‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 13 sur 144 · POURSUITES DE L'ACCUSATION · texte numérisé non relu

POURSUITES DE L'ACCUSATION

haines de cour. Le comte de Bristol se plaignit de n'avoir pas été convoqué au Parlement * . Biickingliam, qui le craignait, voulait le tenir éloigné. La Chambre des Pairs reconnut le droit du comte , et Gliarles Uii adressa des lettres de convocation, mais en lui ordonnant de rester dans ses terres. Le comte recourut de nouA^eau à la Chambre , la suppliant d'examiner si les libertés de tous les pairs du royaume n'exigeaient pas qu'il vînt siéger. Aussitôt le Pioi le fit accuser de haute trahison*. Pour se défendre. Bristol, à son tour, accusa Biickingliam^; et Charles vit son favori poursuivi à la fois par les députés du peuple et par un vieux courtisan.

C'était trop inquiéter son pouvoir et trop olîenser son orgueil. On n'avait pu convaincre Buckingham d'aucun crime; on en voulait donc à son ministre et à son ami. Il dit aux Communes : « Je dois vous faire connaître que a je ne souffrirai pas que vous poursuiviez aucun de mes « serviteurs, encore moins ceux qui sont placés très-haut a et près de moi. Jadis on demandait : Que fera-t-on « pour l'homme que le Roi honore? Maintenant il y a o des gens qui se fatiguent à chercher ce qu'on fera « contre l'homme que le Roi j uge à propos d'honorer. Je « désire que vous pressiez l'affaire de mes subsides; « sinon, ce sera tant pis pour vous-mêmes; et s'il eu

1 En mars 1626. Parliam. Hist., t. II, col. 72 et suiv. » 1" mai 1626 ; Parliam. Hkl., i II, col. 73. « îhid., col. 86.

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