LA. PAI\ AVEC LE ROI DE NAVARRE
l'avait convoquée pour lui demander un nouveau subside, dont le recouvrement fût plus assuré que celui des impositions « ordonnées », à la session du mois de mai, par les députés des Etats du royaume *. Le subside fut accordé. 11 consistait en \me taxe sur les vins et les autres denrées, à lever pendant un an, du i" octobre iSSg au i" octobre i36o*. Le produit des taxes ne servit pas seulement à payer des hommes d'armes. Une partie importante en fut affectée à « l'état » du prince, à l'entretien de son hôtel ^. C'est avec l'argent de son a pays de Normandie », que, jusqu'à la paix de Brétigny, le régent fit face à des dépenses urgentes et acquitta ses dettes personnelles ^. De leur côté les habitants du duché avaient pris l'habitude de ne plus compter que sur eux-mêmes pour reconquérir les forteresses occupées par des capitaines anglais. Au cours des années i358 et iSSg, de grands ef-
1. A. Coville, Les Etats de Normandie, p. 97-98. « A l'assemblée (du mois de mai iSôg), les députés de Normandie durent être peu nombreux : toute la valléede la Seine entre Rouen et Paris, tout le Vcxin étaient occupés parles Navarrais ou les Anglais ; on ne pouvait circuler qu'en troupes armées, etc. »