MUSICIENS
Le roi Charles IX aimait la musique, ressemblant en cela à son père; il eut de bons chanteurs et les payait avec largesse, notamment un castrat du nom de Leroy ^ qu'il enten-
* Il avait eu pour prédécesseur un graveur trôs-habile, Marc Béchot.
> M. de Laborde, Renaissance des arts, 1855, p. 583, et Dictionnaire de biographie et d'histoire par M. Jal, au mot Hery, L'ordre d'ajournement remonte au 5 février 1570.
• Voyez Brantôme et Papyre Musson.
dait avec plaisir. On le montre même se mêlant aux chœurs et y faisant sa partie. Tous les plaisirs vifs séduisaient ce prince *.
Citons à ce sujet son autorisation de la création de VAca^ demie des deux sciences [i décembre 1570), laquelle subsista sous son règne et sous celui de son frère Henri III, et fut en réalité une Académie française aidée par le secours de la musique.
« A la fin du deuxième prologue de son livre IV, composé en 1552, Rabelais cite un grand nombre de masiciens ses contemporains, mais ils sont tous antérieurs au règne de Charles IX, au moins comme célébrité , car plusieurs moururent sous ce règne; par exemple : Cyprien de Rore, Belge d*origine, décédé maître de la chapelle Saint-Marc à Venise en 1565, et Rousseau ou Roussel, d'origine italienne, mort après 1572 maître de la chapelle Saint- Jean de Latran à Rome , tous deux ayant paru en France ; Philippe Verdelot, Belge d'origine, décédé en 1567; et peut-être Jean du Mollin, maître de la chapelle de la cathédrale de Sens, car on ignore la date précise du jour où il quitta cette terre.