‹ Histoire de Charles VChapitre 149 sur 381 · Issoudun; Cher: ch.-l. d'arr · texte numérisé non relu

Issoudun; Cher: ch.-l. d'arr

8. Le détail même de l'itinéraire ne permet pas de supposer que toute l'armée anglaise ait participé à l'attaque de Bourges, dont il va être question. — La Ferlé ; Cher ; c°° de Lazcnay, c"" de Lury, arr' de Bourges {?) ; château du > icomte de Thouars (Babinet, op. cit., p. loO). — Lury; Cher, arr' de Bourges, ch.-l. de c"". Le moine de Malmesbury note que cette localité élait à la limite de l'ancien duché de Guyenne. — L'armée passa ensuite le Cher et vint coucher à V ierzon (Cher, arr' de Bourges, ch.-l. de c"").

9. Froissart, V, 3 et m, n. i. — Les sources anglaises sont sobres sur ce point. Lettre du prince à la municipalité de Londres : « ... nous prismes nostre chemyn

LA CHEVAUCHEE DES A>GLA1S A TRAVERS LA FRANCE igg

pousse une pointe jusqu'à Ncvers '. Le Prince croyait trouver encore à Bourges un des fils de Jean II, le comte de Poitiers « lieutenant du roy par deçà la rivière de Loire et en toute la langue d'oc o ^, qui y avait séjourné assez longuement, avec le maréchal de Clermont et une partie des renforts destinés au Languedoc 3; mais, dans les derniers jours d'août, Jean de Poitiers était à Decize '•, et il n'eut pas à repousser l'assaut des Anglais. Ceux-ci se bornèrent, d'ailleurs, — et ils ne pouvaient guère faire autre chose — , à tàler la place et à détruire les cjuartiers extérieurs laissés sans défense.

Le jour même de l'arrivée à Vierzon (28 aoùtj, où l'ennemi aurait

par le pais de Pcragort et de Lymosyn et tout droit vers Barges en Wcre (Bcrry)... » Ni B. de Hiirghcrsli, ni le moine de Malmcsbiiry, ne parlent de cette tentative faite sur Bourges, qui fut probablement un échec.

1. Mentionnée par B. île Burghersli qui en a peut être été chargé : «... et sur le river de Lcyrc. de .\ivers qu'est l'entrée de Berynduii par ce lan([ue à la cité de Tours ». (Lettre précitée.)

2. Lettre à la mimicipalité de Londres : « ... tout droit vers Burges en Werc, où nous entendismes d'avoir Irovéc le fîtz le roy le counte de Pcytiers ».

3. Le futur duc de Berry est à Bovirges les 19 et s'i juin, i" et '1 juillet, sans que ces dates, les seules que je connaisse, soient le moins du monde limitatives (Bibl. nat. Clairambault, CLI, n"' 70, 7/1 et 76. — P. O., 3Co, d. 7788 Blanc, n° 'i).

'1, Le 20 août, Jean Chalemard, revenant de sa mission en Languedoc, rencontrait le prince à Dccizc et il mandait, avec quelque optimisme, à un correspondant inconnu (sans doute un consul de Montpellier) : (( En alarit vers le Roy mons. pour lui raporter Testât du pays de la langue d'oc et les choses que j'ay faites devers le roy d'Arragon, j'ay encontre mons. le conte de Poitiers, qui s'en vn ou dit pays bien acompaiijnie: de gens d'armes, et cliascun jour li croissent, etc. » (Arch. commun, de Montpellier. Fonds du Grand Chartrier, D, XIX). Cinq jours plus tard (aô août), dans une lettre datée également de Decize et adressée aux consuls de Montpellier, le comte de Poitiers présentait la situation sous un jour plus vrai. « Nous et nostre amé clerc et conseiller maistre Jehan Chalemart, lequel nous avons trouvé en nostre chemin en venant de par delà, vous avons escript nagaires que nous serions par delà bien prouchainement, ettele est nostre entencion, et la plus grant volenté et désir que nous aions à présent, pour vous conforter et secourra de tout nostre pooir, maiz pour cause des nouvelles qui nous sont venues, en nostre chemin, du prince de Galles, et de ses alliez, ennemis de Mons. et les nostres, qui est venviz en ces parties par entencion de passer la rivière de Loyre et de grever Mons. et son royaume; à quoy noslrc entente est de contrester, à l'ayde de Dieu, et que Mons. nous ha escript par ses lettres clouses... que nous pour la venue du dit prince faissons le plus grant effort de genz d'armes que nous peussions et que nous soions touz pretz de estre à rencontre de lui, qui entent à venir à contrester à la maie volenté du dit prince et de ses alliez, ne poons estre si tost par delà comme nous voudrions, etc. >i. (.\rch. comm. de Montpellier, ibid.) — Decize; Nièvre, arr' de Nevers, ch.-l. de c'°.

trouvé amplement à se ravitailler ', le contact était pris entre l'armée royale et rarméc du Prince de Galles en marche vers la Loire. Une reconnaissance anglaise, précédant de loin le corps principal, se heurtait, dans la direction d'Aubigny, à un détachement français, envoyé également à la découverte. Ce détachement, commandé par Philippe de Chambly, ditGrismouton, se fit battre par les Anglais-, qui purent apprendre de leurs prisonniers que le roi de France était à Chartres ^. Le lendemain (29 août), eut lieu une deuxième escarmouche, plus sérieuse. A la tète de 3oo lances, Boucicaut, le sire de Craon et l'Herniite de Caumont surveillaient depuis quelques jours déjà la colonne anglaise, épiant l'occasion de l'attaquer^. Ils réussirent à surprendre

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