Ibid., p
it. Ibid., p. 285 el 3i3.
5. Ibid., p. 232, n. i. « Lire sur Etienne Marcel et la révolution de 13513-58 l'excellent travail de M Perrens. MM. II. Martin et J. Quiclierat (Plutarque Français) avaient déjà bien indique le caractère des événements de cotte grande époque, sur lesquels i\L Perrens a concentré la plus vive lumière en les racontant et les discu tant avec détail (i86o) ».
6. Histoire de France, t. I, Préface (1876), p. xxvi : « Le génie de la France en son Danton d'alors, Marcel, en son Paris, ses Etats généraux, éclate inattendu dans sa constitution, admirable de précocité, — ajoiirnée, effacée par la petite snyesse négative de Charles V. Rien n'est guéri. Aggravé, au contraire, le mal arrive à son haut paroxysme, la furieuse folie de Charles VI n.
Bien antérieurement (Hist. de France, III, 333), Michelet avait raillé >< la petite sa gesse négative », qui navail pu empêcher la faillite morale du xiv" siècle, mais Charles V n'était pas mis directement en cause; une fatalité plus forte que les hommes avait causé tout le mal : u Le siècle de Charles le Sage, le premier siècle de la politique, n'est pas arrivé aux trois quarts qu'il délire et devient fou. Une génération d'insensés occupe tous les trônes. Au glorieux Edouard 111 succède l'étourdi Richard II ; au prudent empereur Charles IV, l'ivrogne Wenceslas; au sage Charles V,
INTRODUCTION'
Henri Marlin n'a pas la flamme de Mirhelet, mais il a aussi moins de passion et de fantaisie ^ Son histoire, composée avec plus de méthode, a surtout de plus justes proportions. Les lacunes ou les erreurs de fait sont peu nomhreuses dans les chapitres consacrés à.Jean II et à Charles V. Une entière justice serait rendue à Charles V -, si. pendant la captivité de son père, il n'était entré en lutte avec Etienne Marcel. — « Marcel, la plus grande figure du xiv" siècle », — qui, vainqueur, eût fondé en France k le gouvernement représentatif » •'. — (( Charles V a restauré l'indépendance nationale, mais il a détruit la liberté dans le présent et l'avenir^... L'histoire, en lui donnant place parmi les hommes qui ont le mieux servi la V'rance contre l'étianger, ne doit pas oublier qu'à l'intérieur il fit avorter l'essai d'un gouvernement li])re et fraya la funeste route de la monarchie absolue » '\ — H y « une exagération manifeste à grandir ainsi le rôle et la personne même d'Etienne Marcel, dont les vrais projels sont si peu et si mal connus, qui (( mourut comme un conspirateur vulgaire, laissant une mémoire équivoque ». C'est le jugement de C. Dareste, dans son histoire de France^, œuvre consciencieuse où Charles V est apprécié à sa valeur, et pour les résultats de son règne et pour l'élévation morale de son caractère.
Cliarles VI, un fou furieux, etc.. La pclite sagesse négative qui pensait avoir neutralisé le grand mouvement du monde, se trouvait déjà à bout. Elle s'imaginait avoir tout fini et tout commençait. Les fils, que les habiles avaient cru tenir, s'embrouillaient de plus en plus. La contradiction du monde augmentait, etc. )>.
I. Gabriel Ilanotaux, Henri Martin, sa vie, ses œuvres, son temps, i8io-i883. Paris, L. Cerf, i885, in-12, p. 278 : (( Il n'avait pas l'heureux défaut d'une imagination trop vive... H ne revivait pas l'histoire, mais il ne la refaisait pas non plus ».
1!. Uist. de France depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789, t. V. Paris, Furnc, 18G0, in-8°, p. 24o-a4i, 3o5, 333.