Gr. Chron., VI, 'kj
5. Ibid. : « ... lesquelz prevost et autres gens respondirent que riens n'en feroient et qu'ilz ne souffreroient point que la dicte monnoie courust ».
6. Ibid. : « Et oultre lurent si esmeuz par toute la dicte ville que ilz firent cesser tous raenestereux d'ouvrer; et list commander le dit prevost par toute la dicte >ille
LES MEN VCES DE L ECIIEVINAGE P.VUISIEN 29O
depuis la prise du Uui. Iro]) de noms avaient élé désignés à la vindicte populaire •.
Celte démonstration menaçante était, en tout cas, trop significative pour que le dauj)liin put se méprendre sur la résolution de ses adversaires. Les réponses dilatoires, lesarlilices misérables, avaient procuré un répit de quelques jours ; ces moyens usés étaient désormais impuissants à ccjMJurer le péril. Un dernier conseil fut tenu au Louvre, dans lequel les conseillers du prince reconnurent qu'il fallait céder à la force"-. La capitulation fut complète.
Le lendemain, vendredi 20 janvier, le dauphin se rendit de bon matin dans la chambre du Parlement, où l'allendaient le prévôt des marchands et une foule nombreuse. 11 commença par dire (piil ne savait aucun mauvais gré au\ Parisiens de ce qui s'était passé et ([u il leur accordait un pardon général. Ils avaient demandé que les Etats fussent rappelés ; les Etats s'assembleraient de nouveau dès qu'on le voudrait-*. 11 alla plus loin encore et déclara qu'il mettait « hors de son conseil » les officiers royaux, que les députés des trois ordres avaient nommés. Ils seraient appréhendés, si l'on réussissait à les « trouver », et le Koi, quand il serait de retour, en ferait bonne justice. Malgré le droit incontestable des rois de France de faire la monnaie et de la changer, il consentait à retirer celle (pii venait d'être émise, réservant aux Etats la faculté de |)rendre à ce sujet telle décision qui leur paraîtrait u agréable et profitable au peuple » '♦.
que chasciin s'armasl...»Oiioiqiie les Grandes C/iron/ques ne Icdisenl pas explicitement, le chômage général, précédant rarmemcnl des ouvriers, était l'exécution d'un ordre du prévôt. — P. Paris s'est mépris sur le sens du mot menestereux. Voy. la n. 2 de la p. 'i() : « D'ouvrer. De chanter ou de jouer des instrumens... ».
1. Ibid. :« ... et ot l'en grant double que aucune chose ne feust failo de fait contre les officiers du Roy ou aucuns d'iceuls ».