune convention positive^. Une autre alliance s'était, d'ailleurs, offerte à lui, dont il attendait peut être davantage, et qu'à vrai dire il suffisait de renouveler, car il s'agissait de l'alliance écossaise^et les traités d'amitié entre les rois de France et d'Ecosse étaient aussi anciens que le différend franco-anglais^. Enfin, au moment où se réunissaient les Etats de Béziers, des pourparlers étaient ouverts avecle roi de Navarre, d'où devait sortir, comme on le verra bientôt, la paix de Pontoise(ai août). Il est fort possible que ce succès diplomatique, déjà escompté, et dont il s'exagérait encore l'importance très réelle^ ait détourné le régent de toute participation à une expédition aussi chanceuse, et que, l'avenir lui paraissant moins sombre depuis son rap-

cendus, prout in ipso rolulo conlinetur, et quantum in nobis est, facto ipso in vero supposito et existante, nobis placet, et ipsum volumus, atquc assensum nostrum prebemùs super eodem .. » (p. 37).

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