‹ Histoire de CharlesChapitre 78 sur 301 · Gr. Chr., M, iGi · texte numérisé non relu

Gr. Chr., M, iGi

G. Il n'était [)as encore avocat du Roi au Parlement tie Paris. Les deux, avocats alors chargés de plaider les causes royales étaient (îuillaume de Dormans el Jean i'astourel.

7. Gr. Chr., ibid : a El l<jrs un advocat de parlement, appelle maistre Jeliau des Mareiz, pour et ou nom du [)re\osl des marcliaus el de la dicte ville, respondi en

138 LES PROJETS d'aLLIANCE DU REGENT

traîtres ; c'étaient le trop fameux évêque de Laon, Robert le Coq, le chancelier de l'église de Noyon, Michel Casse, qui avait introduit les Navarrais dans l'île de Melun, Jean de Sainte-Aude, Pierre de la Courtneuve, Vincent de Yauricher, Pierre des Barres, Geoffroy lé Flamand, (( du porche Saint-Jacques * ».

Le régent répondit que sa volonté n'était point que les personnes ainsi désignées revinssent à Paris avec le roi de Navarre, et qu'il était décidé à ne pas leur faire grâce, quoiqu'il en eût été prié 2.

Charles le Mauvais fit son entrée à Paris le dimanche 1" septembre, dans la soirée. Le régent était allé à sa rencontre à Saint-Denis, et il l'accompagna jusqu'au Louvre, où les deux princes descendirent. Ils passèrent ensemble toute la semaine. Les gens du roi de Navarre, malgré les trahisons dont plusieurs avaient pu se rendre coupables, étaient très en faveur auprès du régent et trouvaient facilement accès auprès de sa personne, ce qui ne laissait pas que de provoquer un certain mécontentement dans son entourage ^.

Vin. — Au commencement de la semaine suivante, le 8 septembre, le dauphin partit pour Rouen, où il arriva le 18 du même mois ^. Une assemblée provinciale allait s'y tenir, qui réunit les députés des quatre bailliages de Rouen, de Caux, de Caen et de Cotentin s. Le duc

substance que le peuple de la dicte ville de Paris estoit liez et joieux de la bonne paix dessus dicte, cl leur plaisoit bien que le dit regenl feist venir à Paris le dit "roy toutes foiz que il li plairoit; mais Içs bonnes gens de la dicte ville de Paris supplioient au dit régent que il ne vousist souffrir que à Paris venissent aucuns trais- Ires, que le dit maistre Jehan nomma lors hautement en audience de tous (les nriots en italique manquent dans IVdition de P. Paris). Et dist au dit régent que se ilz venoient à Paris, que il tcnoit fermement que le peuple ne les y pourroit souffrir )».

1. Sans doute pour le distinguer d'un autre Geoffroi « le Flament », qui, à la même époque, était éclievin de Paris (Clair., vol. GVIII, n» aS ; 5 août iSBq ; — vol. XXXIV, n. loi ; 10 août, mcMue année ; — vol. GVIII, n» ^4 ; lO août, m. a.

Page 1