‹ Histoire de Charles VChapitre 172 sur 381 · LA JOURNÉE DL I9 SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

LA JOURNÉE DL I9 SEPTEMBRE

L'instant était décisif. Jean Ghandos, qui, de toute la journée, ne quitta pas le prince de Galles et auquel il convient de reporter l'honneur de la victoire, comprit que le moment était venu de passer de la défensive à l'offensive : « Sire, sire, aurait-il dit au fds d'Edouard lli, chevauchez avant; la journée est vôtre. Dieu sera aujourd'hui en votre main. Adressons-nous devers votre adversaire, le roi de France, car là gît tout le fort de la besogne. Bien sais-je que, par vaillance, il ne fuira point ; ainsi, il nous demeurera, s'il plaît à Dieu et à saint Georges, pourvu ([u"il soit bien combattu, et vous avez dit naguère qu'aujourd'luii on vous verrait bon chevalier » *.

Ghandos ne se trompait pas, s'il a parlé comme le fait parler Froissart. La bataille était gagnée : il n'y avait plus qu'à recueillir le fruit de la victoire par un dernier et vigoureux effort. Sans doute, Jean H pouvait encore opposer à l'ennemi une force peut-être égale; l'élite de ses chevaliers se pressait autour de lui ; mais ils luttaient à pied, en terrain découvert, avec leurs courtes lances, « retaillées à cinq pieds », contre des adversaires bien montés, mieux armés et surexcités par leurs premiers succès-. Gomment cette héroï(|ue cohue aurait-elle soutenu le choc des cavaliers anglais, succédant au tir meurtrier des archers, qui, tous ensemble, s'étaient portés en avant ? -^

Il y eut là des combats singuliers plutôt qu'une défense organisée,

de Nouaillé... touchant... et par un bout à dextre à la rivière du Miosson ». — « ... touchant jiar un bout à sene?tre au chemin des Bordes au bois Boulet ».

Le champ d'Alexandre est donc proche du Miosson et du bois Boutet encore mentionné par le cadastre.

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