‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 27 sur 144 · POURSUITES CONTRE LES · texte numérisé non relu

POURSUITES CONTRE LES

quaudacioiix, pins insolents que pervers, leurs paroles, leurs actes même dépassaient le but de leurs pensées. Le Roi, c-e disaient-ils, s'était montré juste et bon envers son peuple ; il avait beaucoup permis, beaucoup accordé. Rien n'avait suffi à h Chambre des Communes ; elle exigeait que le Roi se mît dans sa dépendance et sous sa tutelle; il ne le pouvait sans cesser d'être Roi. Quand le prince et le Parlement ne parvenaient pas à s'entendre, c'était au Parlement de céder, car le prince seul était souverain. Puisque la Chambre ne voulait pas céder, il fallait bien gouverner sans elle ; la nécessité était évidente ; tôt ou tard le peuple la comprendrait, et alors, le Parlement devenu plus sage, rien n'empêcherait qu'au besoin le Roi ne le rappelât auprès de lui.

Plus imprévoyante encore que le Conseil, la cour ne vit guère dans la dissolution qu'une délivrance. En présence de la Chambre des Communes, les courtisans \ivaient mal à l'aise ; nul n'osait poursuivre hardiment sa fortune, ni jouir hautement de son crédit. Les embarras du pouvoir gênaient les intrigues et attristaient les fêtes de \Yhitehall. Le Roi était soucieux, la Reine intimidée. Le Parlement dissous, ces inquiétudes et ces entraves disparaissaient; les grandeurs frivoles retrou^ valent leur éclat, et les ambitions domestiques leur liberté, La cour n'en demandait pas davantage, et s'inquiétait peu de savoir si, pour la satisfaire, on changeait le gouvernement du pays.

Le peuple en jugea autrement : la dissolution fut, à ses yeux, un symptôme assuré d'un profond dessein, de

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