‹ Histoire de Charles-Édouard, dernier prince de la maison de Stuart, precédéeChapitre 64 sur 72 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

HAKCHB DE CHARLEÏ-ËDOUAIUl. -

NltjU GUINÉE «EHHOHS DU DINANCdE. — IbS >ll>»«nAUIS D

— LA FIIIIIU.e DE KOB-nOt MAC CIIECOK — IHrOUtlONB. — LE

rjMHLEg-ÉnoDAn», — souTENina de brvce et pE ivallace. — s

Pendant que sir Joliii Cope s'avançait par étapes dans les.Higlilands, Charles-Edouard, qui venait à sa rencontre en traversant les comtes où il savait trouver des amis, voyait en effet sa petite armée augmenter sans cesse, semblable aux rivières rapides de t^^tte contrée, dont le cours se grossit, sur leur passage, des torrenis de chaque montagne et des ruisseaux de chaque val]on. Glenfinnin est à quarante milles de Corryarrack , où le prince arriva le a7 août avant le général de Georges II. Un dernier déserteur, du clan de Caméron, vint l'aveitir de la retraite des Anglais. A cette nouvelle, Charles- Edouard demande une lasse dewhisky(i), et en faisant verser une autre à chaque montagnard : « Buvons, dit-il , à la santé de ce bon M. tope, et puissent tous les généraux de l'usurpateur se montrer nos amis comme lui (a)! »

. Le premier mouvement des montagnards fut de se

(i) Eau-rfe-vie d'orge. i

(a) Journal and Memoirs.

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8S3 mSTOIHB

melti'e à la poiirsiiile des u liabits-rouges ,'i), » qu'ils raillirent alleindre k Garryniore: mais là, s'étant arrêtés pour reprendre haleine /les Chefs tinrent conseil avec le prince, et réfléchirent qu'il vaudrait mieux laisser sir John Cope achever sa retraite sans l'inquiéter, pour aller s'emparer d'Edimbourg, où leur entrée équivaudrait à une grande victoire, f'onr tenter ce coup d'éclal, onavaild'abordpensé qu'il était plus sûr d'attendre lesMac-Intosbes, \€s Frasers et d'autres clans; mais on les remplacerait par le clan d'Àlbole, et les autres montagnards du Petthshire. Déjà d'ailleurs , aux Mac-Donalds, aux Caioérons et autres tribus du nord, qui étaient parties de Glenfmnio , s'étaient réunis les.Stuarts d'Appin , les Mac-Doualds de Gtengary et les Grants de Glenmorriston. Enfin, Murray de' Broughion répondait des dispositions favorables des jacpbites delà capitale d'Ecosse. « À Édimboui^l à Edimbourg! » tel fut le cri général ; et l'on se mit en marche. Le deuxième jour, Chartes-Edouard était déjà dans le Badenoch; le troisième, à Blair, résidence du duc d'Albole, qui avait eu soin de ne pas l'attendre pour n'être pas forcé de se pi'ononcer encore : en son absence, son frère, te marquis de TuIIibardine, qui pour les jacobiles était le vrai duc, crut pouvoir faire tes honneurs du cliâleau au prince el à ses onSciers. Son influence ftt déclarer le dan presque entier en faveur des Stuarts : moins prudents que le duc d'Atholcj lord PJaïrn , sir' Georges Murray, ses frères et ■ plusieurs autres gentilshommes du comté, vinrent

(i) Sidier-roy — soldats rouges, d'après la couleur de l'unifonne anglais.

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offrir leurs épëes à Charles : cet exemple fut suivi par Oliphaot, laird (seigneur) de Gask, et Mercer, taird d'Âldie, dont les tenauciers formèrent un r^imenl. Le duc de Perlli arriva aussi avec deux cents hommes le 3 septembre. Ix)cliiel, avec quatre cents Camérons, alla proclamer Jacques VIII à Dunkeld, et le prince entra presque en triomphe dans la ville importante de Penh. Quelques-uns des magistrats seuls avaient fui, ta majorité des habitants associant au nom des Stuarts des souvenirs d'illustration et de bienfaits pour leur antique cité. Perlh , autrefois Saint-Johnstoun, avait été le séjour favori des trois Robert , de Jacques l" et de Jacques II. Jacques VI avait tenu à honneur d'en être le lord prévôt; et à trois milles de Perth est cette royale abbaye de Scofte, oîi tant de rois avaient été couronnés. Cbarles-Édouard vit toute la population s'empresser sur ses pas , et reconnaître en lui le descendant de ses anciens souveiains. Si les grâces de sa personne et sa taille avantageuse ne démentaient pas son origine aux yeux du peuple et des bourgeois, sa hardiesse et sa vivacité avaient séduit bien mieux encore les compagnons de ses premiers périls : ils étaient déjà fiers d'un chef qui, oubliant son rang dès qu'il avait donné ses ordres, avait naturellement adopté la vie et les habitudes des Highlanders, avec leur costume(i); rien en lui n'annonçait la mollesse des cours; infatigable marcheur, il recueillait le fruit de ses chasses pénibles en Italie. Riant des privations, franchissant le premier les rochers et les

(i) Avant mcme de (iiiittcrla France, il a ruiiue iju'on portait atora à lu cour lit FraiicL', d'Angleterre.

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torrents, toujours gai, toujours alTable, il trouvait, sans les chercher, de ces mots heureux qui courent de rangs en rangs, et électrisent le soldat.

En partant pour leCorryarrack, où Charles-Edouard croyait que sir John Cope l'attendrait , il s'était fait apporter un costume complet de tartan (étofle à carreaux d'Ecosse); il avait attaché lui-même à son pied l'espèce de chaussure grossière appelée brogues, en peau non tannée ; et, en PiiLantla^dernière courroie, le prince fit le serment de n'en changer que lorsqu'il aurait comhaltu l'ennemi. Les montagnards l'admirèrent encore davantage dans ce costume, et déjà il pouvait se faire entendre d'eux dans la langue gaélique. Il avait appris par cœur quelques-uns de leurs chants traditionnels, et se faisait ^volontiers répéter tes récits des vieux temps. Le laisser aller du prince, qui eût peut -élre choqué la gravité anglaise, s'alliail à merveille avec l'audace aventureuse de son expédition. Dans les châteaux où . il s'arrêtait , à l'approche des basses terres, et bientôt dans la ville de Perth, ce caractère de héros de roman , joint à la grâce de ses manières , parlait vivement au cœur des dames; c'était pour elles un bonheur de le voir de près, d'en obtenir un sourire, de lui baiser les mains ; et celtes qui , plus hardies et plus heureuses, osaient lui demander d'être baisées sur la joue, excitaient une sorte de jalousie, comme si , parmi les dames d'Ecosse, le rojrdlisme était devenu de l'amour.

Charles-Edouard prolongea son séjour à Perth pendant une semaine. Avant d'entrer dans un pays de plaines, il avait besoin de régulariser un peu son armée, de l'exercer même à quelques manoeuvres. Il

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DE CHAALES-ÉDOU&RD. 355

commandait en personne les évolulions sur ces magnifiques prairies que la ville renferme dans ses murailles, et fameuses par le combat terrible du clan Chatanet du clan desSVlac-Intoshes, sous Robert IV (■). Le spectacle de ces soldats à demi barbares, qui portaient peut-être encore le costume du temps de Macbeth, et leurs toques ornées du feuillage distinctifde chaque tribu, aurait pu rappeler aux vieux bardes la marche de l'armée de Macduff, sortie de la forêt de DuDsinane, dont ou remarque les restes non loin de la cîlé de Pertb.

Charles distribua aussi les grades supérieurs de son armée : lord Georges Murray fut nommé son lieutenant général , et ce poste était dû à ses talents autant qu'à son courage. Georges lord Murray avait pris part à la guerre de l'^iS età l'échauiTourée de 1719. Ayant quitté l'Ecosse après la défaite des Espagnols à Glensheîl, il avait servi snr le continent avec distinction dans les troupes sardes , et n'était rentré dans sa patrie que sous la responsabilité de son frère, le duc d'A- Ihole, que nous avons vu, de peur de se compromettre, abandonner son château de Biair à l'approche des montagnards. Lord Georges Murray était grand de taille, robuste, actif, d'une bravoure à l'épreuve, excellent dans le conseil , et prorapt dans ses décisions. Ses défauts étaient une franchise un peu brusque , qui ne déplaisait pas aux. soldais , mais qui blessait quelquefois ses égaux. Ses manières conirasiaient avec les formes polies que le duc de Perlh devait aux vingt premières années de sa vie passées en France.

(1) Ce combat est dét-rit dans la Jolis fille de Pebth.

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as mSTOIHB

l]n aulre motiTobligea le prince de séjourner quet- (|ues jours à Perih. Tout l'aident apporté de France élait épuisé ; on assure qu'i) avait tout juste alors une guinée dans sa poche ( i ). Quelques subsides des jacohites d'Edimbourg lui parvinrent; mais il remplit surtout sa caisse militaire en envoyant des détachements à Dundee et autres lieux, pour saisir les fonds du gouvernement, ou lever des contributions au nom de Jacques Vtll (2). Enfin, il s'agissait d'obtenir des bourgeois de Perth eux-mêmes aulre chose qu'un bon accueil, et il en obtint en effet cinq cents livres sterling, qui lui coulèrent des négociations directes avec les baillis de la cité, et un peu de galanterie auprès de leurs dames, qu'il rendit loules glorieuses en leur faisant l'honneur de danser avec elles dans un bal qui lui fut donné. Il y en eut cependant qui trouvèrent qu'il quitta la fête de trop bonne heure, quoiqu'il eût eu bien soin de s'excuser sur la nécessité d'aller visiter ses sentinelles.

Le dimancbe(8septembre), Charles se rendit aussi à l'église presbytérienne, pour montrer qu'il n'était point l'ennemi du culte des sujets de son père, lin journal du temps a conservé le nom du prédicateur (H. \rmstrong), qui choisit ce jour-là son texte dans les prophéties d'Isale (3) :

(1) Hohe's HUtory.

(a) Ces détachements allèrentjiisqu'àAberbrothick etlUontrose. lis ne commirent aucune violence, mais ils ouvrirent les prisons et élargirent les prisonniers pour dettes. Un Chef jacobite fut depiib pris à partie par les créanciers d'un détenu qui avait profité de

celte c

(3) Isaïe, chapitre 14, cilé par It Caledonian Mercury.

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1>b CHAHLES-KDDUAnD. S51

« I " Car l'Étemel aura pitié de Jacob , el élira encore Israël , et il le rétablira dans sa terre, et les étrangers se joiodront à lui, et s'attacheront à la maison de Jacob.

« i" Et le peuple le prendra et te ramènera, el la maison d'Israël le possédera en droit d'héritage sur la terre de l'Eternel , comme des serviteurs et des servantes; ils tiendront captife ceux qui les avaient tenus captifs , et ils domineront sur leurs oppresseurs. »

Une foire annuelle avait lieu à Perth; lorsque le prince y entra, elle ne fut point troublée. Tous les étrangers reçurent des passe-ports ou des saufs-conduits pour leurs denrées el leurs personnes; un marchand de Londres fut surtout bien accueilli de Charles-Edouard , qui le chargea d'annoncer à ses concitoyens que dans deux mois ils le verraient au palais de Sainl-James. Afin de rendre cette prédiction plus sûre , il ne négligea pas non plus d'écrire secrètement au comité anglais, pour engager ses adhérents à redoubler d'efforts en faveur de la bonne cause.

À la nouvelle de son débarquement, les ministres du roi Georges avaient proclamé sa mise hoi-s la loi, ' en offrant 3o,ooo livres sierliog à quiconque apporterait sa tète. Parmi les manifestes signés par Charles- Edouard à Perth , est celui qui répond à celte provocation à l'assassinat. Il avait repoussé d'abord avec indignation le conseil de mettre, lui aussi, à prix la léte de X électeur; ses officiers insisièrent, et il céda, mais en ne promettant pas*plus de 3o livres sterling, au lieu de 3o,ooo. Forcé par de nouvelles iraportunités, il finit par adopter ce dernier chiffre, se réservant d'exprimer encore sa véritable pensée en ajoutant

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3fiS HISTOIKB

cette phrase : — « Si quelque fatal événement était la conséquence de ceci, que le blâme en retombe exclusivement sur ceux qui ont donné cet exemple infâme (i)! »

Enfin , le 1 1 septembre, l'armée se mit en marche pour la capitale de l'Ecosse, et Bt halte à Dunblane, on elle fut jointe par les Mac-Donalds de Glencoe, débris du fameux massacre du temps de Guillaume, et par tes Mac-Gregors, commandés par le neveu et le fils du Chef si connu sous le nom de Bob-Roy (2).

(1) Charles-Edouard s'explique sur cette proclamation dans une longue lettre k son père, que je renvoie, en appendice, à la fin du volume. Cette lettre, donnée en note daas les Jacobite Memoin, page 33, et que l'éditeur dit extraite de la collection del'évêque Forbes, serait bieo extraordinaire, si elle avait été écrite confideutieltement, et sans arrière-pensée de la rendre publique. Le prince, avec une inspiration héroïque , et cependant avec une apparence de facilcbonhonaie,; traite toutes les questions épineuses d'une restauration, et les tranche toutesdans le sens le plus libéral. Il répudie tout le passé de sa famille, se prononce contre l'intervention étrangère, rejette les superstitions du catholicisme , comme l'entendait Jac(]ues II;$e déclare prêt à mourir pour conserver l'indépendance nationale , proclame les talents et les qualités du duc d'Argyle, etc. Le style d'ailleurs de la lettre est le même que celui d'une procUmation officielle datée d'Edimbourg.

(a) Robert Mac-Gregor de Glencarnoch commandait une compagnie ; une autre-branche da clan , sous les ordres de Glengyle et de son cousin James Roy-Mac-Cregor, le fils de Rob-Roy, préféra s'associer aux levées du duc de Perth ; et James , par ane sorte d'adoption dont il y a plusieurs exemples dans les traditions du la haute Ecosse, prit le nom de Drummond, au lieu de celui de Campbell : cette branche du clan était la bande même de Rob- Roy. Avec douze hommes seulement, James surprit te fort d'Inversnaid, qui avait été bâti expressément contje les Mac-Gregoi'S, (Introduction à Rob-Rov.)

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DK CHIBLES-BDOUAHD. 36»

Le 1 5, on se dirigea vers les gués tlu Frew. En passant par Doune, le prince trouva devant la maison de sir Edtnonstone de Cambus toutes les dames de sa famille et plusieurs autres du voisinage, qui distribuaient des rubans blancs à ses soldats ; elle le supplièrent de mettre pied à terre, et d'accepter quelques rafraîchissements ; il ne voulut point descendre de cheval , mais il vida un verre de vin à la santé des dames présentes. Les miss Edmonstone obtinrent ensuite la Faveur de lui baiser la -main, et une jeune fille plus hanlie, ou devinant, à l'air galant du petit-neveu de Charles II, qu'il ne croirait pas compromettre sa dignité de prince en accordant une grâce plus douce , demanda , en rougissant, un baiser sur ses lèvres : le baiser, donné et rendu aussitôt, fit, dit-on, des jalouses (i).

Le gué du Frew, où Charles-Edouard se proposait de passer le Forth , est à huit milles au-dessus de Stirling. En 1715, le comte de Mar n'avait pu le franchir. Les dragons laissés par sir John Cope dans les Lowtands n'osèrent pas disputer le passage de ce fleuve, qui était en quelque sorte pour Charles- Edouard le passage du Rubicon (a). Il fut le premier à pousser son cheval dans les flots, en agitant son épée nue. Les montagnards n'hésitèrent pas à le suivre; et, à mesure que les divers clans parvenaient sur l'autre rive, son sourire ou ses félicitations ajoutaient à leur enthousiasme. On fit halte à Leckie-House; le propriétaire de ce château était un jacobite zélé ,

f 1) A Hûtorjr of Stirling'hire, cité par R. Chambeks.

(l) CSltHBBRS.

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M. Moir, que les dragons avaient cDlevé la nuit précédente et emmené à Slirlîng , pour le priver, disaientils, du plaisir de recevoir le prince. Le soir , l 'avantgarde était dans la plaine de Toucb; et là cinq à six cents montagnards se détachèrent pour prendre la route de Glascow, où ils avaient l'oi-dre de réclamer un subside de quinze cents livres sierliag. Le gros de Farinée s'avança le lendemain au delà de Stirling, et soumit cette ville, dont le château seul refusa de se rendre. Cliarles-Édouard dormit dans la plaine de Bannockburn, etdut y penser avec émotion à lagrande victoire par laquelle Bruce brisa le joug de l'Angleterre; il pouvait se flatter déjàde renouveler ces temps d'héroïsme où un simple chevalier ralliait l'Ecosse autour de sa bannière longtemps proscrite, et devenue la terreur des oppresseurs. Le 1 5, il coucha à Falkirk, où il devait un jour réparer ta défaite de Wallace; et il y fut joint par le comte de Kilmarnock , destiné à la fin tragique du champion de l'indépendance écossaise contre les Édouards. Cependant les dragons se repliaient sur Lialithgow, d'où ils partirent encore celte même nuit. Linlithgow était une ville jacobite, ayant à la tète de son conseil municipal un lord prévôt jacobite (i), et fière comme Perth des souvenirs de la résidence des Stuarts. Le lendemain, Charles y fut conduit en triomphe au château de ses ancêtres, à ce château si cher au chevaleresque Jacques IV et à sa petite-fille infortunée. Uu banquet y avait été pré-

(i) On lit daaiïe /acobitûme triomphant i\\iK le prévôt Bscknay s'était retiré à Edimbourg, de peur de se compromettre; mais que sa femme et ses filles allèrent au-devani du prÎDce avec des cocatdes blanches.

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DB CB*lLB»-iDOU*Kt>. 361

paré; l'élite des boui^eois de la ville y fut admise, et de copieuses libations y inspirèrent tous les toasts des vieux cavaliers. Enfin , le 17, Charles aperçut la royale cité d'Edimbourg, des hauteurs de Corstorphine. Avant d'y entrer avec lui , voyons ce qui s'était passé dans cette ville depuis le départ de sir John Cope.

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