‹ Histoire de Charles VChapitre 180 sur 381 · I. Grandes Chron., VI, 3'i · texte numérisé non relu

I. Grandes Chron., VI, 3'i

L'itinéraire du retour n'est pas connu. Je ne puis signaler qu'un seul acte rendu

3/j6 LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE 1 33G ET DE iSÔj

(( lieutenant du Roi », porté une première fois déjà, repris évidemment sans délégation régulière, mais sous le coup d'une nécessité impérieuse, car il avait bien fallu pourvoir au plus vite, et en cours de route, à la vacance momentanée du pouvoir royal '.

Le désastre de Poitiers imposait au dauphin une lourde tâche, que sa jeunesse et son inexpérience aggravaient encore. Agé seulement dedi\-huit ans -, il n'avait pu jusque-là donner sa mesure et il sortait plutôt amoindri dune épreuve, qui n'avait pas été favorable aux fils de France, — un seul excepté, Philippe, le futur duc de Bourgogne La pitié, l'admiration de la foule allaient à Jean II, chef médiocre, mais qui avait fait an moins son devoir de soldat, et au « petit

en cours de roule, à Saiiit-Ariioult-cn-Yvelincs. par conséqucnl très près de Paris (Arch. nat., JJ. 8-'i, n"> Go5, fol. 3o8-3oS"). Le quantième du mois, ([ui est le mois de septembre, n'est pas indiqué; mais le fait que le dauphin se qualifie «lieutenant du Roi » flocwn suum tenensj ne peut laisser aucun doute. L'acte est postérieur à la bataille de Poitiers. — Saint- Arnoult-en-Vvclines ; Seine-et-Oise, arr' de Rambouillet, c°° de Dourdan.

Bien avant sa rentrée à Paris, le duc de Normandie avait l'ait par\enir ses instructions au Grand-Conseil, notamment en ce qui concernait la réunion des Etals de la langue d'oil. Voy. la convocation adressée par le Conseil du Roi à ré>èque d'.Xlbi ; Paris, 27 sept. iSôO (Bibl. nat., Baluze, t. LXXXVII, foi. i83-i83 "". — Impr. dans la Gallia Christ., t. i, Instriimeiita. p. ij% x\iv). — Cf. L. ilelislc, Journal des Savants. oct. itjoo, p. Oi<)-(3:;o.

I. Envoyé en Normandie par son père, vers le temps de i^àipics i355, avec une mission encore mal déGnic, il ne se qualifia '( lieutenant » du roi de France qu'à partir des premiers jours de juin. Il conserva ce titre justiu'au momciit ou il fut fait duc de Normandie ; il lui est encore donné le 5 décembre i355 (Bibl. nat., CAa'irambault, CLWN'llI. n" 53) et dans un acte du lio du même mois, il dit : «ou temps que nous cstiens lieutenant de MonseitriuMir eu Normandie » (Bibl. nat., Fr. -ïôym, n" .'^lo). Où cl quand le reprit-il .' On l'iLiiicirc. ('.r <\ii\ ol (rilain, c'c^t qii"il n'attendit pas d'être rentré à Paris pour su dire liouleiiuiit du Uoi. O'^'J- l«i note de la page précédente). Remarquez comment il, s'exprime dans la grande ordomiaïKc du 3 mars 1357, art. 'm : <• ... comme ad ce t'eussions teiuis comme eslans lieuxlt^nans ijcneraul: de noslre très chier seigneur et pcre et <jouverneur de tout le dit royaume » (Or donn., m, l'io).

•j. Galéas Viscoiili. i''cri\anl au (laii|iliiii. peu de temps après la bataille de Poitiers, lui disait : « Onus grave, sed Deo auxilianle possibile, et quod a-latem vestram excédât, fatcor. non virtulem ». Ailleurs, il louait la maturité du jeune prince, ses (jualités brillantes, dont il aurait fait l'expérience personnelle : « ... \estra quoqi1<' jam tune venerabilis pueritia et pr.'pclara indoles... » (Franrisci Pelrarcœ episloLr de rehus familiaribus et variœ... studio et cura '.Idscplii l'"ra<a>s('tti. Florence. i8l)-!, in-S". \ol. III, p. 'i77-'i70- Epist. LXin).

La lettre de condoléances d'Innocent VI au dauphin ne coidient que des conseils généraux, sans aucune allusion à son caractère, ni à sa maturité précoce (Reg. Valic 238, fol. 201)'". — .Vxignon, i" octobre i350).

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