I. Ibid
a. A. Germain, op. cit., p. 39-30- -- Hist. du Languedoc, loc. cit.
3. Le 16 octobre i35g, personne n'avait encore été désigne dans la sénéchaussée de Beaucaire (A. Germain, p. 3o, d'après VHist. de Nîmes, de Ménard, 11,330-321).
d. Mémorial, p. i/i : « Item et se le l'ait ne se met sus, nous porrions avoir la haine du dit roy de Dannemarche ; car monsegneur li a escript que la chose li plait, et que il li acomplira ce que il requiert. »
5. Arch. nal., J. 677. Trailésdu 23 avril 1390 et du mois d'avril i336. — Cf. Francisque Michel, Les Ecossais en France et les Français en Ecosse. Londres, 1863, 3 vol. in-8', t. 1, p. 37-28, 39.
l'alliance écossaise io3
prochement avec Charles le Mauvais, il n'ait plus pense à une descente en Angleterre.
IV. — Le règne du roi d'Ecosse, David Bruce, le beau-frère d'Edouard III, avait eu les débuts les plus malheureux. Lorsque Jean II fut conduit à Londres, il y avait plus de dix ans que David Bruce lui-même y était prisonnier. Il s'accommodait fort bien de sa captivité, qui cependant ne pouvait se prolonger indéfiniment. Le traité de Berwick y mit un terme (3 octobre 1857), et le roi d'Ecosse recouvra sa liberté, au prix d'une lourde rançon : a cent mille marcs d'esterlins », payables en dix ans par fractions égales de 10.000 marcs *. Des otages, pris parmi « les plus nobles personnes du royaume d'Ecosse », étaient garants de cet engagement, et une trêve avait été conclue pour une même période de dix années, jusqu'à l'acquittement intégral de la rançon ^2. Les paiements annuels préoccupaient et gênaient évidemment beaucoup le rOi David, car le premier avait été seul effectué, que déjà il faisait au régent des propositions qui ne laissent aucun doute sur ses embarras d'argent (juin iSSg)^. Ses ambassadeurs, — Robert d'Erskinc et Norman de Lesly^, — avaient pour mission de rappeler la fidélité de leur souverain à l'alliance française.
1. Rymcr, III, 1" p., p. 372-37/4. Iridentura conventionum super deliberatione saepedicla (Berwick, 3 octobre 1307).
2. Arch. nat., J. G77, n" 7 et 8 (39 juin i359).-Projet de traité entre les procureurs de David Bruce et ceux du régent : «... et sur la confience et ferme espérance de l'aide du Roy, de monseigneur le regcntet du royaume de France, s'est chargiez (le roi d'Ecosse) de paier au roy d'Engleterre une 1res grant somme de deniers, c'est assavoir cent mil mars d'estcrlins à paier à dix ans par égaux porcions, c'est assavoir dix mil mars chascun an aus termes de la Nativité S. Jehan Baptiste, pour la quele somme paier pluseurs nobles personnes du royaume d'Escoce se sont obligiez et [ont] mis leurs corps en ostages par devers le roy d'Engleterre, et parmi ce la personne de noslrc dit seigneur le roy d'Escoce est délivrée de ladite prison cl sont trêves accordées entre les roys et royaumes d'Engleterre et d'Escoce jusques alant que la dite somme soit parpaiée... ».
3. Ihid. ; « . . de la quele (somme) en cstoient paicz diz mil mars seulement pour le premier terme qui fu à la S. Jehan Baptiste derrain passé et par ainsi convenoit encore quérir et paier quatre \ins dix mile mars d'esterlins avant que nostre dit seigneur le roy cl le royaume d'Escoce puissent deliNrer les diz ostages ne faire guerre au roy et au royaume d'Engleterre... » Ce premier terme « derrain passé » doit être le a^ juin i358, et non le a'i juin l'iôtj.
'i. Le premier, chevalier; le second, écuyer. — D'après la Scalacronica, Norman de Li.sly fut fait [)risonnier, près de Klavigny, par Nicolas Dagworlh (i359-i36o). Voy. Fr. Michel, Les Ecossais en France, etc.. p. G().
I04 LES PROJETS d'ALLIA^îCE Dt RÉGENT
S'il eût voulu y renoncer, il aurait abrégé sa captivité et obtenu aisément, au lieu d'une trêve, une paix définitive. Afin de ne pas trahir d'anciennes amitiés, il avait traité pour lui seul» à des conditions onéreuses et précaires*. 11 était prêt à recommencer la guerre, en rompant la trêve, ce qui lui serait loisible si le roi de France faisait l'avance des 90.000 marcs restant à payer pour le complément de la rançon 2. Moyennant cette avance, les Ecossais serviraient à leurs propres u coûts et frais », encore que « lé roi de France, par ses lettres ouvertes, eût promis, les guerres durant, payer et délivrer au roi et au royaume d'Ecosse les gages de 5oo hommes à cheval et de 5oo archers ^ ».
Les gens du roi de France, — Simon de Bucy et Jean Chalemart, deux parlementaires mêlés déjà à d'autres négociations politiques, — accueillirent les propositions qui leur étaient faites, mais en les discutant et en réduisant, dans une mesure assez notable, le chiffre de la subvention sollicitée par les alliés de la France. Ils prétextèrent, avec beaucoup de raison, les embarras créés au royaume parla défaite et la captivité de Jean II, par la menace d'une invasion anglaise et par cette lutte de tous les jours qu'il fallait soutenir contre les Compagnies. Les charges publiques en étaient accrues au point de devenir intolérables ^.
I. Arch. nat., J. 677, n" 7 et 8 : « ... de la quele prison il se peust eslre délivrez plus aigiemenl et eust peu avoir pais assez aisice, se il se vousist estre départi des confederacions et aliances qui estoient et sont entre les r6}s et royaumes de France et d'Escoce, la quele chose il n'a oncques voulu consentir et a traiclié seulement sur la délivrance de sa personne etc. ».
a. Ibid. .' « ... de la quulc guerre faire bonne et fort il avoient très grant désir, et la pourront faire devant la fin des diz ans dessus diz, si tost comme tout le paiement de la dite somme sera fait et acompli, et des maintenant, se maintenant estoit acompli, le quel paiement nostre dit seigneur le roy d'Escoce et son royaume ne pourroient faire bonnement devant'les termes dessus diz sanz l'aide de mens, le régent et du royaume de France. Pour quoy nous, Robert et Normant, dessus diz, pour et ou nom de nostre dit seigneur le roy et le royaume d'Escoce, requérions mons. le regentet le royaume de France dessus diz que il vousissent aider nostre dit seigneur le roy et royaume d'Escoce à parfaire le paiement de quatre-vins-dix mil mars d'esterlins, restanz à paier de la somme dessus dite, en continuant les aliances et amitiez contraictiez et de lonc temps gardées entre les roys et royaumes de France et d'Escoce etc. ».
3. Ibid. — Les lettres « ouvertes » ou patentes, auxquelles il est ici fait allusion, ne sont pas dans le carton J. 677 des Archives nationales. Elles ont pu être données au début du règne de Jean II. en iSôa ou i355. Voy. Fr. Michel, Les Ecossais en France, etc., p. H5, 0"
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Bref, l'alliance fut renouvelée, mais il fallut que les Ecossais se contentassent de So.ooo marcs, qui devaient leur elro versés à Bruges, dans l'église des Augustins, le jour de Pâques de l'année suivante *. Or, en i36o, Pâques lomba le 5 avril ; à celle date, Edouard 111 était aux portes de Paris, et moins d'un mois après s'ouvraient les conférences pour la paix de Brétigny, où le roi d'Angleterre lit insérer un article, par lequel son adversaire répudiait, pour le présent et pour l'avenir, toute allianceavec l'Ecosse-. Le trailé conclu le 39 juin iSôq entre les représentants de David Bruce et ceux du régent fui donc inexécuté el resta lettre morte**.
V. — Entre tous les projets d'alliance, el à ne suivre que l'ordre des temps, il aurait fallu mentionner, en première ligne, les ouvertures faites au roi de Hongrie, afin de le décider à intervenir, de sa personne, pour la délivrance de Jean 11 et la défense du royaume^. Mais à peine sait-on les noms des négociateurs choisis parle régent et par son frère, le comte de Poitiers : un chevalier, Etienne de Fayn, et un archidiacre du diocèse de Comminges, Pierre Begon. Le 18 février 1859, Inno-
y feust, et est le roy de France noslrc sire détenu prison en Englelerre avecques pluseurs autres contes et barons du royaume de France, el sont entrez les Engloys en icellui royaume, et pluseurs autres qui y ont porté et portent de jour en jour très grans dommages et détiennent occupez pluseurs villes et chasteaux et pour résister à eulz, avec les autres choses ncccessaires, il convient que nostre seigneur le régent et le royaume de France aient fait et facent de jour en jour 1res grans mises et despens importables ».
I. Ibid. : « ... nous... ou nom que dessus avons oltroyc et ollroyons que mons. le Regenl, pour aidier au roy et royaume d'Escoce, tant au paiement de la redempcion de sa personne, comme pour faire et continuer boruie et forte guerre au roy et royaume d'Engleterre fera rendre el délivrer en la ville de Bruges en Flandres, en l'église des Augustins, à Pasqucs prochainement venant, soit que adonquos les dites trêves aient jà esté hrisiées el guerre meue entre les roys.gardains ou gouverneurs et les royaumes d'Engleterre et d'Escoce dessus diz, ou que non, au roy d'Escoce desjjus nommé ou à ses hoirs et successeurs.... cinquante mile mars d'esterlins ou la value en or, si comme il vaut en Englelerre ».
a. Art. Sa du traité.
3. Le projet de traité, dont il fut fait quatre expéditions, avait été ratifié par le régent; mais il ne semble pas que l'échange prévu dans l'acte ail jamais eu lieu : M Et promectons expressément, disent les négociateurs, que ces lettres nous ferons confermer à noz diz seigneurs el rendrons ou ferons rendre à Bruges confcrméos les uns ans autres ou à ceulz qui à ce seront ordonez dedens la fcste de la Piiriliocion Noslrc-Dame prochain \enanl ou l'octave ensui\aiil a»i plus tari, en la dile église des Augustins ».