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Néanmoins, le dauphin fut bien accueilli à Paris ; il y fut môme reçu (( avec honneur ». Le peuple avait la sagesse de compter sur lui pour la délivrance du Hoi et le salut du royaume '.
II. — Le devoir du prince était, en efTet, de tout faire pour mettre un terme à la cai)tivilé de son père, et pour opposer à une nouvelle invasion anglaise, qu'on pouvait croire imminente, des forces organisées capables de lui résister. Le retour du Roi ne pouvait être cpie la conséquence de la paix, et d une paix onéreuse. La question était trop grave, pour que les trois ordres du royaume ne fussent pasappelésà en délibérer. Leur intervention n'était pas moins nécessaire pour refaire une armée. De celle qui avait été formée, trois mois auparavant, avec tant de peine et à si grands frais, il ne restait rien. Elle n'avait pas été anéantie ; ses pertes, quoique très éle\ées, n'étaient pas hors de proportion avec son effectif-. Mais, jirivée de ses chefs, dé-moralisée par la panique, elle s'était comme effondrée. Pour en réunir les débris, il fallait renouveler l'eflbrt financier, d'où elle était sortie, et dont le fruit avait été perdu en (piclques heures. Or, seuls les trois ordres du royaume avaient le pouvoir d'octroyer les subsides, sans lesquels il était impossible de solder les hommes d'armes.
Assemblés moins d'un an auparavant, le 3o novembre i355, les Etats Généraux de la langue doil n'avaient siégé (jue quelques jours •*. Mais depuis le comniencemerit de l'année i356, ils s'étaient déjà réunis à deux reprises ''. Une nouvelle session, dont la date avait été fixée parles Etats eux-mêmes, devait s'ouvrir le 3o novembre 3. En raison des événements, elle commença six semaines plus tôt qu'on ne l'avait prévu '^. Les lettres de convocation, envoyées parle duc de Xor-
in deris.um omni populo terre, illoriiin caiilicum tola die...Sola est, fraJer. sola est, Deo facicnte, crcdamiisscripturis. t'iigatrix fntre. vinceiidi domina, disciptina militaris retenta severe, acriter ciistoilita... Te nunc paiicis interroge, miles Ciallic : Ubi mili cie tvrocinium ? Lbi armorum exercicium ? Lbi arsbeliica.' Ubi disciplina militaris.^ Quando didicisti.^ Quis te docuit?... An credis quod ludus pilole... artem doceat militarem ?... » (fol. (58, 8i, Sa. — Op. cit., p. ii5, n6).