‹ Histoire de CharlesChapitre 75 sur 301 · Conlin. chron. Ouill. de Nangiaco, II, 28G · texte numérisé non relu

Conlin. chron. Ouill. de Nangiaco, II, 28G

4. Arch. commun, de Montpellier. Fondsdu Grand Charlrier, D. XIX (21 aoùl iSSy). Original, parchemin. — On a d'autres lettres du même jour, relatives également à la paix de Pontoise, adressées au sénéchal de Nîmes et de Beaucaire. Elles sont beaucoup plus brèves et moins intéressantes (Arch. de l'Hérault, Reg. de la sénéchaussée de Nîmes, t. IV, fol. 38 1").

5. Gr. Chr., Vï, 109 : « Et pour ce, ne vouloil avoir terre ne argent, fors seulement la terre que il avoit par avant ; mais se vouloit emploier à faire tout le bien qu'il pourroit pour le to\ aumc. fJt il pensoil (jue, se il fnisoit hien, l'en li desservirait ».

J'ai suivi le résumé des Grandes Chroniques. Jean de Venelle, qui rapporte, dans le style direct, le discours du roi de Navarre, lui fait tenir un langage encore plus conciliant et plus humble. Les deux textes ne se conlredisenl. d'ailleurs, en aucune façon, et s'accordent a\ec les termes de la lettre du régent aux habitants de Montpellier,

126 LES PROJETS d'aLLIANCE DU REGENT

montrer à l'avenir « bon Français * ». Les Grandes Chi'oniques ne rapportent pas ce propos, que ne relève pas non plus la lettre du régent aux habitants de Montpellier.

Charles le Mauvais dit en outre qu'il désirait renouveler, a devant le peuple », la déclaration qu'il venait de faire 2.

Le régent éprouva autant de joie que de surprise, quand ses conseil 1ers lui rapportèrent ce qui venait de se passer. Gomme tout le monde, il avait cru à une nouvelle rupture, et, comme tout le monde, il attribua ce prodigieux revirement dans les dispositions de son adversaire à une inspiration divine ^.

D'ailleurs, il put entendre de ses propres oreilles les paroles prononcées par le roi de Navarre en présence de quelques témoins. Le roi, en effet, s'était rendu à Pontoise, et dans la salle du château, où l'on avait fait venir un certain nombre d'habitants de la ville, il répéta ce qu'il avait dit une première fois, dans sa chambre, à Meulan^. 11 ajouta qu'il ferait évacuer toutes les forteresses, occupées par ses gens et par ses alliés, depuis qu'il avait déclaré la guerre au royaume^. Et, de fait, quelques-unes de ces forteresses furent abandonnées par les garnisons anglaises ou navarraises qui s'en étaient emparées ^, mais non pas toutes, ni les plus importantes, ainsi qu'ori le verra par la suite.

Le roi de Navarre portait la peine de ses perfidies passées. Etait-il sincère en se rapprochant du dauphin et en ne mettant pour ainsi dire

1. Contln. chr. G. de N., II, 28G : « ... sed volo esse bonus Gallicus de caBlero ...» — Froissarl, Cliron., V, 1G2 : « ... cl devint li rois de Navare bons françois, et le jura à eslre... » Froissarl a commis sur ce poinl plusieurs erreurs. 11 subslilue Vernon à Ponloise cl confond le traité du ai août iSog avec le traité du 24 ocl. i3Go, conclu à Calais, entre Jean II et le roi de Navarre.

Les expressions : « bonus Gallicus », « bon François », « bon et loyal François » sont courantes dans les lettres de rémission, sous le. règne de Jean H. Elles ne datent pas uniquement « de l'époque des Jacques et de Marcel », comme l'a écrit Miclicict d'une façon peu exacte et tendancieuse (flisL de France, III, 271).

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