‹ Histoire de Charles VChapitre 196 sur 381 · Gr. Chron., VI, 'io-'ii · texte numérisé non relu

Gr. Chron., VI, 'io-'ii

6. /6k/., p. /(i : « ... jasoil ce que l'en apparccust que aucuns desdiz envoiez eussent mieulx voulu que la besoigne n'eust point esté différée... »

7. Ibid. : <( Et parla le dit duc d'Orlicns au peuple qui estoit assemblé en la dicte chambre et leur disl cpic Monseigneur le duc de Normandie ne poAoit lors ouyr les requcstes cl responsc que l'eu li vouloit faire pour certaines nouveles que il avoit

SESSION d'octobre t 356 261

de division était jeté au sein des Etals. Un certain nombre de députes, lasses d'une trop longue attente ou reculant devant une opposition ouverte, « s'en alerent en leur pays » *. Ils ne se proposaient vraisemblablement pas d'être de retour le jeudi sui\ant.

La veille de ce jour, le mercredi, lendemain de la Toussaint, le duc de Normandie réunit son Conseil au Louvre. 11 y appela les mêmes députés des trois ordres au.vquels il s'était déjà adressé le lundi précédent, et, en leurprésence, il posa la question de savoir s'il ne vaudrait pas mieux congédier les Etats, sauf à leur envoyer ultérieurement une nouvelle convocation. En effet, le dauphin attendait d'importantes communications du roi de France, et, d'autre pari, il devait sous peu se rendre à Metz, auprès de son oncle l'Empereur -. Cette entrevue, arrêtée en principe depuis longtemps, tirait des circonstances un intérêt exceptionnel. Les reqtiêtes des trois ordres étaient si graves que le prince ne voulait prendre aucune détermination avant de connaître la volonté du Roi son père et d'avoir conféré avec son oncle. Les avis furent naturellement partagés. Les conseillers du dauphin opinaient pour une prorogation des Etats. Les députés appelés au Conseil se montraient, au contraire, fort opposés à cette mesure, car ils avaient compté mettre la main sur le gouvernement et leur espoir s'évanouissait •^.

Le lendemain, jeudi 3 novembre, eut lieu, non pas la séance solennelle qui devait se tenir dans la Chambre du Parlement, mais une réunion, plus ou moins nombreuse, dans la salle capitulaire des Cor-

ouyes tant ihi dit Roy. son père, comme de son oncle, des quelles il leur fist aucunes dire en publique ».

Il y a dans le Journal, p. ify-i-, ([uelques délails de plus que dans les Grandes Chroniques, et aussi des divergences, peu importantes, dans l'exposé des faits : u Et lendemain que on cuidoit faire la response tant du conseil comme de l'aide, eu palaiz royal, à Monseigneur le duc de N'ormendie, publicquement et devant tous, Monseigneur le duc de JSormendic voult la journée estre continuée au jeudi après la Toussainz eu dit Palais, pour causes que il fist dire publicquement par le seigneur de Hangest, et de sa bouche le dist à part à plusieurs esleuz et de puis encore le dist et feist dire publicquement eudit palais par monseigneur le duc de Bretaigne... »

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