‹ Histoire de Charles VChapitre 20 sur 381 · MIS MAISONS DE I HANCE ET DE LIXEMMOIRG · texte numérisé non relu

MIS MAISONS DE I HANCE ET DE LIXEMMOIRG

et avec sa politique. En se rapprochant de la maison de Krance, il obéissait à l'idée maîtresse, (jni, en dépit de la mobilité do son caractère, inspira toute sa conduite '. Après la mort d'Henri \ll, il avait dû renoncer à l'espoir de ceindre la couronne impériale, et, de peur qu'elle ne revint aux Habsbourg, il avait appuyé la candidature de Louis de Bavière. Mais, toujours, il considéra le Bavarois comme un détenleur intérimaire, se llallanl (jue, tôt ou tard, l'Empire ferait retour à sa l'amille, à lui-même ou à son lils. En 1034, il crut une première fois que l'heiue avait sonné. Découragé par les difficultés qu'il rencontrait, engagé dans une lulte sans issue contre l'Eglise, Louis de Bavière avait laissé entrevoir la possibilité d'une abdication. Prenant ses désirs pour la réalité, le roi de Bohème chercha, en prévision d'une vacance (|ui ne se produisit pas, à s'assurer des alliances. 11 sollicita celle du roi de France, aucpiel il olVrit, pour payer un appui éventuel, de céder le royaume d'Arles, depuis longtemps l'objet de la con\oitise desCapc'tiens.

Le projet fut très nIIc abandonné-. Il avait été médiocrement accueilli par Charles le Bel, et combattu par les Angevins de Napics, très aiubilieux aussi, qui avaient tout à gagner à ce que la Provence demeurât sous la suzeraineté de l'Empereiu-.

Les mêmes ouvertures furent faites à Phili[)pf' N I, au début de son règne, avec d'autant plus d'insistance (pic, non seulement des signes de découragement apparaissaient chez Louis de Bavière, mais que le roi de Bohême était séduit par de nouveaux et plus vastes desseins. L'ambition lui était venue de conciuérir le nord de l'Italie pour constituera son prolit un royaume héréditaire de Lombardie ■'. \ ers la fin de l'année i3oi, il se rendit en toute hâte auprès de IMiilippe NI '».

I. Paul Fouruier, Le royaume d'Arles cl de Vienne. Paris, Picard, iSyi, in-S", p. 380, 3(j3.

1!. Ibid., p. 386-368.

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