‹ Histoire de Charles VChapitre 146 sur 381 · Voy. ci-après p. 197 n. i, 199 n. i · texte numérisé non relu

Voy. ci-après p. 197 n. i, 199 n. i

G. « Item, le roy de Fraunce avoit à la journée viii mille hommes d'armes et m mille hommes d'armes à pié, et le prince avoit à la dit journée m mille hommes d'armes, n mille archers et mille servaunce » {sic. K.er\yn de Leltenhove corrige : serjaunts; ce serait plutôt servaunts).

igÔ L.\ BATAILLE DE POITIERS

des chroniques françaises — étaient-ils, en réalité, plus nombreux, et ne figurent-ils un peu que pour mémoire dans l'énumération (jui précède, étant tenus à tort pour quantité négligeable. Celte réserve faite, on ne peut qu'être frappé de la concordance des évaluations de Barthélémy de Burghersh avec celles de Villani, souvent bien informé, précis dans ses informations, et d'une précision moins suspecte que celle de Froissart. Le chroniqueur italien compte lui aussi S.ooo hommes d'armes et 2.000 archers, auxquels il ajoute 4.000 fantassins, exagérant comme Burghersh, mais en sens inverse et sans doute bien davantage*.

En débarquant en Aquitaine, au mois de septembre i355, le Prince Noir amenait avec lui r.ooo hommes d'armes et 2.000 archers-. Grâce aux Gascons, le nombre des hommes d'armes fut à peu près triplé. L'effectif des archers, au contraire, n'a pas dû s'accroître; il n'a pas dii diminuer non plus, d'une façon sensible, avant la bataille de Poitiers. Ces hommes étaient tous anglais et ne pouvaient être que des Anglais. Où eût-on trouvé, en Guyenne, les 3 ou 4-ooo archers de plus que supposent les calculs arbitraires de certains chroniqueurs P-* Dans sa chevauchée à travers le Languedoc, le fils d'Edouard III avait perdu peu de monde. Si des vides se produisirent fatalement dans les rangs de ses archers, il fut facile de les combler en faisant venir d'Angleterre les renforts nécessaires '*. Restait cette infanterie quelque peu irrégulière, — c( coutilliers » et (( lanciers » irlandais ou gallois, valets d'armée, — la « ribaudaille », incapable d'un grand effort, mais qui avait néanmoins son rôle sur le champ de bataille. Il n'est guère possible de l'évaluer à plus de 2.000 hommes, si l'on tient compte des conditions, et de ce que j'appellerais le rendement, de la mobilisation anglaise. Du

1. Lib. VIT, cap. vi. — Muratori, XIV, col. 409 : « ... havea (le prince de Galles) in sua parte per giierreggiarc Irc mila biioni cavalieri bcnc montati, tra Iiighilesi e Guasconi, e da due mila arciori Inghilesi a cavallo, e altri masnadieri a piè da quattro mila tra con arclii eallrc armadurc, tutti benc capitanati.. ». A noter ([iie tous les archers sont montés, et que tout ce monde est bien encadré (bene capitanati).

2. Froissart, IV, i35; et les autres sources citées au début du chapitre iv.

3. Jean le Bel : 4.000 archers. Chroii. des quatre premiers Valois : G. 000 archers.

II. Le Vascon Roll do la 3o' année d'Edouard III (P. R. O., Early Chancery Rolls, n" 953) relate de nombreux envois de renforts et d'appro\isionnements faits au prince de Galles pendant les premiers mois de iSfiO. \'oy. notamment Membr. 4 (7 avril i350).

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