Op. cit , p. 28-32, art. i5 et iC
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pays '. Connue les nobles ne se sont pas l'ait représenter, on ne peut ou l'on n'ose pas les taxer. Un vin;?tième de la recelte totale est affecté, à titre gracieux, au paiement des dépenses privées du Hoi, de la Reine, du duc et de la duchesse de Xorniandie^. Les trois Etats do la langue doïl se réuniront à Paris, au mois de mai de cette même année, pour voler, suivant qu'il écherra, une augmentation ou une diiuinulion du subside, et s'assurer (juc les réformes n'ont |)as été, une fois déplus, ajournées •'.
Comme mesure de défense nationale, l'onloniiance prescrit la démolition de tous les cliAlciiix, de toutes les petites forteresses, qui ne pouvaient opposer une résistance sérieuse à un ennemi. Etaient seules excei)tées celles de ces constructions (pii étaient anciennes ; distinction arhitiairc et malaisée à établir*. F^a destruction de bon nombre de ces bicoques se jusliliait d'aulaiit niieiiv (jucla grande guerre étant terminée, elles tombaient les unes a[)rès les autres aux mains des compagnies et devenaient des repaires de brigands. La disposition (pii les condamne à disparaître se retrouve dans l'ordcinnancc de mai 1358, rendue sous linnuence des Etals de Compiègiie et n'était point alors une nouveauté "'. Il n'y faut donc pas chercher, comme on a pu le faire lanl que l'teuNre des Etals de février i358 a été imparf;iilement connue, une des causesdélerminantes de l'explosion de la Jacquerie'^.
Enfin, — et ce n'est pas là le point le moins intéressant à noter — , l'ordonnance cpie nous analysons tend à dotuicr à Paris un rôle prépondérant dans l'œuvre réformatrice qui se poursuit. Les Etats généraux, a-t-oM dit, (( redoutent la docilité des petits Etals provinciaux » '. Oui. mais pour l'avenir et par une sorte de pressentiment, car le (i mouvement de réaction », c[ui, dans les derniers mois de l'été de 1357, i*"''«^'l été favorisé par la complaisance cl la loyauté des assem-