CHAPITRE Vif
LES ÉOOUARD ET ROBERT BRVGE.
Vers Tannée 1268, une troupe de vaillants chevaliers écossais partit pour la croisade : dans le nombre ërait Adam, comte de Carrick, qui tomba un des premiers sous le fer des Sarrasins, laissant sa fille unique Marjory, héritière de ses biens, sous la tutelle d'Alexandre fll.
« Un jour que le temps était bel et clair, comme il c( pouvait être en la fin de septembre, la jeune comte tesse de Carrick, montée sur un palefroi blanc, che- « vauchait plaisamment dans les environs de son châ- (c teau de Turnberry, accompagnée de ses dames et (c damoiselles, de ses écuyers et de ses pages, allant (c prendre le plaisir de la chasse. Or, advint que le a chemin que la comtesse tenait l'amena tout droite- « ment à l'encontre d'un chevalier armé de haubert (( et de chausses chevaleresques , qui traversait soli- « tairement sur son destrier le domaine de Turnberry. rt Frappée de sa bonne mine, Marjory l'invita cour- « toisement à se joindre à la chasse : — Quand vous « aurez un cerf tué, et moi un autre, dit-elle, en- « core en reslera-t-il pour les survenants. — Après la « chasse, le chevalier voulut prendre congé, sachant « bien qu'il y avait péril à rendre trop de soins à une « pupille du roi; mais, à un signe de la dame, il se
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« vit entouré des éciiyers, des pages et des damoi-^ « selles : Marjory elle-même , mettant pied à terre , « saisit son cheval par la bride , comme pour em- « mener le chevalier captif^ et force fut au chevalier « de la suivre de bonne grâce au manoir de Turn- « berry. Là, son départ fut différé d'un jour à l'autre; « et, au bout de quinze jours, la châtelaine lui avait « dit que tout l'avoir de ce château était à lui, plus le « cœur de celle à qui était le château. Le chevalier if durait eu le cœur bien félon et bien traître s'il eût « refusé pour son amie la dame qui plus l'aimait « qu'elle-même, et qui serait morte si d'elle il n'avait *c eu merci. »
Le mariage eut lieu sans qu'on eût prévenu aucun parent des deux époux, et encore moins le roi d'Ecoisse, dont le consentement eût été nécessaire. Alexandre fit saisir le château de Turnberry et tous les domaines de la comtesse de Carrick ; mais enfin l'intercession de quelques amis puissants et une amende lui firent pardonner cette violation des lois féodales : le nouveau comte de Carrick fut reconnu à la cour. Ce chevalier était Robert Bruce, fils de Robert Bruce, comte d'Annandale et de Cleveland ; et de son mariage romanesque naquit, l'année d'après, le grand Robert Bruce , destiné à succéder à la gloire de Wallace, et à régner victorieux sur l'Écosse (i).
Le premier Robert Bruce, descendant d'Isabelle,
(i) Il est bien facile de relever une erreur dans le livre le plus érudil. M. Thierry, dans son bel ouvrage dé la Conquête de l'Angleterre PAR LES Normands, a confondu le roi Robert Bruce avec son grand-père.
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seconde fille de David , frère de Guillaume le Lion , avait été le concurrent le plus redoutable de Baliol , lors de la vacance du trône d'Écosse ^ à la mort de la princesse Marguerite de Norwége. Édouard s'étant prononcé en faveur de Baliol , Bruce^ qui possédait des domaines dans les deux royaumes ^ éluda de lui prêter foi et hommage en cédant ses terres d'Écosse à son fils, le comte de Carrick. Par le même motif , en i 293, le second Bruce se démit des mêmes terres m faveur du jeune Robert, qui se trouva au service d'Édouard lorsque celui-ci ne dissimula plus qu'il faisait la guerre pour son compte. Sa conduite s'explique par la difficulté de sa position : il avait à la fois à ménager la faveur du monarque anglais, et à ne pas renoncer à son titre d'Écossais. Eq Angleterre il y allait pour lui de la liberté ou même de la vie; en Écosse, de ses titres à la couronne. Il fut assez habile ou assez heureux dans ses indécisions pour conserver ses domaines pendant que ses rivaux, les Comyn, héritiers dés droits de Baliol, perdirent peu à peu leur crédit sur le peuple par leurs défaites, et leur influence territoriale par les confiscations auxquelles Édouard les condamna. ■
Comyn vaincu fut réduit à s'humilier devant Édouard. Le jeune Bruce se tourna secrètement du côté des intérêts nationaux de TÉcosse; les barons et les prélats écossais, qui, dans la soumission générale du pays, ne pouvaient plus songer qu'à conspirer sourdement sa délivrance, le trouvèrent disposé à entrer dans leur ligue de garantie mutuelle : c'est ainsi qu'il conclut avec William de Lamberton , archevêque de Saint-André, un pacte par lequel ils s'engageaient
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à s'avertir de leurs périls communs, et à se prêter mutuellement secours envers et contre tous. Ces diverses alliances ne pouvaient rester longtemps cachées à Édouard. Comyn, devenu courtisan du roi victorieux sans avoir renoncé à ses prétentions, comprit bientôt qu'il n'avait plus à redouter l'ambition de Bruce, auprès d'Édouard seulement; il lui demanda une entrevue , ou força Bruce à la lui demander. Ils se virent dans l'église du couvent des frères minimes de Dumfries, et là, soit que Comyn menaçât Bruce de le trahir, soit que la trahison fût déjà consommée et que Bruce en Ot le reproche à Comyn , leur explication fit naitre l'outrage et le défi. Forcé de se défendre ou provoqué de manière à se croire en droit de porter le premier coup, Bruce tira sa dague, poignarda Comyn au pied deTautel, et alla rejoindre deux amis, Lindsay et Kirkpatrick , qui l'attendaient à la porte : A cheval! s'écria*t-il , pâle, l'œil hagard, et le fer sanglant à la main! — Qu'est-il arrivé? demanda Kirkpatrick. — Je crois, répondit Bruce, que j'ai tué Comyn. — Fous croyez? dit Kirkpatrick d'une voix farouche ; je vais rendre la chose sûre. » Et il alla achever le mourant , qui respirait encore sur les marches de l'autel ; les deux compagnons de Comyn accoururent, mais trop tard, et l'un d'eux périt sous les coups de Kirkpatrick.
Cet événement imprévu força Bruce à une mesure décisive; il ne s'agissait plus d'en appeler aux seuls barons : le sang de Comyn lui faisait des ennemis de tous les amis de la victime; la violation d'un sanctuaire par un meurtre allait l'exposer à Texcommunication de l'Église. Obligé de commencer l'insurrec-
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lion, comme Wallace , en menant la vie d'un proscrit, il conçut la possibilité de l'ennoblir en se déclarant roi, et en appelant sa cause celle de tout le pays. Telle était la haine vouée aux oppresseurs, que le poignard d'un assassin finit par l'emporter dans la balance sur l'épée d'Édouard, el que la bannière d'un Outlaw réunit encore une fois la vieille Écosse contre la chevalerie anglaise. Bruce lui-même, en s'identifiant à la cause populaire, épura en quelque sorte son ambition ; le baron artificieux et égoïste devint un chevalier brave, généreux, et l'Outlaw coupable d'un meurtre, un roi noble et humain.
Une démarche décisive était nécessaire pour frapper l'imagipation de ses ennemis. Bruce courut à Glascow, et de Glascow à Scone pour s'y faire sacrer. Son alliance avec l'archevêque de Saint- André mettait de son parti quelques prélats; ce fut celui de Glascow qui fournit les vêtements royaux ; au lieu de la couronne héréditaire, on emprunta un mince diadème d'or à un des saints en pierre de l'abbaye, et ce diadème fut en grande pompe posé sur la tête du nouveau roir La cérémonie était à peu près finie, lorsque arriva Isabelle, comtesse de Buchan , sœur du comte de Fife, qui réclama le privilège qu'avait sa famille, de temps immémorial , de couronner les rois d'Écosse; Bruce fut couronné une seconde fois. Ce roi deux fois couronné avait encore tout son royaume à conquérir; il se hâta d'en parcourir les divers comtés, s'emparant des forteresses et chassant les Anglais.
Édouard venait d'achever un voyage de plaisir, lorsqu'il apprit cette révolte; les infirmités de l'âge commençaient à atteindre son corps, usé par les fa-
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ligues de la guerre; mais son àine avait encore toute sa vigueur, et l'approche de nouveaux combats semblait lui rendre sa jeunesse; il se fit précéder par ses généraux., chargés d'ordres sévères, et annonça que son projet était d'armer son fils chevalier à Westminster le jour de la Pentecôte, où le même honneur serait accordé de la main du jeune prince à tous les jeunes écuyers qui voudraient aller mériter leurs éperons en Écosse. Au jour fixé, le roi donna l'accolade à son fils en grande pompe, et le prince de Galles arma à son tour chevaliers plus de trois cents jeunes gens, la fleur de l'Angleterre. Un grand banquet eut lieu; et quand, selon l'usage, deux cygnes furent servis sur la table, Édouard se leva, et fit un vœu à Dieu et aux cygnes qu'il irait en Ecosse venger Comyn et punir les rebelles; puis, s'adressant à son fils, il lui fit jurer que s'il mourait en chemin, on le transporterait avec l'armée , pour ne l'ensevelir qu'après la victoire. La politique d'Édouard avait toujours été de convertir ses guerres avec l'Ecosse en croisades nationales; le clergé et le commerce offrirent de contribuer à celle-ci par des impôts volontaires.
Bruce et ses partisans n'avaient pu encore rassembler leur armée, lorsque l'avant-garde anglaise les surprit, et la première bataille leur fut contraire. La vengeance d'Édouard s'exerça sur les prisonniers, dont les plus éminents furent exécutés comme traîtres : la comtesse de Buchan et les sœurs de Bruce tombèrent entre ses mains, et furent enfermées dans des cages de fer, un jeune frère de Bruce, Nigel, fut
(i) Barbour [le Briώ) , W. Scott [le lord des (les).
pendu. Bruce lui-même , fugitif ^ erra longtemps dans les Hébrides, où la tradition de ses aventures romanesques s'est conservée religieusement , et a heureusement inspiré les poètes de sa terre natale; mais, dans cette vie errante , héros redoutable quoique souvent invisible en quelque sorte, ses entreprises hardies, ses exploits personnels, sa patience, son génie inventif, le grandirent aux yeux des Écossais autant que l'eussent fait des victoires; et lorsqu'il reparut, il rallia sans peine autour de lui une nouvelle armée, fut vainqueur à son tour, et put faire prévoir à Édouard mourant que Wallace était remplacé.
Ce fut le 7 juillet iSoy qu Édouard, trop faible pour faire de longues journées, s'arrêta à Burghupon-Sand, et sentit que sa fin était proche. — « Il <( fit appeler son aîné fils par devant ses barons, et « lui fit jurer sur les saints qu'aussitôt qu'il serait « trépassé, il le ferait bouillir en une chaudière tant « que la chair se départirait des os , et après ferait « mettre la chair en terre et garderait les os; et toutes « les fois que les Écossais se rebelleraient contre lui, « il semondrait ses gens, et porterait avecques lui les « os de son père (i). » Ce fut ainsi qu'il expira, en vue du pays qu'il avait voué à la destruction,
Édouard II respecta peu les intentions du roi défunt, et n'hérita pas de la persévérance de sa haine contre l'Écosse ; il consentit bientôt à accepter la médiation du roi de France, qui envoya Olivier des Roches pour négocier la paix. Louis, comte d'Évreux, et Guy, évêque de Soissons, vinrent ensuite
(i) Froissard.
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comme ambassadeurs porter de plus pressantes sollicitations , et une trêve fut conclue; mais déjà les Écossais se sentaient assez forts pour chercher des prétextes de la rompre; la guerre continua , et chaque fois que Philippe put croire sa médiation utile aux * Écossais, il sut habilement suspendre les hostilités par ses ambassades. En même temps des volontaires français combattaient dans les rangs de Bruce , dont les progrès furent tels, que le roi d'Angleterre, inspiré un moment par la haine de son père, crut devoir faire un dernier effort pour soumettre ce le re^ belle; » une armée formidable et toute la chevalerie anglaise envahirent TÉcosse, et parvinrent jusqu'au delà d'Édimboui^, dans la plaine de Bannockburn, près de Stirling et Falkirk. Bruce les attendait de pied ferme; plein de confiance en sa cause , combattant comme un simple champion en présence des deux armées, il fit mordre la poussière à un chevalier anglais assez hardi pour se mesurer avec lui en champ clos, et se plaignit seulement que cet exploit avait un peu ébréché sa bonne hache d'armes.
L'abbé d'Unchaffray célébra la messe sur une éminence,et, saisissant le crucifix sur l'autel, il bénit les Écossais en les exhortant à combattre pour leurs droits et leur liberté. Toute l'armée fléchit le genou : <c ils demandent merci, dit Édouard. — Oui, lui répondit d'Umf raville , mais c'est la merci du ciel et non la nôtre. » Les archers anglais commencèrent le combat , et déjà la grêle de leurs flèches éclaircissait les rangs écossais; mais Robert ordonna à son maréchal, sir Robert Keith, de les tourner en faisant un circuit à droite : les archers, surpris et chargés,
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se débandèrent. La cavalerie anglaise s'avançait avec impétuosité pour achever la déroute présumée de Tennemi; Robert avait fait creuser en avant de sa position des fossés couverts ^ où les chevaux anglais s'abattirent. Déjà Robert les taillait en pièces, lorsqu'une seconde armée vint à son secours; telle parut * du moins aux Anglais la foule tumultueuse des varlets et des conducteurs de bagages qui accouraient au pillage. Édouard prit la fuite, laissant sur le champ de bataille ses plus vaillants chevaliers, morts ou captifs. Dans le nombre de ces derniers fut un carme nommé Boston, qu'Édouard avait emmené avec lui pour célébrer son triomphe; ce moine fut condamné à payer sa rançon en poète, et composa le chant de victoire de Bruce.
Citons un court épisode de cette journée. Douglas ayant aperçu Randolphe, son rival en bravoure, qui tenait téte avec quelques soldats à une force anglaise de beaucoup supérieure, s'élance à son secours; mais, au moment où il arrivait, le petit corps des Écossais de Randolphe, repoussant l'ennemi sans rompre ses rangs, voyait les Anglais fuir dans la plaine « comme ces vagues qui sont venues se rompre contre la masse immobile d'un rocher. » Douglas alors : « Arrêtez, dit-il aux siens, arrêtez! nous arrivons trop tard pour les aider : ne diminuons pas l'éclat de leur victoire en affectant d'y prendre part (i). »
La loyauté chevaleresque est de tous les pays ; certes ce sentiment, on le voit, existe depuis longtemps en Écosse; mais ce sentiment qu'exprime Douglas ne
(i) Walter Scott.
DE L*ANGLETEBEB ET DE l'ÉCOSSE.
VOUS raj)pelle-t-il pas cette générosité délicate qui, entre toutes les chevaleries du raoyen âge, distingua surtout la chevalerie française? Nous avons dans notré histoire vingt traits comme celui de Douglas. Que de fois, même avant Fontenoy, cette chevalerie fit la partie belle, non-seulement à ses amis, mais encore à ses ennemis!
La bataille de Bannockburn (juin i3i4) repoussa Edouard sur ses frontières; et pendant tout le règne de Bruce jusqu'à sa mort , qui eut lieu en l'ii^j chaque fois que la guerre éclata entre les deux nations , rAngleterre en fut plus souvent le théatre.que TÉcosse : non-seulement le Cumberland et le Northumberland virent couler le sang anglais, mais encore Bruce portant ses armes en Irlande y fil couronner son frère, qui ne survécut pas longtemps à cet honneur.
Ce règne fut l'âge d'or de la noblesse écossaise, Fâge des Douglas, des Randolphe et d'une foule de braves chevaliers. Le roi Rol>ert Bruce lui-même , leur maitre, les surpassait tous par sa bravoure personnelle, par sa force, qui, dans ce siècle, était aussi une vertu, et par «ses talents guerriers. Comme roi, il déploya des qualités non moins remarquables, et son administration intérieure pendant la paix et ses négociations avec Rome auraient suffi pour le placer au rang des plus grands politiques. Robert P' est le vrai fondateur de la monarchie écossaise.
En i3ii6, un traité d'alliance offensive et défensive entre la France et l'Écosse fut conclu à Corbeil. Deux -années après, le roi d'AnglAerre renonça solennellement à lotttes ses prétentions sur le royaume d'Ecosse, déclarant toutes chartes contraires à cette renoncia-
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lion nulles et non avenues. Ce roi d'Angleterfe élait le jeune Édouard 111 , qui avait succédé à son père depuis deux ans.
Robert Bruce était malheureusement atteint déjà de la maladie qui le conduisit au tombeau. Il passa encore un an dans les loisirs de la paix au château de Cardross, sur les bords de la Clyde , exerçant une généreuse hospitalité envers ses compagnons d'armes , et nourrissant les pauvres du superflu de sa table. Selon l'usage des princes du temps , il avait un fou à sa cour; mais il lui préférait la compagnie d'un lion apprivoisé , qui se laissait caresser de ses royales mains. Quand sa santé ne lui permettait pas le plaisir de la chasse, il aimait à se promener en bateau sur la Clyde.
Ce fut le 7 juin iSag «qu'il sentit, dit Froissard, et connut que mourir lui convenait. Il manda tous ceux de ses barons auxquels il se fiait le plus pardevant lui, et les pria de garder fidèlement son royaume, en aide de David son fils; et après il appela le gentil chevalier messire Jacques Douglas , et , lui rappelant qu'il avait été empêché d'accomplir le vœu de son pèlerinage en Palestine, il le chargea de faire embaumer son coeur pour l'emporter et le présenter au saint sépulcre, — puisque le corps n'y pouvait aller. — Tous ceux qui étaient là commencèrent à pleurer moult tendrement , et ledit messire de Douglas promit à son gentil et noble sire d'exécuter ses volontés, comme loyal chevalier. Adoncy dit le roiy ores soit Dieu gracié y car je mourrai ptUs à paix dorénavant. Aussitôt après trépassa de ce siècle le pieux Robert de Bruce.