‹ Histoire de Charles VChapitre 163 sur 381 · Fruissarl. V, 24-2G · texte numérisé non relu

Fruissarl. V, 24-2G

2. Le liaker, p. lU : « ...venit ad principem quidam cardinalis Pelragorisensis et adjuravit eum per honorcm Dei passi crucifi.vi et amoreiu Vir-iiiis malris .-jus revercnciamque pacis eccle.iaslicc alque parcilalein cfTusio.ns ^aIlg.linisGllristiani. quod placeret sibi bellum susi,endere per tempus ,pi,j posset Iractare dépare... »

Scalacronlca. 17.3 : « En quel lieu le avant dit cardenal reveint autre foitz au prince, en priaunt pur Dieux q'il aresta se. gentic tanquc il avoil parlé od le dit roy de France pur saufelé de sank Cristien et qe ove leide du Soverain i7 luy ferroit avoir pesé resonable à soun honour... »

3. Froissart. V, 29. — D'aprùs le man. dW miens, les Anglo Gascons auraient cruellement souffert de la faim. «Si vinrent très bien à point as Englés et Gasconslaprès la bataille) les pourveanches que li Francliois avoient là amennées, car les leurs lor csto.ent faillies. Et n'avoient li Gascon et li Englés goustet de pain, Iroix jours avoitpassel. Pour tant avoient il offert les offrez dessus ditt'z, car il doubtoienl plus que h ro)s Jehans ne les affamaist, qu'il ne doubtaissent le bataille, car il nest si dure espee que de faim » (Froissart, (6i(/ , p. nSC).

!i. Froissart, V, 29,

5. Cl.andos, v. 900 et suiv. - Lettre du prince : .... où vynt le dit Cardinal requerraunt molt entierment pour une petite suffrance issint que home purroit faire parler dasemble[r] cerleins gentzdes parties en atente dacord et de bone pees quelle chose il emprist qu'il ame[n]reit à bon fey, sur quoi nous prismes avis et lui otreiasmes sa requeste; sur quoy furent orde)ner certeins gentz d'une part e d'autre a tretir sur celle matire, lequel treté ne prist nul exploit... »

Eulogium, III, 228 : « Tanta fuerunt inter eos colloquia quod princeps favebat precibus et promissis cardinalis et ita concordati sunt quod xi ex parte Anglorum et tot.dem ex parte Francorum, cardinale mediante, ex utraque parte tractarent de pace reformanda inter principom et regem ».

Scalacronlca, 17A : « Le dit cardenal ly pria qe ordener voroit ix des soens pur treter en my lieu dez n osles de un voy resonable de pesé encountre autres ix de le lour; quoy l■u^t ottroié et parfourny, mais rien n'en pris à affecte (effet) etc. ».

serait allé, s'il faut en croire Froissart, aux dernières limites des concessions possibles. Il offrait de restituer toutes ses conquêtes personnelles, tous ses prisonniers, tout le butin qu'il avait fait depuis son départ de Bordeaux. Il se montrait disposé à prendre l'engagement de s'abstenirpendantsept ans de porteries armes contre le roi de France*. D'après certaines chroniques, il aurait môme été question de la restitution éventuelle de Calais et de Guines, mais cette clause ne pouvait devenir valable qu'avec l'assentiment du roi d'Angleterre, qui ne l'eût certainement pas ratifiée -. 11 ne faut pas perdre de vue, en effet, qu'il s'agissait moins de sauver le prince de Galles que de conclure la paix. C'est pourquoi le fils d'Edouard III, très coulant lorsqu'il n'engage que lui-même, se montre très ferme sur tout le reste.

Jean II, se croyant assuré de vaincre et subissant l'influence de certains conseillers opposés à toute solution pacifique, — Eustache de Ribemont, l'évêque de Chùlons Regnaut Cbauveau, le maréchal d'Audrehem étaient parmi les plus ardents, — fut intraitable. Il exigea que l'armée anglaise et son chef se rendissent à discrétion. C'était mettre fin aux pourparlers. Vainement Geoffroy de Charny avait-il suggéré un expédient, renouvelé du combat des Trente; cent champions pris dans chaque camp se seraient battus sous les yeux des deux armées et auraient vidé la querelle sans plus grande effusion de sang. Sa proposition, comme il était naturel, ne trouva point d'écho. Les Anglais eux-mêmes refusèrent de la discuter ^.

La trêve n'étant pas subordonnée à la réussite ou à l'échec des négociations, les Anglais profitèrent du répit qui leur était laissé pour se retrancher plus solidement encore ^. De leur côté, les Français ne cessaient de recevoir des renforts ^.

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