‹ Histoire de Charles Ier (volume 2)Chapitre 42 sur 144 · DANS L'EGLISE ANGLICAN K · texte numérisé non relu

DANS L'EGLISE ANGLICAN K

vaient contre ces empiétements*; mais Charles n'en tenait nul compte ; et telle était la contiance de Laiid que, lorsqu'il eut fait donner à l'évèque Juxon la baguette de grand trésorier, il s'écria, dans le transport de sa joie : « Maintenant, que l'Église subsiste et se « soutienne par elle-même; tout est consommé, je ne « puis rien de plus*.»

Quand les choses en furent venues à ce point, le peuple ne fut plus seul à s'en irriter. La haute noblesse, en partie du moins, prit elle-même l'alarme ^ Il y avait là beaucoup i)lus que de la tyrannie : c'était une vraie révolution qui, non contente d'étouffer la réforme populaire, dénaturait et compromettait la première réforme, celle qu'avaient faite les rois et adoptée les grands seigneurs. Ceux-ci avaient appris à proclamer la suprématie et le droit divin du trône, qui du moins les affranchissaient de tout a-utre empire; maintenant il fallait qu'ils acceptassent également le droit divin desévè(]ues, qu'ils s'humihassent à leur tour devant cette Église dont ils avaient api)laudi l'abaissement et partagé les dépouilles. On exigeait d'eux la servihté, encore plus jalouse de ses prérogatives que la liberté de ses droits; et à d'autres, naguère leurs inférieurs, on permettait de s'arroger l'indéiJcndance. Pour leur rang, pour leurs biens même peut-être, ils se sentaient en péril. L'or-

1 Neal, Hist. of the Punt., t. II, p. 213.— Clarendon, Hist. of thereheïï., t. II, p. 230.

* Laud's Diary, p. 51-53, sous la dalf du G mars 1636 » Neal, iiist. ofthePurit., t. II, p. 250.

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