‹ Histoire de Charles VChapitre 162 sur 381 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

3. Le Baker de S., Chronicon, p. i'i3 : « Istos (Scoios) non latuil quod per totum lempus modem! régis Anglorum maxime consueti sunl Anglici pugnare pédestres, in quo Scotos sunt imilali a discrimine Stri\iliiieiisi. Idcirco placuit Willelmo (Douglas), pro more sue gentis, pocius pcde quam equo nostros invadere, cl iiisli gavitcoronatum aliosque Francos consimiliter preliari. . Coronatus... libenter de\trarios emisit in civitatem (à Poitiers) ne fuge velocitateœ darent alicui, preterquam quingentos ferro contra sagittas coopertos, quorum assessores jussit invadere sagittarios in principio certaminis, et prostratos caicaribus equiuis conculcare etc. ».

i. II. B. George, Bailles of Englisk history : « Whoever gave the advice (de démonter les hommes d'armes), it was suicidai folly. .\ little learning is proverbially a dangerous thing... Edward II was not routed at Bannockburn because his mon alarms foiight on borseback, but because tbey attacked in a confused and tiimultuous manner on ground loo narrow for their numbers... Moreover tlie différence between offensive and défensive tactics is fundamental ».

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lerie était incapable de charger au milieu des vignes et des haies, et d'autre part, on n'osait l'opposer, — les souvenirs de Crécy étaient encore trop vivants, — aux terribles archers d'Edouard III, dont les flèches tuaient ou afTolaient les chevaux*. L'infanterie pouvant seule mener une attaque à fond, il fallut bien en improviser une, à défaut des contingents des communes, méprisés et congédiés un mois auparavant. Les hommes d'armes durent mettre pied à terre, ôter leurs éperons et leurs poulaines, et retailler leurs lances à la longueur de cinq pieds* L'avant garde resta composée de cavaliers, sous les ordres du connétable et des maréchaux -. 11 est douteux, malgré le témoignage de Froissart, que la troupe ainsi constituée fût une troupe de choc, destinée à faire une trouée et à frayer le chemin au reste de l'armée. Sa vraie mission, dont elle fut détournée par des circonstances fortuites, paraît avoir été d'opérer des reconnaissances et de s'opposer, par sa mobilité, à tout mouvement de retraite de l'ennemi.

Le roi de France avait revêtu son armure de combat et pris toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ses quatre fils. L'aîné, le duc de ^ormandie, avait été placé sous la garde spéciale de Jean de Landas 3, de Thomas de Youdcnay '* et du sire de Saint-Venant, qui était peut-être son ancien gouverneur. On n'attendait que le signal de l'attaque, lors([ue survint le cardinal de Périgord, ce légat du Pape, déjà éconduit par les Anglais à Montbazon 3. 11 représenta à Jean II

I. La Cliron. des q\mlre premiers Valois dit très justement à propos de Crécy : « Et en ce jour fut roccision des gens par les chcvaulx )> (p. i6j. — Cf. Kuhler, Die Enlwickelung des Kritgsmesens, t. II, p. 36 1.

3. Froissart, V, aS-a/l, — Il convient de noter l'opinion du rrcnéral Kôliler, qui paraît croire que ces dispositions furent prises à la dernière minute, sur le champ de bataille même, après la charge malheureuse de l'avant-garde contre la position anglaise : (( Erst bei Poitiers fiihrte sich die Kampfweise zu Fuss, allem Anschein nach, als ein Impromptu, infolge der Niedcrlage der Avantgarde, welche zu Pferde geblieben war, ein. Offenbar hatto man keinen andern Grund als den, die Pferde niclit den englischen Bogcnschiitzen auszusetzen » {op. cit., p. 877). — Cette avant garde était certainement plus nombreuse que ne le dit Froissart, bien qu'on ne puisse préciser son elTcctif (5oo armures de fer, d'après Le Baker, p. i/i3 ; 3. 000 hommes d'armes, j.ooo servants (?) et 2.000 arijalétriers (?), d'après le héraut Chandos (v. r|/|8f)5.'^).

3. Voy. ci dessus, p. 117, n. i. Tue dans la bataille (Rervyn de L. Froissart, XXII).

.^i. D'une famille bourguignonne. Voy. Bibl. nat , P.O. 3.o/io, d. 67.384, Volde-

5. Froissart, V, 2/1 et suiv. — Le Baker, Clironicon. i/ii. — Sralacronica, p. 17^- 174. — Chandos, v. 760 et suiv.

LA TREVE DL l8 SEPTEMBRE 3^5

que la force de son armée lui promcltait une vicloire presque certaine, et il obtint de lui que les hostilités seraient suspendues jusqu'au lendemain malin ». Cette trêve devait être utilisée pour entamer des négociations avec le Prince Noir, éviter un conflit sanglant et discuter les conditions dune paix définitive 2. Les Anglais étaient, cette fois, tout disposés à traiter. Us navaient plus ni vivres, ni fourrage, et il leur était impossible de se ravitaillera. Le Prince redoutait, pardessus tout, d'en être réduit par la famine à poser les armes, ce qui eût été le cas. si le roi de France se fût contenté de compléter l'investissement de la position anglaise''. 11 accueillit donc favorablement les ouvertures du légat et chargea ses principaux lieutenants, — Warwick, Suflolk, Burghersh, Ghandos —, et quelques autres, de négocier avec les conseillers du roi de France un arrangement, qui lui permît de sortira son honneur de la situation précaire où il s'était mis •>. Le lils d'Edouard 111

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