‹ Histoire de Charles VChapitre 190 sur 381 · Gr. Chr., VI · texte numérisé non relu

Gr. Chr., VI

5. Ibid.: a ... lui \i' tant seulement... ». Le Journal nomme, parmi ceux qui ac compagnèrent le dauphin, le duc de Bretagne, le comte de Saint-Pol et le nouveau connétable Robert de Tiennes (p. ao). Le duc de Bretagne, Charles de Blois, prisonnier sur parole du roi d'Angleterre, demeura auprès du dauphin pendant toute la durée du siège de Rennes (2 oct. 1 350-5 juillet i357). Voy. S. Luce, Froissart, V, xxii, n. 2).

254 LES ÉTATS GÉNÉRAUX DE I 356 ET DE l357

Commission. Tout d'abord, les élus lui déclarèrent quMls s'étaient mis d'accord entre eux, et aussi avec les députés de qui ils tenaient leurs pouvoirs, sur les observations qu'ils voulaient lui présenter. Ils lui demandèrent ensuite de s'engager par serment à ne rien révéler des remontrances qui lui seraient faites. Le dauphin s'y étant refusé, les commissaires n'insistèrent pas et donnèrent la parole à l'archevêque de Reims, chargé de formuler, au nom de tous, les remontrances dont le texte avait été arrêté dans les précédentes réunions*.

Le Roi, dit l'orateur, n'a jamais agi que sous l'inspiration de ses conseillers, et il a toujours été mal entouré. Justifiant la vivacité de ses critiques, il mit à nu le désordre qui s'était introduit partout : dans l'administration de la justice, dans la gestion des finances, dans la conduite des opérations militaires. Il était urgent de porter remède au mal, car « le royaume estoit gastez et en péril de estre destruit et perduz ». Les Etats demandaient donc, avant toute chose, au dauphin, de priver de leurs charges sept officiers du Roi, que l'archevêque de Reims désigna nommément, de les faire emprisonner et de confisquer leurs biens. Le premier qu'ils se proposaient de frapper était le chancelier, Pierre de la Forêt. Comme il était « personne d'église », des juges ecclésiastiques étaient seuls compétents pour instruire son procès et pour le juger. Le duc de Normandie était prié, en conséquence, d'écrire au Pape. (( de sa main », afin qu'il nommât des commissaires à cet effet, ou plutôt pour qu'il acceptât ceux dont les Etats auraient fait choix ^. Les mêmes mesures de rigueur devaient être prises contre Simon de Bucy, « chevalier du grand Conseil du Roi » et premier président du parlement de Paris 3; Robert de Lorris, qui avait

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