Gr. Citron., VI, 80 : « ... moult aniiableincnt
2 . Lqs Grandes Chroniques^ ibid., semblent indi(|uer que celte date fut avanri'c : « Le hullicsmc jour d'après Noël l'an dessus dit fu l'assemblée à Paris des bonnes villes, etc. ». Le liuitièmc jour d'après Noël est le 2 janvier. Mais c'est là une erreur de l'édition de P. Paris, que personne n'a relevée (Voy. G, Picot, Hist des FAals Généraux, I, 78, et les conjectures qu'il émet pour concilier les deu\ dates contradictoires des 2 et i'a janvier; P. VioUct, Les Etats de Paris en février l3ôS. Extrait des Mémoires de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, t. XXXIV, a* p., Paris, Klincksieck, i8f)i, in-i% p. 6, n. !^). Le man. fr. 281.S, fol, io8'° — pour ne citer que celui-là — dit très exactement : « Le xx' jour de Noël l'an dessus dit, fu l'assemblée des bonnes villes. » On peut joindre à ce texte décisif deux quittances: l'une de Jacques (Jacme) Roc, l'un des élus pour les bonnes villes et communes du bailliage d'Auverj^ne, donnée à Clcrmont, le 7 janvier i358, et qui porte : « ... pour cause de mez despens [à] aler à Paris à la jornée du xx' jorn de Noël prochainement venant. . . » (Bibl. nat., Fr. 26001, n" fit)-); l'autre de Bertrand du Broc, cbevalier, député par les nobles du même bailliage d'Auvergne, pour a aler à Paris à la journée du xx" jour de Noël proucbain venant » (Clermont, 8 janvier ii55S. — Bibl. nat., P. O. 024, d. 1 1 785, n" 2).
3. Gr. Chr., ibid. : «... mais il n'y ot aucuns nobles, et pou y ot des gens d'église », L'abstention des nobles fut-elle si complète.^ La noblesse du bailliage d'Auvergne, tout au moins, envoya un député à Paris. Voy. la note précédente.
4. Ibid. : « Et tous les jours assembloient et si ne povoient estred'acort ».
5. Gr. Chr., ibid. — Ordonn., lll, lyS-igi (32 janvier i358).
6. Gr. Chron., VI, So 81. — ^'oy. sur ce point l'ouvrage déjà cité d'Eni. Bridrey, La théorie de la monnaie au A7Ps. , p. .'|ij3-4f)8. Sous l'empire des circonstances, les idées de
IV. — L'audace croissante des compagnies et l'altitude du roi de Navarre auraient cependant appelé des remèdes plus énergiques ou plus efficaces. Le duc de Normandie avait fini par réunir à Paris, ou dans les environs, une force d'au-moins 2 000 hommes d'armes*, venus des extrémités du royaume, — « des diverses marches », disent les Grandes Chroniques — , mais leur inaction laissait le champ libre à un ennemi, dont les hardis coups de main inquiétaient fort les Parisiens. Déjà quelques bandes s'étaient avancées jusqu'à Saint-Cloud -. Le péril n'était pas seulement à l'ouest de la capitale. Le i4 janvier, la ville d'Etampes était mise au pillage, et Tévénement dut frapper plus vivement les esprits à cause d'une coïncidence singulière. Il se produisit le jour même où Louis, comte d'Etampes, épousait Jeanne d'Eu, fille d'un ancien connétable, Raoul comte d'Eu, sœur d'un autre Raoul, qui avait été lui aussi connétable de France et avait eu la tête tranchée au début du règne de Jean II. Jeanne d'Eu était veuve de Gautier, duc d'Athènes, — un troisième connétable — , qui avait trouvé la mort sur le champ de bataille de Poitiers 3.
Le roi de Navarre, qui entretenait de nombreuses intelligences dans Paris, — il suffira de nommer Robert le Coq et ce Jean de Picquigny auquel il devait sa délivrance, — ^continuait à protester contre l'inexécution des promesses qui lui avaient été faites. Fidèles à leur rôle, les (( deux reines » s'entremettaient activement pour conjurer une rupture '*. Charles le Mauvais se tenait toujours à Mantes, où il était revenu, après avoir présidé, à Rouen, une cérémonie imposante, destinée à réhabiliter les victimes delà ((justice » de Jean II.
Nicole Oret>me !<e seraiorit beaucoup iiiodificcs (second texte latin du Traité des Monnaies), et la décision des Etats aurait sui\i docilement ré>olution de la doctrine monétaire.
1. Dès le commencement de février, « dedenz la Chandeleur », comme le porte le man. fr. 2818, et non « dedenz Paris », comme l'a imprime P. Paris.
2. Gr. Chron , ^I,p. 8i : « ... lesquclz (hommes d'armes) demouroicnt à Paris et environs sanz rien faire ne porter aucun prolfit; et toutcsvoies les ennemis cstoientou pays en pluseurs lieux et pilloientet roboient tout, et furent jusques à Sainl-Cloust». Déjà éclataient entre bourgeois et gentilshommes quelques unes de ces rixes, qui furent le prélude et l'occasion de la Jacquerie. (( De par les deables ne venez pas si près de Paris pour faire aoz procès I Allez les faire entre Guines et Calais dont vous estes ». C'est l'apostrophe lancée à un chevalier par Pierre Gilles, l'un des plus fougueux partisans de Marcel (Arch. nat., JJ. Sy, fol. 3-3% n° 5. — Lettres de rémission de janvier i358^.