LES FINANCES
En 1537 Rabelais ^y alors à Rome, recommande de donner <c un escu sol ou quelque pièce de viel or^ comme royau, angelot ou salut »^ pour une commission à un libraire de Lyon, nommé Parmentier, et demeurant en cette ville, à TÉcu de BàlCy lequel adressait ses lettres et paquets de Lyon à Poitiers; il prie son ami et correspondant Tévêque de Maillezais de mettre cette somme dans une lettre adressée au susdit libraire « en considération des diligences qu'il fait y* pour assurer les envois de l'un et de l'autre. L'exiguïté de la rémunération prouve que l'argent avait alors beaucoup moins de valeur qu'aujourd'hui. Pourtant les finances de ce temps offrent un grand intérêt^ car leur emploi doit être proportionné aux ressources, et il y a de l'habileté à manier fructueusement les revenus d'un grand pays au milieu de tant d'événements difficiles et imprévus. Examinons, autant que les sources nous le permettront, le mode de gestion employé
« Épttres vu et X à ce prélat.
pendant les années où Charles IX exerça la souveraineté, et avant tout les sources de recette et les motifs de dépense.