‹ Histoire de Charles VChapitre 21 sur 381 · Ihid., p. 3iji-3ij · texte numérisé non relu

Ihid., p. 3iji-3ij

!\. Fonles rerum Bohemicnrani, t.l\. C.hronicftn aulse régie, capit. X\IX, p. 3i2: « De ilinere régis Boemic in Franciain. — Hiis dispositis, die oclavo, hoc esl in die béate Lucie [i3 décembre] tempore noclurno, ueminc conscio, cuin dccem lanlum viris Praga rex secrecius exivit.... Tantuni autem rcx iste exultavil ad currendam istam viam, quod paucissimam habere sequenteni poterat comilivam. Quibusdam vero sibi in via occurenlibus casualiler et de ipsius festino progressu miranlibus et interrogantibus rex sic dixit : Ideo festino, quia in vigilia Christi Parisius in Francia esse volo. Miralur omnis elas, quod tani longas fréquenter solet facere rex dictas. In via cernitur non ul equilans, sed pocius quasi volans... » Ibid., p. 484, coi. 2, Chronicoii

b LES ANNEES D ENFANCE

Réunis à Fontainebleau en janvier i332, le roi de France et son beaufrère convinrent du mariage de Jean, duc de Normandie, l'héritier de la couronne, avec l'une des fdles de Jean de Bohème, au choix de Philippe VI 1. C'est Bonne, la seconde fille, qui devait obtenir la préférence -. En même temps, un traité d'alliance fut conclu ^, où plusieurs articles trahissaient clairement les visées de la maison de Luxembourg. Jean de Bohème y prenait l'engagement, au cas où il réussirait à se faire élire roi des Romains ou à faire élire son fds, de ne chercher aucune chicane au roi de France, ni à son successeur, pour les terres qu'ils tiendraient à cette époque ^. C'était la reconnaissance implicite d'acquisitions récentes, qui avaient entamé le domaine de l'Empire, et contre lesquelles Henri A II avait toujours protesté'. Bient(3t Jean de Bohême alla plus loin dans la voie des concessions. 11 fut entendu comme en 102/1, mais plus ou moins ouvertement, que le prix de l'alliance française serait le royaume d'Arles tout entier, si jamais la maison de Luxembourg pouvait en disposer ^.

Benesii de Weitmil : « (i33i) Hiis sic di^positis, rex Boemic versus Franciam transiit, non tain equitando quain in eqiiis velocius currendo. Habebat enim de more idem rex ciim suis paucissimis velocissime equitarc et de duobus dictis communibus facere unam satis magnam ».

1. Arch. nat.. .1. i32. n" 3 et 3 bis : « Jehaus par la grâce de Dieu roys de Boeme el de Pollogne et conte de Luccmbourc. Faisons saxoir à touz presens et avenir que comme il ait pieu à très haut, très noble et très puissant prince Monseigneur Philippe par la grâce de Dieu roy de France, noslre chicr seigneur, de sa gracieuse et grant libéralité, consentir et octroier à nous que mons. Jehan de France son iîlz soit adjoustéz par mariage, se il plaist à Dieu, à l'une de noz filles, la quelle noi^trc dit seigneur cslira, de la quelle chose nous sommes el devons c:?tre moult tenuz à Iny... »

2. On connaît quatre iîlles de .lean de Bulicmo \Sch6lter. 0;*. cit., t. 1, p. 5) : Marguerite, Bonne, Anne et Elisabeth, celte dernière morte en i32i. Comme l'ainée, Marguerite était déjà mariée à Henri, duc de Bassc-Baxière, Philippe \l n'a\ait le choix qu'entre Bonne et Anne {Fontes. IV, o'ia, Vila haroU : c< Primogcnitam autcra Margaretam habebat Henricus dux Bavarie »).

3. Les conditions de l'alliance et les conventions matrimoniales sont contenue;^ dans un seul et même acte ^Arch. nat., J. iSa, n°" 3 et 3 bis).

4. (( Item, au cas que nous serions roy d'Alemaigne et empereur, ou l'un sanz l'autre, nous ne porrons, tant comme nous vivrons, riens demander ne l'aire question de chose, que li roys de France ou son ditfilz ticngnentou lenront ou temps de lors ».

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