PARLEMENT D'OXFORD
OÙ (levait se réunir l'assemblée d'Oxford ', un appel nominal eut lieu à Westminster : vingt-deux lords seulement siégeaient dans la Chambre haute ; mais dans celle des Communes, deux cent quatre-vingts membres répondirent à l'appel, et cent autres ne s'étaient éloignés que pour le service et par l'ordre da Parlementa II résolut de ne pas soufTrir que ses droits fussent mis en question, et de repousser dédaigneusement toute relation avec les rivaux qu'on prétendait lui donner. L'occasion ne s'en fit pas longtemps attendre. Huit jours à peine écoulés, Essex remit à la Chambre haute, sans l'avoir ouvert, un paquet que venait de lui transmettre le comte de Forth, général en chef de l'armée du Roi. Un comité fnt chargé d'en prendre connaissance; son rapport fut prompt et bref; le paquet ne contenait rien, dit-il, qui fût adressé aux deux Chambres, et le lord général n'avait rien à faire que de le renvoyer, Essex obéit sur-le-champ ^
C'était à lui seul en effet que la dépêche était adressée. Quarante-cinq lords et cent dix-huit membres des Communes *, réunis à Oxford, l'informaient de leur installation, de leurs vœux pacifiques, des bonnes dispositions du Roi, et le pressaient d'employer son crédit pour déterminer aussi à la paix a ceux dont il avait la con-
1 22 janvier 1644.
s Parllam. Ilist., t. III, col. 199. — Wbitelocke, Memorials, etc., p. 7C.
3 1" février 1614. Parliam. nist.,i. III, col. 201. * Le prince de Galles et le duc d'York étaient à la tête de cette
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iance '. n Par ces mots seuls étaient désignées les Chambres de Westminster en qui Charles persistait à ne plus reconnaître le Parlement.
Le 18 février, une nouvelle lettre par\int à Essex : le comte de Forth lui demandait un sauf-conduit pour deux gentilshommes que le Roi, disait-il, voulait envoyer à Londres avec des instructions au sujet de la paix. « Milord, lui répondit Essex, quand vous me de- « manderez un sauf-conduit pour que ces messieurs se « puissent rendre, delà part du Fioi, auprès des deux « Chambres du Parlement, je ferai de tout mon cœur « tout ce qui sera en mon pouvoir pour contribuer à ce 0 que désirent tous les gens de bien, au rétablissement 0 de la bonne intelligence entre Sa ^Majesté et son fidèle 0 et unique Conseil, le Parlement *. »
Cliarles s'applaudissait de trouver ses adversaires si iutraitables, et que son par-ti se vît enfin réduit à placer dans la guerre tout son espoir. Mais l'assemblée d'Oxford n'était point hautaine; elle se sentait peu de force.
liste, qui s'accrut plus tard de cinq lords et de vir.>t-trois membres des Communes encore éloignés d'Oxford au moment de l'envoi de la lettre. On comptait de plus vingt-deux lords absenta pour le service du Roi , neuf en voyage sur le continent, deux en prison à Londres comme royalistes, et trente-quatre membres des Communes absents pour le service du Roi, ou par congé ou maladie; en tout quatre-vingt-trois loids et cent soixante-cinq membres des Communes adhérents au Parlement d'Oxford. {Pan Uam. Hist.,t. III, col. 218.)
« Padiam.7J.it.. t. III, col. 209.
« /^id.,col. 212.