‹ Histoire de Charles VChapitre 275 sur 381 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Ibid. : « ... mais il y ot si grant noise que il ne pot estre oyz ». h. Ibid.

5. Ibid. : « Si dist moult de choses, par especial contre les officiers du Roy et

moult dit de choses cou vertement contre le dit Roy ».

0. Gr. Chr., \l, 79 : « Et dist que il y avoit tant de mauvaises herhes que les bonnes ne povoient fructifier ne amender ».

7. Jean de Sainte-Aude (ou Sainte Haude) obtint, en i36o, des lettres de rémission en exécution du traité conclu entre Jean II et le roi de \avarrc (Secousse, Recueil, p. 180); garde de la prévùté de Meulan en i3(33 (5 février. — Bibl. nai., Fr. a6oo5,

04o LA DELIVRANCE DU ROI DE NAVARRE

néraux gouverneurs » des subsides, octroyés pour la guerre. Ses fonctions le désignaient pour rétorquer une insinuation du dauphin, qui, la veille, aux Halles, avait dit que, s'il n'avait eu lui-inème ni un denier, ni une obole de tout l'argent encaissé, d'autres avaient peutêtre les mains moins nettes. (( Cet argent, dit Sainte-Aude, ni le prévôt des marchands, ni les délégués des trois Etals ne l'ont mis dans leur bourse •, mais il est tels chevaliers, —et il cita les noms — . qui, par mandement du duc, ont reçu jusqu'à quarante ou cinquante mille moutons d'or, dont il a été fait un mauvais emploi -. La séance se termina par une ovation à Etienne Marcel. Elle fut provoquée par Toussac, qui déclara que le prévôt était un a prudhomme », n'ayant agi que (( pour le bien, profit et salut du peuple ». Sa conduite lui avait attiré des haines violentes. Il avait besoin d'être « porté et soutenu », non seulement par les assistants, mais par toute la population parisienne. S'il pouvait penser un instant que cet appui dut lui faire défaut, il ne songerait plus qu'à chercher son salut « là où il croirait le -trouver ». Ses partisans répondirent par acclamation qu'ils « le porteraient et soutiendraient contre tous »3.

La réunion de Saint-Jacques-de-l'Hôpital eut l'eiîet que ses promoteurs en attendaient. Elle intimida leducde Normandie, qui, dès le lendemain (samedi, i3 janvier), appela au Palais les chefs ou représentants de plusieurs corporations ouvrières '*. Il leur parla avec beaucoup de

n» i4o8); prévôt et receveur de Nogent-le-Roi, pour le roi de Navarre en iSGij (29 juin. — Bibl. nat., P. O. 2-i5, d. 5/ioi. Beaulo, n' 17). Ces quelques indications et sa profession permettent de ne pas le confondre avec Jean « de Seinle-Haude », marchand originaire de Normandie, qui, en i36i, vint se fixer à Abbeville (Uymer, III,ii,7i8).

1. Gr. Chr., W, yy : «... et dist que le prevost des marchans ne les autres des m estaz n'avoient i>as eu ne emboursé l'argent que l'en avoit rcccu des diz subsides ». La même déclaration avait été faite déjà par Etienne Marcel. « Et autel avoit dit le dit prevost des marchans, de sa bouche. » Les mots soulignés, qui ne sont pas absolument inutiles, manquent dans l'édition de P. Paris.

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