I.'vSSKMni.ÉK DE S \l\T-JACQl ES DE l'iIOPITAI
maître avait dit la veille, aux Halles '. De plus, comme le bruit courait que les promesses faites au roi de Navarre n'avaient pas été tenues, et que ledaupiiin ne pouvait rien contre les bri^zands qui infestaient les environs de Paris, Dormans tenta un timide et incomplet essai do juslincalion. Sur le premier j)oint seulement, il répondit rpie la résistance opposée au roi de Navarre venait de ceu\ à qui Jean II avait doimé en garde les forteresses normandes, mises en sa main. Le dau[)hin a\ait fait Iniil co ({ui élail en smi puinnii-, cl il était prêta 1(^ faire encore. De la répiession du brifjandage, il no lut pas question. Qu'est-ce que le prince aurait pu dire ou faire dire à ce sujet? Son impuissance était trop nianifesle -.
Quand le chancelier eut terminé son exposé, l'échevin Charles Toussac voulut à son tour prendre la parole, mais il s'éleva à ce moment un tel tumulte, qu'il ne réussit pas tout d'abord h se faire entendre •'. Néanmoins, les partisans du duc n'élanl pas les plus norubreux, le fdsdu Uoi estima (pic sa dij.Miité, et peut-être sa sécurité, lui commandaient de se retirer. Il sortit donc avec ceux (jui l'avaient accompagné. L'évêque de Laon ne le suivit |)as, ([uoi<iu'il fut verm avec lui à Saint- Jacques*. Après le départ du dau|)hin. Charles Toussac renouvela sa tentative, et celle fois so lil écouhM-. Son discours fut une longue diatribe contre les olBciers du Roi. cl même contre le duc de Normandie, bien qu'à l'égard de ce dernier il procédât par voie d'allusions plus ou moins transparentes 3. a II y a, dit-il, tant de mauvaises herbes dans le royaume qu'elles étouffent les bonnes » ^. Un avocat, Jean de Sainte- Aude, lui succéda '. Les Etats l'avaient choisi pour être l'un des u gé-
nages dti xiv' siècle. Successivement évèqiie tle Lisicuv et de Beauvais, il fut fait cardinal en i3G8. Il était, depuis i357, chancelier de Normandie. Le roi Jean le nomma chancelier de France, en l'iùi, à son retour de captivité. 11 garda les sceaux jusqu'au 21 février 1871, date à laquelle il fut remplacé par son frère Guillaume. Mort le II juillet 1873. C'est lui qui fonda le collège de Dormans-Beauvais.