‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 109 sur 144 · AUX APPROCHES DE LA GUERRE CIVILE · texte numérisé non relu

AUX APPROCHES DE LA GUERRE CIVILE

« privé serait réglée et restreinte, que nous aurions des a Parlements triennaux, que dis-je, un Parlement per- « pétucl que personne ne pourrait dissoudre, si ce n'est (f nous-mêmes : à coup sûr, nous aurions regardé tout « cela comme un rêve de bonheur. Eh bien ! nous pos- « sédons vraiment tout cela, et nous n'en jouissons pas; « nous insistons sur de nouvelles garanties. La posses- (i sion actuelle de tous ces biens en est la meilleure « garantie; ils se garantissent l'un l'autre. Prenons « garde qu'en recherchant à travers toutes sortes de « hasards une prétendue sécurité, nous ne mettions en « péril ce que nous possédons déjà. Obtinssions-nous « tout ce que nous souhaitons, nous ne jouirions point a d'une sécurité mathématiquement iufailUble; toutes « les garanties humaines peuvent se corrompre et 8 manquer. La providence de Dieu ne souffre pas qu'on « l'enchaîne ; elle veut que le succès demeure en ses a mains. Monsieur l'orateur, c'est maintenant qu'il « nous importe de recueiUir toute la sagesse dont nous a sommes capables, car nous voilà à la porte de l'in- « cendie et du chaos. Si une fois le sang touche le sang, n nous tomberons dans un malheur certain, eu atten- « dant un succès incertain, que nous obtiendrons, Dieu a sait quand ! Dieu sait lecjuel ! Tout homme est tenu « de tenter les derniers efforts pour empêcher l'effusion a du sang; le sang est un péché qui crie vengeance ; il « souille tout un pays. Sauvons nos libertés et nos « biens, mais de telle sorte (pie nous sauvions aussi a Bos âmes. J'ai clairement acquitté ma conscience;

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