‹ Histoire de Charles VChapitre 288 sur 381 · Gr. Chr., loc. cit · texte numérisé non relu

Gr. Chr., loc. cit

6. Ibid. : B Et par pluseurs journées se assemblèrent, si comme ilz avoient acoustumé ». Mais l'ordonnance de février i358, publiée par M. P. \'iollet, et qui résume l'œuvre des Etats, se trouve visée dans une autre ordonnance du 21 février, même année {Ordonn., III, aoi). Voy. P. Viollet, op. cit., 5, n. 2 et 25, n. 4. La clôture de la session a dû précéder de très peu cette date du 21 février, car le surlendemain (23 fév.). il y avait encore à Paris un certain nombre de députés des bonnes villes (Gr. Chr., VI, 90).

LES ÉTATS GÉ.NKUALX DE 1 ÉVIUEiR 1 35<S 35 I

feraient tie soixante-quinze feux lin liomme armé ou dix sous parisis par jour; cl le plat pavs l'erait de cent t'eiiv un liomnie arme » '. Grâce à la publication, assez récente, d'une ordonnance inédite, du mois de février i3ô8, qui avait écliap[)é aux recherches de Secousse -^ on sait ce que voulaient les Etats et ce qu'ils essayèrent de réaliser. Leur dessein fut évidemment de reprendre l'œuvre des Etats de i35G et de i357, de remettre en vigueur la grande ordonnance de mars iSôy, non seulement inexécutée, mais ouvertement violée depuis plusieurs mois •*. Vn de ces articles pronon(;ait la destitution de vingt-deux officiers royaux, particulièrement compromis. Cette disposition, impérativc et précise, avait été bien vile éludée, la plupart des fonctionnaires révoqués étant rentrés en charge'*. A vrai dire, on ne l'ignorait pas. mais le texte de l'ordonnance corrobore néanmoins utilement le témoignage des Grandes Chroniques.

Une autre réforme n'avait pas beaucoup mieux abouti : le travail d'épuration, confié aux réformateurs généraux, dont les pouvoirs, presque illimités, avaient été de bonne heure annulés, dès le mois d'août 1307. Les Etats de février i358 décident que toutes les places où les officiers coupables ont été rétablis, ou dans lesquelles ils auraient réussi à se maintenir, seront cédées aux « bons officiers », que les réformateurs y avaient déjà rnis ou qu ils choisiront. Enfin, les poursuites contre les officiers prévaricateurs seront immédiatement reprises 5.

La môme ordonnance révèle une particularité curieuse, qui montre la part de la faveur et de l'intrigue dans des nominations d'où elles auraient dû être bannies. Depuis la fin de janvier, se trouvait à Paris l'im des prisonniers de Poitiers les plus en vue, le sire d'Aubigny, sé-

1. tir. Chr., VI, 80 : (( El finablcmcnt ordencrcnt que les gens de l'Eglise paieroient demy x' pour le temps avenir, pour un an. Et ceuls qui n'avoient aucune chose paiéc pour l'an passé, paieroient aussi avecques l'autre année demy x'. El les villes fermées feroient de lxxv feux un homme armé ou xsous parisis pour jour, et le plat pais feroil de c feux un homme armé ».

2. P. VioUet, Les Etals de Paris en février 1358, p. ly-SO. Publication faite d'après une expédition originale, conservée aux archives communales de Tours (carton EE. I ), où quelques mots ont été mal lus ou n'ont pas été lus. Je puis signaler une autre expédition, qui permet de corriger ou de compléter, sur un très petit nombre de pomts, d'ailleurs le texte imprimé (Bibl. nat., Nouv acquis, franc., 20075, n° 20).

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