Z LA RIVALITE
exceplaient du sacrement leurs mains droites, pour qu'elles portassent des coups plus terribles à leurs ennemis.
Jacques entra en Angleterre à la tète de cent mille hommes, comme s'il eût marché à un grand toui'noi; le comfe de Surrey n'en avait pour lui résister que vingl-six mille. If eût fallu que Jacques profitât du dernier moment de terreur causé par son approche; par malheur, il trouva sur les frontières les séductions du château enchanté d'Armîde : lady HeroD vint se jeter à ses pieds pour obtenir la grâce de sou époux, qtii, accusé d'un meurtre, était pnst>nnieren Angleterre. Jacques se montra clément; mais il ne s'en tmt pas là, et perdit plus d'une semaine à faire l'amour
dans le château de Ford Il faut être juste envers
saint André: il avait mêlé à ses promesses dçs avis salutaires pour empêcher le roi de trop se fier à «certaines femmes,» ce qui avait fait croire que la reine délaissée était pour quelque chose <\fins toutes les apparitions en faveur de l'Angleterre. Enfin, la grande armée du roi d'Écdsse con^mençait à manquer de vivres; la vue seule des Anglais put ranimer sonardeur : la bataille de Flodden-Field fut livrée, bataille funeste, où l'Ecosse perdît ses plus vaillants chevalfers, avec son roi, dont Je corps resta longtemps ignoré sous un monceau de cadavres. J« peuple crut qu'il avait échappé, à la mort par un miracle, et qu'un secret pèlerinage l'avait conduit à Jérusalem : c'est ainsi que le roi dom Sébastien de Portugal avait disparu mystérieusemetit dans son dernier combat avec tes Maures.
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