DE PAIX AU ROI (AOTJT
midésparcet argument. Il fallut renoncer à tout espoir de perdre ainsi directement le lieutenant général, et Huntington se contenta de faire imprimer son récit. Les démarches dirigées vers la paix eurent plus de succès. En vain les chefs indépendants, Vane et Saint-John surtout, s'épuisaient en artifices pour traîner les débats en longueur ; en vain d'autres plus grossiers, Scott, Venn, Harvey, Weaner, se livraient contre leurs adversaires aux plus fougueux emportements; ces violences mêmes, l'anarchie de plus en plus croissante, l'arrogance des soldats, le ton impérieux des pamphlets et des pétitions, même pacifiques , tout révélait à la Chambre sa propre décadence , tout portait au désir de la paix quiconque n'était pas engagé sans retour dans la faction : « Mon- « sieur l'orateur, dit un jour Rudyard ', à force de siéger 0 ici, nous voici arrivés à une belle situation : le royaume € tout entier est devenu un Parlement; l'armée nous a 0 assez longtemps enseigné ce qu'il fallait faire, et a voudrait bien nous l'enseigner encore; la cité, la « province, les officiers réformés nous viennent remon- « trcrcliaquejourceque nous devrions faire. Pourquoi? « Parce que nous-mêmes ne savons pas ce que nous « avons à faire. » Et la majorité pensait avec lui que la paix seule pouvait la tirer de ce honteux embarras. Elle prit enfin sa résolution, vota qu'une négociation nouvelle s'ouvrirait sur-le-champ avec le Roi, approuva V
» Le 8 août. Parliam. Hist., t. III, col. 9&1-986. • Le 20 juillet. Ibid., t. III "ol. 959.