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March, march, scourges of heresy!
Down with the kirk and ils -whilliebalocry! Mafch, mardi ! down wilh suprcmacy And thekist fuV wliistles, (liât makssic a clearjf
Fife-men and pipers braw,
Moivy deils, tak them a' Gown, lace and livery, lickpot and ladlo;
Jockey sliall wear Ihe hood,
Jonny the sark of God, For codpiece and petticoat, dishclout and daidîe.
March, march,.blest ragamuffuis !
Sing, as ye go, the hymns of rojoicing !
March, march, juslified ruflians !
Choscn of heavon! to glory you're rising. Raggcd and trcacliorous, Lousy and lechcrous, Objects of misery, scorning and laiigbter; Nevcr, o bappy race !
Magnified so was grâce; Host of ihc riglitcous ! rus^h to tbe slaughler!
(iiogg, Jacobite Rilics of Scotland, t. I, p. 5, Î6J.
En avant, en avant, fouets de l'hérésie ! à bas l'Église et Kl voracc liypocrisic ! En a\anl, en avant! à bas la sapréffiatie et le coffre aux tuyaux' qui rend des sons si brillants! Fifres, braves joueurs de cornemuse, gais démons, à bas le surplis, les dentelles, la livrée, la lèche-frite et la cuiller à pot- ! Jockey portera la capuce pour bonnet, et Jenny la soutane pour jupon, pour torchon et pour baveion.
En avant, en avant, chenapans bénis ! chantez en marchant les hymnes de réjouissance; en avant, en avant, bandits sanctifiés ! élus du ciel, vous marchez à la gloire ; traîtres en haillons, pouilleux et paillards, proie de la misère, objets de nre et de mépris; jamais, ô race bienheureuse! jamais la grâce n'a brillé avec tant d'éclat ; armée des justes, en avant ! au carnage !
' L'orgue.
* Mani.'re insultante et populaire de designer les pauvret curés et Ticaires de l'Église auglicaoe.
(Servant d'éclaircissement à la jiage 353.)
J(3 donne ici les pièces et dépêches inédites relatives à l'intervention des États généraux des Pro^'in ces-Unies en faveur de Charles I^^ La première de ces pièces est eu français j les autres sont en hollandais : je les ai fait traduire complètement et littéralement^ d'après des copies certifiées des originaux que M. de Jouge, archiviste du royaume des Pays-Bas, a fait faire pour moi^ et m'a envoyées de la Haye.
l** Sommaire de ce que,Son Altesse royale le prince de Galles a fait représentrr de sa part et en sa présence, aux hauts et puissants seigneurs les États {/fnêraux des Provinces-Unies des Pays-Bas, par le résident du Roi de la Grande-Bretagne,, etc., le 23^ jour de janvier I6i9.
Son Allesse royale le prince de Galles a de longtemps eu l'intention de demander audience en sa personne propre pour reconnaître les honneurs et grandes civilités qu'il a reçus de Leurs Seigneuries depuis son arrivée en ces pays : à présent, il la désire bien instamment, sur une occasion de la plus grande importance du monde à Son Altesse, dont il présume que Leurs Seigneuries en auront mi très-grand ressentiment. Leurs Seigneuries ne sauraient qu'avoir connaissance du grand danger présent de la vie du Roi, son père, comme après im traité personnel avec ses deux Chambres du Parlement, il y avait tel progrès à la paix par les concessions de Sa Majesté, que lesdites Chamnres se sent déclarées résolues de procéder là-dessus à l'établissement de la paix du royaume; ce qui aussi eût indubitablement succédé, si l'armée n'eût point saisi la
personne de Sa Majesté, et mis en prison plusieurs membres du Parlement, qui se sont montrés les plus adonnés audit traité de paix.
Tel donc est l'état de ce royaume bien misérable ; le Roi si étroitement emprisonné, qu'un gentilhomme envoyé exprès de la part de Son Altesse, seulement pour voir Sa Majesté, n'a pas été permis d'entrer en sa présence j le Parlement telle ment rompu et dissipé, qu'il n'y reste qu'environ cinquante de plus de cinq cents personnes dans la Chambre des Com munes; et la Maison des Seigneurs, qui ont unanimement refusé leur concurrence à ces procédures violentes, en effet anéantie, par une déclaration de ce peu de Communes que tout pouvoir souverain, dans ce royaume-là, leur appartient^ sans roi, sans seigneurs. De sorte que les membres du Parlement ne s'assemblent point, sinon ceux qui s'accordent et soumettent aux résolutions d'un conseil de guerre, constitué pour gouverner le royaume; ayant à cette (in publié une remontrance qui contient le modèle d'un nouveau gouvernement que l'on veut étalilir, à la ruine du Parlement aussi bien que du lloi, renversant la fabrique et la constitution du royaume et de toutes les lois d'icelùi, et exposant la religion protestante à Tinvasion de plus d'hérésies et de schismes qui jamais en aucun siècle ont infesté l'Église chrétienne.
On ne se contente point de cette confusion, mais davantage on a déclaré une résolution, et ordonné des commissaires, pour faire procès contre la personne de Sa Majesté, en apparence pour la déposer et lui ôler la vie ; ce que Son Altesse ne saurait mentionner sans horreur; aussi il s'assure que Leurs Seigneuries ne l'entendent point sans semblable détestation.
Quelle influence ces procédures non pareilles peuvent avoir sur l'iiiféiét et le repos de tous rois, princes et l'itats, et com- Lion ce pouvoir extravagant, que ces gens-là ont usurpé,
puisse toucher la tranquillité des pays voisins, cl jusqu'où ]a religion réformée puisse souffrir par ces actions scandaleuses de ceux-là qui en font profession, il n'est pas besoin que Son Altesse presse Leurs Seigneuries à considérei' ; mais il se contente d'avoir fait ce triste récit de la condition et misère dans laquelle le Roi et la couronne d'Angleterre sont à présent, s'assurant que Leurs Seigneuries se veuillent comporter làdessus selon l'estime et respect qu'elles ont toujours montrés à l'égaid d'un si bon ami et allié. Ainsi Son Altesse se promet au plus tôt de l'amitié et prudence de Leurs Seigneuries telle assistance de leur conseil, et autrement, que lextrêrae nécessité h présent du Roi son père et de Son Altesse requiert, qui par icelle seront à jamais obligés de tout contribuer en leur pouvoir au maintien et à l'avancement de l'intérêt, gran* deur et félicité de Leurs Seigneuries.
A la suite de ces représentations du prince de Galles, les ttats généraux résolurent d'envoyer à Londres, comme ambassadeurs extraordinaires, j\IM. Albert Joacbim et Adrien de Pauw, en leur donnant les instructions suivantes r
2» Instructions pour MM. les ambassadeurs de leurs Hautes Puissances envoyés à Londres dans l'année 1 649.
MM. les ambassadeurs représenteront au Parlement d'Aur gleterre que les conséquences de l'emprisonnement du Roi tourneront à l'avantage ou au désavantage du royaume d'Angleterre, selon la modération ou la dureté que l'on déploiera dorénavant à l'égard de sa personne ; car tous les neutres sont d'avis que l'infortune dans laquelle il se trouve actuellement lui est survenue parce qu'il a été d'un avis contraire à
celui qui a prévalu quant aux moyens à employer pour rciiiôdioraux maux qui régnent dans l'empire de laGrande-Bretagne. Comme il est encore temp;> de trouver des remèdes h. ces maux, le Parlement est prié de ne point tolérer qu'on saisisse toutes sortes de prétextes pour aggraver les griefs dont on charge déjà le prisonnier, et le rendre par là plus malheureux qu'il n'est dans ce moment. En supposant que le parti qui maintenant est dans le malheur eût eu le dessus, il se peut qu'il eût voulu juger avec rigueur les actions de ses adversaires, et qu'il leur eût refusé toute espèce de moyens de défense; mais MM. les États généraux sont persuadés que la bonne foi de tous ceux qui entendront la proposition de MM. les ambassadeurs leur fera intérieurement répondre que cela n'aurait pas été équitable, et qu'ils approuveront Taxiome : Politicuin in civilibus dissensionibus , quamvis, sœpe per eas status lœdalur, fton tam^,n in exilium status conteuditur , proinde qui in alter— titras partes descendant hoslium vice non habcndi.
MM. les États généraux savent que Vos Excellences ont nommé des commissaires extraordinaires pour examiner la situation du Hoij ils s'en rapporto*it tant au choix de Vos Excellences qu'à la sincérité et à la bonne foi avec laquelle lesdits commissaires' rendront, dans la cause en question, un jugement qui puisse être soumis à l'examen du monde entier et approuvé un jour par le juge suprême envers lequel ils seront responsables. Tous les gens de bien s'attendent que, dans une alfaire d'une telle importance, on procédera d'une manière sage et chrétienne.
L'expérience de tous les temps a démontré que la méfiance s'introduit facilement dans les gouvernements; que dans ceux qjii sont composés de plusieurs corps, elle est ordinairement un puissant aiguillon ; qu'enfin il n'y a à craindre ni honte ni déshonneur quand il s'agit de sauver l'Klat, ce qui rond toutes les inquiétudes légitimes et louables. Cependant il n'y
a rien de plus fâcheux que de s'ahandonncv à des soupçon» sans bornes, qui font tout interpréter en mal.
Si Vos Excellences ont pensé que quelque malheur menaçais le royaume d'Angleterre, en l'empêchant elles ont atteint leur but. Chacun sait bien qu'il arrive aux plus sages de ceus qui gouvernent la République de mêler aux affaires quelque chose de leurs affections particulières, et que ne jamais faillir dans le maniement des grandes affaires est une perfection audessus de la nature humaine et dont le défaut doit être facilement excusé.
Voilà ce que MM. les États généraux prient Vos Excellences de vouloir bien prendre en considération, persuadés qu'ils le feront avec la plus grande sagesse. Malgré la méfiance que Vos Excellences ont conçue à l'égard d'un si gi-and personnage, elles doivent tenir compte d'im si long emprisonnement ( qui en lui-même, d'après les lois ordinaires, est déjà une grande punition), et des grands et notables services rendus au royaume d'Angleterre par lui et ses prédécesseurs, Rois et Reines. Vos Excellences en auront compassion et pi'endront garde id eximatur ■perlculo qui est inter vos celebri fama, ne ipsis opprobriu multi magis ac magis aliencniur.
11 importe beaucoup au bien-être du r(T\-aume d'Angleterre que Vos Excellences procèdent en conséquence et suivent le conseil de ce Romain qui donnait l'avis, pour mieux assurer les mesures du consulat de Pompée, de ne rien annuler de ce qui avait été fait sous les gouvernements précédents, mais seulement d'être prudent pour l'avenir. On peut appliquer avec raison aux circonstances actuelles l'excellente précaution qu'un autre employait pour garantir sa propre statue, eu empêchant de renverser celle de son ennemi qu'il avait cependant entièrement vaincu. C'est ainsi que Vos Excellences sont ])riécs d'agir dans une affaire d'une si haute importance, qui peut être la source de lant d'inconvénients, ot de faire
paraître leur bonlc envers ce grand personnage, en le préscr- Aanl de honte et d'ignominie; car ce n'est point ménager les hommes que permettre qu'ils soient flétris du déshonneur. Le Parlement est donc prié de rendre au Roi la liberté.
MM. les ambassadeurs doivent aussi, suivant les circonstances, mutatis mutandis, exposer les susdites considérations à M. le général Fairfax et au Conseil de l'armée^ en y ajoutant que leur mérite distingué leur a donné une grande autorité dans le royaume d'Angleterre, et que toutes ces choses dépond-ent principalement d'eux, et tourneront d'après leurs intentions. A cause de quoi MM. les États généraux recommandent celte affaire à leur grande sagesse, afin que nonseulement ils soient à l'Angleterre (qui met actuellement en eux son plus grand espoir) un bouclier et un glaive en temps de guerre, mais aussi un secours au Roi dans sa malheureuse situation, en dirigeant les discussions publiques vers vme fin bonne et modérée, dont le royaume profitera et dont ils retireront eux-mêmes une gloire immortelle. Par leur magnanimité, ils feront verser des larmes de joie au plus grand nombre de leurs concitoyens qui, dans ce moment, sont près de pleurer de douleur. Dans l'antiquité, on a dit que les Syracusains n'étaient que le corps et les membres, et qji'Archimède était l'âme qui faisait tout mouvoir; la même chose peut se dire maintenant avec beaucoup plus de raison du royaume d'Angleterre et de Son Excellence, ainsi que du Conseil de l'wniée : ce corps cl ces membres n'agiront donc, dans la présente affaire, d'après aucune autre direction que celle que Son Excellence et le Conseil de l'armée leur inspireront suivant leurs sages réllexions. Tout en faisant briller ainsi leurs propres et éininentes qualités d'une nouvelle gloire et grau ••leur, le bien en rejaillira sur tous les habitants du royaume MM. les ambassadeurs ajouteront encore qu'il y a eu aussi un grand capitaine, sage homme d'État, qui se taisait gloire
de ce que jamais il n'avait lait verser de larmes à qui que ce fût dans son pays, regardant comme le fruit le plus doux de ses victoires d'oser et de pouvoir saluer chaque jour tous ses concitoyens, suivant le proverbe : « Que la clémence fait aie mer et révérer tous ceux qui en usent, et que la sévérité, « bien loin d'ôter les obstacles et difficultés, d'ordinaire les K accroît et fait multiplier. »
Les médecins prudents craignent aussi d'employer des remèdes trop forts, parce que ceux-ci chassent souvent du corps la maladie et la vie en même temps, et ils préfèrent se servir, pour plus de sûreté, de moyens lénitifs.
Si Son Excellence et le Conseil de l'armée agissent ainsi, les cœurs des sujets bien pensants en Angleterre s'uniront entre eux d'une amitié réciproque, meilleure et plus puissante pour consolider un État que toutes les chaînes de fer les plus pesantes.
MM. les Etats généraux croient que le royaume d'Angleterre sera invincible si Son Excellence, ainsi que le Conseil de l'armée, veulent bâtir sur des bases si équitables envers le monde et si agréables à Dieu, lesquelles en outre sont si conformes au caractère de la nation anglaise et à la situation de ses affaires. MM. les États généraux prient enfin Son Excellence et le Conseil de l'armée de vouloir bien embrasser et employer lesdits moyens, afin que le Roi soit élargi de sa prison et mis en liberté.
3« Première dépêche de MM. les ambassadeurs extraor-' dinaires en Angleterre à MM. les États généraux.
Hauts et puissants Seigneurs,
Arrivés ici le o du com'ant, vers le soir^ nous avons été reçus par le maître des cérémonies du Parlement avec beau-
ET PIECES HISTORIQUES. oji
coup d'exi.uscs, cl nous avons tout de suite demande et insiste sur une audience pour le lendemain ; après quoi nous vous avons adressé le soir très-tard nos premières dépêches \ Dès le G, de bon niatin^ nous avons lait demander par nos secrétaires et par le maiirc des cérémonies notre présentation au"î deux (Ihambrcs du Parlement. En réponse, l'orateur de la (".!iaml>ie haute nous a fait informer que ladite Chamlire était ajournée jusqu'à lundi, et cehii de laChamhre des Communjs nous a fait dire que^ malgré quelques empêchements particuliers^ il soumettrait notre demande, et qu'il lâcherait de la faire réussir. Nos secrétaires étant restés à attendre la réponse, ledit orateur nous fit savoir, dans l'après-midi, que la Chambre n'avait pu tenir séance dans la matinée, vu que tous les juges qui en font partie avaient dû assister à la haute cour de justice, et que par ce motif la Chambre basse avait été obligée de s'ajourner également jusqu'à lundi prochain. Apprenant ensuite que, dans le même jour, ladite cour de justice avait prononcé l'arrêt de mort du Roi en sa présence môme, nous sommes parvenus dimanche, le 7 du courant, quoique ici ce jour exclue toute occupation qui n'a pas rapport au culte, à foice de démarches, à obtenir dans la matinée même, d'abord une audience particulière de l'orateur de la Chambre basse, puis une de celui de la Chambre haute, et uilin, dans l'après-midi (mais non sans beaucoup de peine) nous avons été admis auprès du général Fairfax, du lieutenant général Cromwell et des principaux officiers de l'armée qui se trouvaient au même moment réunis dans l'hôtel du général. Nous avons fait toutes les représentations possibles auxdils orateurs, au général et au lieutenant général, tant en particulier qu'à eux réunis ; nous avons appuyé nos soW licitations des motifs les plus puissants pour obtenir un sursis
i Dé^âchei) sans intérêt historique.
3S6 ECLAIRCISSEMRXTS
à l'éxecution du Roi (que l'on supposait être fixée pour lundi), jusqu'à ce que nous eussions été entendus dans le Parlement^ mais nous n'avons reçu qu^ différentes réponses dictées soit ^mr la disposition, soit par l'humeur de chacun d'eux.
Le lundi 8, de hon matin, nous avons envoyé de nouveau chez les orateurs des deux Chambres, pour les presser de nous faire obtenir une audience : et après qu'on eut fait attendre à Westminster nos secrétaires, ainsi que le maître des cérémonies jusqu'après-midi, on est venu nous annoncer subitement^ et sans qu'il nous restât un demi-quart d'heure, que les deux Chambres, avant d'aller dîner, nous recevraient, et que nous devions nous rendre à deux heures dans la Chambre haute, et à trois heures dans la Chambre basse. Nous nous sommes conformés à celte avis, et nous sommes rendus dans la Chambre haute, où il y avait très-peu de pairs, ainsi que dans la Chambre des Communes, où siégeaient environ quatrevingts membres. Après avoir verbalement exposé et remis par écrit la substance de nos instructions, tendant principalement à ce que l'exécution du Roi fût suspendue juscju'à ce que nous eussions pu, dans une seconde audience ou dans des conférences, exposer plus de motifs puissants pour lui laisser la vie, ou du moins ne point procéder précipitamment à l'exécution de son arrêt de mort, il nous a été répondu par les deux orateurs que notre proposition serait mise en délibération.
Les membres de la Chambre haute ont voté que des conférences à ce sujet entre les deux Chambres am-aient immédiatement lieu 5 mais comme la journée était déjà avancée, fit comme les membres de la Chambre des Communes, aussitôt après notre audience, se levaient pour se retirer, avant même que nous eussions pu quitterlapièceoùnousavionséléconduits pour nous rendre en bas, nous avons en toute hâte fait traduire en angiaisnotre proposition, etl'avons fait remcllreentre
les mains de roratcur de la Cliamhic basse, et ensuite cnlie celles de l'orateur de la Ciianibre haute.
Cependant ayant vu hier, on passant devant Whitehall, qu'on faisait des préparatifs que l'on disait être pour Texécution, et ayant conféré ce malin longtemps avec MîM. les commissaires de la couronne d'Ecosse, pour conserver, s'il était possible, la vie au Roi ; enfin continuant toujours à demander au Parlement, par nos secrétaires, ou quelque réponse ou une nouvelle audience, nous avons tâché, par l'entremise de MM. les commissaires écossais, de parler encore une fois au général, et l'avons rencontré vers midi, dans la maison de son secrétaire, à Wliilehall. Le général, sur nos vives et pressantes instances, s'est enfin laisse émouvoir^ et a déclaré qu'il irait tout de suite à Westminster, pour recommander au Parlement la réponse et le sursis que nous demandions, et qu'il s'adjoindrait à cet effet quelques officiers notables.
Mais nous avons trouvé, devant la maison où nous venions de parler au général, environ deux cents cavaliers, et nous avons appris tant en chemin qu'en rentrant chez nous, que toutes les rues, avenues et places de Londres étaient occupées par des troupes, sans que l'on pût passer, et que les environs de la cité étaient couverts de cavalerie, de manière à ne pouvoir entrer ni sortir. Nous ne pouvions et ne savions par conséquent plus rien faire. Déjà, deux jours auparavant, tant vivant qu'après notre audience, des personnes dignes de foi nous avaient constamment assuré et déclaré que nulle démarche ou intercession dans le monde ne réussirait, et que Dieu seul pouvait empêcher l'exécution résolue ; ce que MM. les commissaires écossais , à leur grand regret, nous avaient également dit. Ainsi l'ont prouvé les événements; car ce même jour, entre deux et trois heures, le Roi a été conduit sur un échafaud couvert de drap noir, dressé devanl Whitehall. Sa Majesté (assistée de l'évèquc de Londres, jui, à ce