I.ES PREMIÈRES COMPAGMÉS
ment ou de ï'açon délournée — avait ('té conclue avec le capitaine d'Epcrnon *. Le dauphin ne méritait pas tout à faille reproche d'inertie, que Marcel lui adressait avec tant d'aigreur. Quoiqu'il en soit, le coup de main de James de Pipe obligeait à plus de vigilance. La trêve qu'il gardait si singulièrement fut renouvelée ou prolongée-. Pierre de Villiers reçut l'ordre de dégager les roules qui, de Paris, conduisaient à Chartres, à Dreux et à Elampes, en mettant des châtelains et des garnisons dans les châteaux qui jalonnaient ces trois directions ^. Des mesures du même ordre avaient déjà été prises pour prévenir l'occupation, par les ennemis, de certaines forteresses situées à l'ouest ou au nord de la capitale '*. Mais la pénurie était grande de capitaines sur qui l'on pût compter. C'est un avocat au Parlement, le bailli de
doçà comme par delà Loire, de Vcndosmois et de Toiiraine par deçà Loire et es lieux enclavés » (Mandement du dauphin aux généraux élus à Paris; 2 février i358. — Bibl. nat,, P. O., i3/nj, d. 3o535, Goillons, n° 5. — Cf. Clairambault, CIX, n° iGo; 2 avril i358). Dès le i5 janvier, il avait occupé Galardon ; Eure-et-Loir, arr' de Char- Ires, c°" de Maintenon (Bibl. nat., P. O. 1349, dossier précité, n° (3. Mandement du dauphin, du 2 mars i358. — Arch nat., JJ. 8G, fol. 6, n° i5. Paris, mars i358). Le i5 mars i358, Aubert de Lancre est « capitaine de par nous de la ville et du chasteau de Galardon », avec soixante hommes d'armes sous ses ordres (Bibl. nat., P.O. iG34, d. 37973, Lancre, n° 2). Régnant de Gouillons, qui fut en iSjq capitaine de Paris, était un chevalier du pays charlrain, ce qui le désignait pour la mission qui lui échut au commencement de l'année i358 (Paul (îuérin, Arch. Iiistor. du Poitou, XVIJ, p. i;i7, n. i).