Tué à Crécy
i. Philippe de \'alois avait été le parrain du second fils de son frère, Philippe d'Alençon, le futur archevêque de Rouen. Voy. Bibl. nat, Fr. 2o.68i (Extraits d'un registre de la Chambre des Comptes contenant des titres relatifs à Alençon, Verneail, Laigle, Domfront, elc), p. 2o3.
5. Le premier parrain était dit le « chef parrain w. Charles VI, le fils aîné de
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le frère de sa mère, auquel parla suite il témoigna toujours beaucoup de déférence. Mais, ce dernier était bien éloigné de Paris au moment où son neveu vint au monde. Au commenccmcnl de l'année i338, il était retenu en Bolième, par une nouvelle absence de son père '.
Les cérémonies du baptême furent célébrées en l'église de Saint- Pierre de Montreuil, la plus rapprochée du •« Bois de V'incennes » où l'enfant était né -. 11 suffirait d'énoncer le fait, si une inscripliDU, placée à la On du xv' siècle, dans la petite église de Médan, pour rappeler la restauration de l'édifice et l'origine d'une ancienne cuve l)aptismale, qui y fut transportée à cette époque, ne risquait d'accréditer une erreur. Ces fonts provenaient de l'église de Saint-Pol à Paris et, d'après l'inscription, ils auraient servi au baptême de Charles V, comme à celui de son fils Charles \l •* ; circonstance fort invraisemblable, puisqu'on i338, aucune résidence royale n'e.xislait encore sur le territoire
Charles V, eut deux parrains : Cliarlcs, seigneur de Montmorency, ci Charles, comte de Dammarlin {Gr. Chron., W, 2G8).
1. Fontes reruin Bohemicariim III (Vita Karoli iinperatoris), p. 35'i 355, et surtout E.Werunsky, liesckichte Kaiser hcirls l\', \, ji. 21:2,217. — " Zu Beginn des Jahres i338 begab er sich nach Bohmen... Am 3o Januar i338 IrcfTen wir ihn zu Prag. » — Jean de Bolième était parti pour Paris au mois de juillet i33-, répondant à l'appel de Philippe \l (Werunsky, op. et loc. cit.). De t337 à i338, on le trouve dans ses Etats héréditaires de Luxembourg, en Handre et en France. C'est dans le courant de i338 qu'il fut fait lieutenant du roi de France en Languedoc (Schôtter, op. cit., t II, p. i05, 166, 177).
2. F. Bournon, De l'église où fut baptisé Chfirles V, dans le Bulletin de la Soc. de l'hist. de Paris, t. IV [1877], p. 78-80.
3. Voy. en ce sens, F. de Giiiilicrmy, lnsrri])l. de la France du V au XVIW siècle, t. I [18731, Ancien diocèse de Paris, p. 283-28'i, et une note de M. de Lasteyrie dans le t. V [i883], p. 332-333, du même recueil épigraphique. Guilhermy avait persisté dans son sentiment, même après l'article de M. Bournon, mais pour tout concilier, il supposait que Charles V avait été ondoyé à Saint-Pierre de Montreuil et baptisé plus lard, à Paris, dans l'église de Saint-Pol (Bulletin de li Soc. de l'hist. de Paris, t. V [1877], L'Eglise de Médan, p. 27-30). Ce tempérament est inadmissible ; l'ondoiement ne se fait pas dans une église paroissiale, mais au lieu mènie où l'enfant est né, dans une chapelle intérieure, s'il est né dans un palais.
L'inscription est de i/i'j'i, date à laquelle les fonts furent apportés de Paris à Médan. En voici la partie intéressante :
« Entre autres y fut notablement e Baptisé honnourablement « Le sage roy Charles le Quint « Et son filz qui après lui vint « Charles le Large bien amé. »
(Bull, de la Soc. de ihist.de Paris, t. V, p. 28.)