Gr. Chr., VI
3. Les Grandes Chroniques, ibid., assignent au mandement du dauphin la dalc du 8, avril (samedi, veille de Pâques). 11 faut, semble-t-il, la rectifier d'après un compte de Nicolas du Bois, bailli de Gisors, qui corrige une autre erreur des mêmes chroniques, relative au jour de la convocation. — Bibl.nat., Fr. 26002, n" 772 :«... Mandement de mons. le duc, donné à Paris le X' jour d'avril CCCLVII, contenant que non obstant certaines crieez qui faites avoient esté de non lever les subsides, otlroiées au Roy et au duc noss., par lès gens des trois estas du royaume, et que les dites gens des trois estas n'assembleroient pas à Paris à l'endcmain de Quasimodo, il feist crier le contenu en une cedule en\oice soubs le signet de parlement, contenant que l'en feist crier que le dit subside se cueilliroit et leveroit, selon les commissions et instructions sur ce faites, non obstant le dit cri et que les dites gens des troiz estas se assembleroienl à Paris as trois sepmainez des grans Pasques derr. passées, avec plusieurs autres choses contenues es dites lettres... » — Cf. Fr. 26001, n"> 710 et 25701, n° 3o8. Je renvoie pour ce qui concerne cette deuxième session des Etats, et la troisième qui fut tenue au mois de juillet, à un article de M. A. Coville. où sont uti-
SESSION m 3o AVRIL \Sb-j 3iô
II a\iil, .Ic.iii II s'embarquait pour l'Angleterre '. Nous Iv iclrouverons dans l'un des cliapitres suivants, où il s'agira, moins de lelraccr riiistoire de sa longue captivité, que celle des tentatives diploinatitpies qui furent faites pour l'abréger-.
I^es Ktats se réunirent ledimanclie, 3oaviil '. Il est probable cpie les abstentions fuient encore plus nombreuses qu'à la précédente session. On a cru deviner '', — car les Grandes Chroniques elles-mêmes n'apprennent rien à cet égard •"' — , que les députés, ayant constaté l'insuffisance de l'aide octroyée en février et dont le premier terme était écbu, puisqu'elle devait èlie IcAée par sixièmes'', volèrent un second subside. En réalité, ils se bornèrent à régliM- pour deux nouveaux mois seulemeni, - mai et juin -, la perception du subside qui courait déjà, et ils s'ajournèrent au 2:^ juillet". Celte troisième session, tenue à la date annoncée, « environ la Madeleine », porta un coup fatal au prestige des Etats**. Décidément, le rendement de l'imposition demeurait
lises tous les textes précédeininciil cités (Les EUils généraux de J3'2'J el lliô/ , dans Le Moyen. </</<', mars iSyS, p. 57-63).
Le i3 avril, on ne connaissait à Clerniont en Aincr^ne, comme date de convocation, que le lundi de Quasiinodo (Clairambanlt, C\L1I, n" 80. — Mandement de Jean de lioiilogne, comte de Roclicfort, pf)ur le paiement des députés des trois Etals de la province qui se rendaient à Paris). Deuv mois après la session, on la datait encore de la semaine de Quasiinodo. Une quittance do Bertrand de Roclicfort, seigneur d'iivfïurande (3o juin iSôy), mentionne « l'assemblée de Quasiinodo », à laquelle il avait assisté « avec certaines autres personnes d'cglise, nol)les et coiimiuncs dudit pays (d'Auvergne) » (Bibl. nat., Clairambaull, CVClll).