‹ Histoire de Charles VChapitre 304 sur 381 · Gr. Chron., VI, gS · texte numérisé non relu

Gr. Chron., VI, gS

366 r.A DÉMVEIANCE DU ROI DE NAVARRE

quaire clievaliers, car il se trouvait bien seul ^. 11 désirait aussi avoir deux bons notaires, pour mettre en forme le traité conclu avec Edouard IH.

L'agitation ne se calmait pas à Paris : le peuple était toujours sous les armes, et plusieurs otTiciers royaux se crurent assez menacés pour aller cherclier un refuge hors de la capitale. Ils revinrent cependant pour la plupart, le prévôt leur ayant donné l'assurance qu'on n'en voulait pas à leur vie'^.

On se contenta, en effet, d'exécuter les prescriptions de l'ordonnance, récemment rendue, qui, sur plus d'un point, n'étaient qu'un retour au grand règlement du 3 mars 1357. Des révocations furent prononcées, qui éliminèrent du Grand Conseil les derniers conseillers dont l'indépendance était à redouter. Elles permirent d'y introduire Robert de Corbie, Jean de l'isle, Charles ïoussac et le prévôt des marchands lui-même-'. C'est assez dire que le parti révolutionnaire fut le maître du Conseil '*.

Les réformateurs généraux furent rétablis. Ils devaient être au nombre de neuf, comme l'année précédente, mais, les noms de trois ou quatre d'entre eux étant seuls connus, il n'est pas possible déjuger si, par sa composition, la nouvelle commission différait beaucoup de l'ancienne. Robert de Corbie et Jean Godart firent partie de l'une et de l'autre. Mais ni Pierre de Puisieux, un avocat au Parlement, qui paya de la vie sa participation à la révolution parisienne, ni Philippe de ïroismons, un des agents les plus fidèles et les plus dévoués du dauphin, ni « M° Richard Wariot », par qui il fut remplacé au bout de peu de jours, ne figuraient parmi les premiers réformateurs, choisis sur la désignation des Etats de 13573.

1. Gr. Chr., VI, fj3 : « ... car il cstoit moult seul, si comme il mandoit... ».

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