‹ Histoire de Charles VChapitre 148 sur 381 · Branlôme ; Dordognc, arr' de Périgucux, ch.-l. de c · texte numérisé non relu

Branlôme ; Dordognc, arr' de Périgucux, ch.-l. de c

/i. La source capitale est la lettre du prince de dalles à la municipalité de Londres, écrite de Bordeaux, le 22 octobre i350. Elle n'a été, à ma connaissance, utilisée dans aucun ouvrage écrit en français, sauf dans la Désolaliondes églises, clc.,l. II, i"p., du P. Denifle. Encore le savant auteur n'a-t-il connu que l'édition paléographique donnée par Mcholas Ilarris-Nicolas, à laquelle on peut faire quelques corrections utiles. Une bonne traduction anglaise en a été donnée par M. Henry-Thomas Riley, dans ses Meniorials of London and London life, etc. Londres, 18G8, in-8°, p. 285-288. Cette lettre ajoute un grand poids au témoignage du moine de Malmesbury (Eulogium) qui, pour toutes les questions de chronologie et de topographie, est toujours d'accord avec le Prince. — La lettre déjà citée de B. de Burghersh est très utile également, mais seulement à partir du moment où l'armée anglaise pénètre en Berry.

5. Rochechouart ; Haute- Vienne, ch.-l. d'arr'. 11 avait traversé, le 10 et le 11, deux localités, non encore identifiées : « Quisser » et « Merdan ». Le colonel Babinet y a vu Bussière-Badil (Dordogne ; arr' de Nontron, ch. 1. de c°°) et Marthon (Charente; arr' d'Angoulème, c" de Montbron). Voy. l'Etude déjà citée, p. lo'i.

ij. La Péruse ; Charente, arr' de Confolens, c" de Chabanais. 11 s'y trouvait un prieuré bénédictin, où le prince se logea avec sa suite (Denifle, op. cit., p. 117).

7. Lesterps ; Charente, arr' et c°° de Confolens. — L'abbaye fortifiée des chanoines réguliers de Saint-Pierre, du diocèse de Lesterps, résista et dut être prise de vive force (Denifle, ibid.). Ne pouvant faire séjour dans les villes closes, le Prince recherchait les riches monastères, où il trovnait pour lui et son armée le vivre et le couvert.

8. Comprise aujourd'hui dans le département de la Hatite-Vienne.

igS LA BATAILLE DE POITIERS

lac, qui faisait partie du douaire de la comtesse de Pcrnbroke ', s'empare de l'église fortifiée du Dorât, - non du château où s'était réfugiée la femme de Jacques de Bourbon, comte de Ponthieu et de la Marche 2, — et brûle Lussac-les-Eglises, après y avoir passé la nuit du 19 au 30 août 3. Continuant à s'avancer du midi au nord, il traverse toute la partie du Berry qui constitue aujourd'hui le département de l'Indre. Parvenu à Saint-Benoit-du-Sault, le 20 août ^, il couche ou s'arrête les jours suivants à Argenton (21-22) ^, à Bourg-Dieu ou Déols, aux portes de Chàteauroux, de l'autre côté de llndre {2l\) *^, et à Issoudun (25-37)7.

Le dimanche, 28 août, l'armée anglaise poursuivit sa marche en droite ligne par la Ferté, Lury et A ierzon, où elle arriva le soir^. Pendant la halle à Issoudun, une fraction détachée avait fait une démonstration contre Bourges, incendié les faubourg de la ville ^ et

1. Eulogium, 217 : u Die Marlis sequcnli (iG août) vcnit princeps ad \illam de Belelak quae fuit comitissae de Penbroke, pro cujiis aniore villa fuit salvata ab incendie )). — Bcllac ; Ilanlc-Vicnnc, ch.-l. d"arr'. — La comtesse de Pembroke était Marie de Châtillon, fdlc de Guy IV, comte do Saiut-Pol, troisième femme d'Aymar de Valence, comte de Pembroke, mort en i3?^. Aymer était fils de Guillaume de Valence et petit-fils de Hugues X. de Lusignan et de la célèlire Isabelle (la femme de Jean Sans-Terre, après avoir été fiancée à Hugues et axant de se remarier avec lui). Son père lui donna les clialellenies de Bellac, de Rançon et de Champagnac, qui formèrent le douaire de sa >euve, réfugiée en Angleterre, après la mort de son mari.

2. Eulogium, ibid. — Le Dorât ; Haute-Vienne, ch.-l. d'arr , n'est pas nommé par le chroniqueur. J'adopte une conjecture plausible du P. Denifle (op. cit., p. 118). Le même jour, l'avant-garde s'empara de deux, châteaux très forts (duo caslella fortissiina), qui ne sont pas autrement désignés.

3. Eulogium, ibid. — Lussac-les-Eglises; Haute-Vienne, arr' de Bellac, c~° de Saint- Sulpice les Feuilles.

4. Saint-Benoit-du-Sault; Indre, arr" du Blanc, ch.-l. de c'". A noter l'existence, dans cette localité, d'un prieuré Ijéncdictin (Eulogium et Denifle, op. cit., p. iiS)

5. .^rgenton-sur-Creuse ; Indre, arr' et c°" de Chàteauroux, ch. I. de c°".

6. Indre; arr' et c°° de Chàteauroux. — Abljaye bénéLlictiiie fortifiée.

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