‹ Histoire de Charles VChapitre 300 sur 381 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

3. Ibid., p. 91 : « Et manda à ceuls qui avoient esté envolez de par les bonnes villes qui encores estoient à Paris que ilz alassent là, des quelz pluscurs y alerent ». La phrase n'est pas très claire. On ne voit pas bien si tous les députés sont encore à Paris ou si le plus grand nombre d'entre eux est déjà reparti.

4 Gr. Chr., VI, 91 : « Et dist que sur la délivrance du Roy avoient esté assemblez l'université, le clergié et la ville de Paris, qui touz avoient esté d'acort et en une opinion. Et depuis lxiiii personnes du Conseil monseigneur le duc, qui sur ce meis-

3G'i i,iU.*i DÉLIVRANCE DL ROI DE >" AVARRE

les Grandes Chroniques, Robert de Corbie ne nomma pas ces quatre ennemis du bien public ; il ne dit pas sur quoi avait porté la délibération du Gonseil; il ne put justifier, par aucun motif plausible, ni précis, les scènes sanglantes de la veille. Et cependant il ne craignit pas de demander aux députés présents, au nom du prévôt et de ses complices, de ratifier ce qui avait été fait et de rester <( en bonne union » avec le peuple de Paris, comme ils l'avaient promis et juré auparavant, dans plusieurs occasions'.

Les députés se rendaient bien compte du péril qu'il y avait à donner une approbation à de pareils actes, mais la peur l'emportant sur toute autre considération, ils n'eurent pas le courage de désavouer ce cju'ils blâmaient. Ils firent la réponse qu'on attendait d'eux et qu'ils n'étaient peut-être pas libres de ne pas faire^. Il restait à arracber au dauphin les concessions auxquelles il s'était refusé ou dérobé jusque-là. Après ce qu'il avait vu, il n'oserait certainement plus résister. Le samedi 24 février, il était dans la chambre du Parlement avec les derniers conseillers qui lui fussent restes et dont la fidélité était vraiment héroïque 3. Le prévôt vint à lui, toujours avec le même cortège de gens, les uns armés, les autres sans armes. Il le somma de faire exécuter les ordonnances rendues l'année précédente. Le gouvernement devait être remis aux mains des délégués des Etats, à qui il avait déjà appartenu une première fois'*. Pour cela, il était nécessaire de bannir du Grand Conseil, par une dernière épuration, quelques membres suspects et d'y faire entrer k trois ou quatre bourgeois qu'on lui nommerait ))^.Et les Grandes Chroniques répètent le mélancolique refrain, si souvent

mes avoient eslé assemblez, avoicnl esté de une opinion, et les un dessus diz empeschicrent tout ».

.\ supposer, comme c'est certain, que Regnaut d'Acy et les deux maréchaux fussent du nombre de ces opposants, quel était le quatrième.^ Peut-être le sire de Saint- Venant, que « le commun de Paris » aurait recherché pour le l'aire périr {HécUs d'an bourgeois de Valenciennes, p. 3<ji).

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